"RENAISSANCE" de Christian Volckman

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"RENAISSANCE" de Christian Volckman

Messagepar Kritschgau sur 25 Fev 2006 15:53

[img]http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/35/79/24/18475898.jpg[/img]

[b]Réalisé :[/b] par Christian Volckman
[b]Avec :[/b] Robert Dauney, Crystal Sheperd-Cross, Isabelle Van Waes
Film français (oui oui vous lisez bien).
[b]Genre :[/b] Animation

Il y a de ça presque 2 ans , un petit article avait été consacré dans cinelive à une animation francaise en préparation totalement en noir et blanc nommée Renaissance. L'histoire se situait dans un paris futuriste en 2054 et les premières images étaient déjà bluffante.

Depuis cet article, j'attend avec impatience que ca sorte en salle et je commencais vraiment à désesperer.

Et puis soudain je tombe sur la bande annonce en me balladant sur allociné. Celle ci confirme ce que je pressentais, le visuel est carrément bluffant assez proche des dessins de Miller matière première de Sin City, le film.

Si le scénario suit, nul doute que ca sera l'une des réussites de 2006.

La sortie est prévue pour [b]le 15 mars 2006[/b]. Et voilà le synopsis :

[i]2054. Dans un Paris labyrinthique où chaque fait et geste est contrôlé et filmé, Ilona Tasuiev, une jeune scientifique jalousée par tous pour sa beauté et son intelligence, est kidnappée. Avalon, l'entreprise qui emploie Ilona, fait pression sur Karas, un policier controversé, spécialisé dans les affaires d'enlèvement, pour retrouver au plus vite la disparue.
Karas sent rapidement une présence dans son sillage. Il n'est pas seul sur les traces d'Ilona et ses poursuivants semblent prêts à tout pour le devancer.
Retrouver Ilona devient vital : la jeune femme est l'enjeu d'une guerre occulte qui la dépasse. Elle est la clef d'un protocole mettant en cause le futur du genre humain. Le protocole Renaissance...[/i]

Le site du film

[url]http://www.renaissance-lefilm.com/accueil.htm[/url]

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bémol

Messagepar Guigui sur 25 Fev 2006 16:20

Je suis tombé, voici quelques semaines, sur la bande annonce sur le net et je partage ton enthousiasme sur le projet dans son ensemble, mais certainement pas sur son animation qui semble avoir pas mal d'années de retard : les décors sont excellents, par contre les mouvements des personnages s'apparentent à ceux d'un jeu vidéo plus qu'à un long métrage. Et puis à mon avis, le choix du contraste noir et blanc n'a rien de gratuit : il est là pour combler les lacunes techniques. Ce n'est pas blâmable en soi, bien sûr que non : tout le monde ne peut pas avoir le budget de pixar, mais il faut juste se garder de trop grands espoirs je pense. Maintenant en ce qui concerne le scénario il faudra juger sur pièce mais ça me semble plutôt prometteur et putain un film de SF en france c'est assez rare pour mérité d'être soutenu au moins un minimum.

En conclusion c'est un film que j'irai voir. :p
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Messagepar Kritschgau sur 25 Fev 2006 16:43

Voici l'essentiel du dossier de presse

[i]
très novateur et l’univers de Christian semblait couler de source. Nous avons immédiatement eu l’envie d’inventer une histoire qui permettrait à
cette rencontre de prendre corps.»
Matthieu Delaporte : «Nous voulions avec Alexandre, depuis longtemps, écrire un polar. Et nous avons immédiatement senti que c’était le moment
ou jamais ! Non seulement on nous en donnait l’opportunité, mais, en plus, dans un univers visuel sans précédent. Le fait que ce soit à la fois très
moderne, dans sa technologie, mais aussi très proche d’atmosphères anciennes (à travers le noir et blanc), n’a fait que renforcer notre certitude
que c’était bien un thriller qu’il fallait écrire, un thriller futuriste.»
Aton Soumache : «Une intrigue à la «Philip K. Dick» dans l’univers de «Raymond Chandler», c’est comme ça que nous l’avons résumé à l’époque…»
Christian Volckman : «Je leur ai tout de suite dit que j’étais intéressé par le principe d’un tel film. Nous avons tenu à écrire une histoire qui ferait
corps intimement avec le noir et blanc. J’ai fait plein de dessins couplés à toute une série de propositions visuelles pour qu’Alexandre et Matthieu
puissent travailler. J’avais en tête une série d’images qui allait servir de fil conducteur : une architecture qui écrase l’homme, un principe de
labyrinthe, la thématique du double. Il s’agissait alors de trouver un grand thème, presque mythologique, qui donne tout son sens à l’univers,
qui permette au spectateur d’être complètement emporté. Nous voulions dépasser la technologie, l’animation, le noir et blanc. Créer un monde
autonome et construit qu’on accepte comme tel, et une histoire qui permette l’identification.»

[b]L ’ HISTOIRE[/b]

Matthieu Delaporte : «La ville perçue comme un labyrinthe, un personnage perdu dans cette ville qui semble vouloir l’engloutir… Nous avons
rapidement eu cette idée d’un homme, un flic, qui recherche de façon obsessionnelle une jeune femme disparue, qui rêve de la sauver… Nous avons
essayé d’imaginer, dans un monde futur, ce qui arriverait si un chercheur de la stature d’Einstein tombait entre les mains d’un groupe aussi dangereux
que le parti nazi. Au coeur du film se pose la question très actuelle de l’éthique et du vivant. Clonage, manipulations génétiques, obsession de l’éternelle
jeunesse...»
Alexandre de la Patellière : «Tout en inscrivant le film dans une réalité interprétée, ce sujet nous permettait de créer des personnages qui soient la
synthèse des grandes figures du polar, de ses archétypes. Le flic perdu, la femme fatale, le père spirituel, le nabab corrompu, l’enfant à l’innocence
brisée. Nous avons revu beaucoup de films noirs des années 1950 dans cette perspective. Nous avons également confronté nos lectures des romans
de Ellroy, Crais, Mankell ou Connelly. Des histoires policières souvent très sombres, revisitant le genre en y insufflant une dimension assez rare :
la trame criminelle comme reflet d’une époque. Nous voulions en effet que nos personnages s’inscrivent très profondément dans leur temps, qu’ils
en soient les héritiers. Nous avons écrit des biographies extrêmement précises des personnages principaux, en imaginant qu’ils appartiendraient
10/11
à la génération de nos enfants. L’obsession sécuritaire, les conflits ethniques, le terrorisme, la mondialisation : les problématiques actuelles sont
venues nourrir les vies que nous leur avons rêvées…»
Matthieu Delaporte : «La thématique «génétique» dans le film est liée au travail de Christian Volckman. Le vieillissement, la corruption physique,
sont des sujets qui le passionnent. Et puis nous nous sommes rendu compte assez vite que la thématique de l’éternelle jeunesse avait le mérite de
susciter des débats très vifs ! On ne s’imagine pas à quel point nous sommes tous obsédés par notre irréversible décrépitude…
Par ses images et sa réflexion sur le sujet, Christian a profondément influencé l’écriture du film. Le fait d’inventer une histoire pendant qu’il dessinait
et créait jour après jour l’univers du film a bouleversé le processus habituel de scénarisation. Nous nous sommes volontairement laissés contaminer
par son regard onirique et décalé… Et il s’est laissé corrompre, avec plaisir je crois, par notre obsession de la rationalité. Nous avancions ainsi en
parallèle, créant des ponts permanents entre les univers graphiques et littéraires. C’est une expérience unique, très forte, que de voir son travail
adapté en temps réel…»

[b]PARIS[/b]

Alexandre de la Patellière : «Paris, comme décor principal et personnage du film, s’est immédiatement imposé. C’était un défi pour nous tous de
créer un Paris fantasmé qui soit aussi fort que le Los Angeles de Blade Runner. Il fallait connaître la ville par coeur pour la réinventer, imaginer son
avenir sans trahir sa réalité d’aujourd’hui. Intégrer la technologie dans les hôtels particuliers du XVIIIe siècle, réfléchir à la circulation automobile
dans une mégapole du futur tout en prenant en compte l’urbanisme issu d’Haussmann et d’un siècle de modernisation. Nous voulions à la fois ancrer
l’histoire dans le futur, mais aussi préserver des référents contemporains. Dans l’univers comme dans l’histoire, il nous semblait essentiel que le
spectateur soit en permanence ramené à son quotidien plus ou moins immédiat…»
Matthieu Delaporte : «Paris, comme cadre de la narration, nous y a aidé. Nous avons donc très rapidement évacué la tentation d’une science-fiction
réinventant un système-monde : il nous a semblé plus fort de travailler sur un futur immédiat, où la technologie serait très épurée. Nous voulions
que l’univers stimule l’imaginaire tout en étant cohérent et crédible. Si le résultat semble couler de source aujourd’hui, c’est qu’il a fallu éviter les
pièges d’une ingénierie futuriste susceptible de se démoder très vite. D’autant plus que nous avions conscience qu’avec la 3D noir et blanc,
nous étions face à un objet cinématographique potentiellement intemporel…»
Christian Volckman : «Je voulais sortir Paris de sa représentation habituelle. La ville a déjà été magnifiquement traitée par d’autres mais le plus souvent
elle ne correspondait pas à sa réalité contemporaine. Mettre de côté sa dimension romantique pour faire remonter son aspect plus sombre et détourner
ses aspects les plus célèbres, comme Montmartre, la Tour Eiffel ou Notre-Dame, pour décrire ce que risquerait de devenir Paris : une ville-musée,
fière de son passé et de son héritage, mais aussi une ville étouffante où l’on se mélange de moins en moins… Dans RENAISSANCE, en 2054, les frontières
12/13
de la ville se sont figées. Paris a dû alors contenir son expansion en exploitant ses entrailles, son sous-sol ayant ainsi été creusé sur des centaines
de mètres… Avec Alfred Frazzani, architecte qui a travaillé pendant de longs mois dans l’équipe à l’élaboration précise des décors, nous nous sommes
également penchés avec beaucoup d’attention sur les dessins d’Eiffel, de Guimard et des utopistes du XIXème siècle. Nous avons ainsi mis en place
un univers résolument ancré dans un hommage au patrimoine.»


[b]LES INFLUENCES[/b]

Christian Volckman : «Thriller d’anticipation, RENAISSANCE se trouve à la croisée de plusieurs genres. En cela, il est représentatif de notre génération
nourrie d’influences très diverses, mêlant les chefs-d’oeuvre de l’humanité à la pop-culture. Notre chance de départ a été que Marc, Matthieu,
Alexandre et moi venons d’univers très différents. Cette richesse nous a d’ailleurs permis de beaucoup nous engueuler ! Nous avons parlé tout à
l’heure des romanciers américains, on pourrait également citer Frank Miller, et son esthétique monochrome déployée dans sa fameuse série
Sin City, les univers de Moebius, Bilal, des films comme Akira, Ghost in the Shell, Tron, Blade Runner, Minority Report, ou Gattaca pour son rétro-futurisme
flamboyant. Mais également, et cela dès le début, des référents cinématographiques plus lointains, avec bien entendu Hitchcock, mais aussi :
Le Cabinet du Dr. Caligari, Metropolis, M le Maudit de Fritz Lang qui porte encore les traces de l’expressionnisme. Je voulais que l’univers, dans son
ensemble, reflète l’état intérieur des personnages. J’avais le sentiment que la technologie me permettrait de réaliser un film moderne renouant avec
les obsessions cinématographiques du muet. L’idée avec le noir et blanc était de revenir aux sources du cinéma, dans son aspect brut, sensitif, primal.»


[b]UN DÉVELOPPEMENT AU LONG COURS[/b]

Alexandre de la Patellière : «Nous avons eu la chance d’être, durant une longue période, préservés de l’extérieur par Aton. RENAISSANCE est rapidement
devenu une sorte de laboratoire créatif, sans pression de temps. Nous écrivions, Christian dessinait, Marc créait la technologie qui rendrait possible
la fabrication du film… Dans notre bulle, imperméables aux diktats de la mode et à la loi du marché, nous avions le sentiment de travailler sur un
projet secret…»
Matthieu Delaporte : «Il y avait effectivement un côté mystérieux dans le développement de RENAISSANCE. Pour ne pas rompre le processus,
nous avions d’ailleurs pris le parti de ne pas en parler, comme si le fait de dévoiler la nature du film le fragiliserait. En même temps, nous n’avons
jamais douté que tout le monde finirait par partager notre vision ! Enfin… presque jamais !»
Aton Soumache : «Un film d’animation pour adultes, en 3D, en noir et blanc, qui transcende la technologie… Un film que, comme spectateurs,
nous rêvions de voir… C’était un vaste chantier ! Mais notre sentiment de travailler sur un projet exceptionnel, notre enthousiasme sans limite,
14/15
nous ont sauvés. Avec Alexis Vonarb, mon associé, avec Cédric Pilot, qui a suivi le projet depuis ses balbutiements, avec Roch Lener de Millimages,
nous avons partagé une certitude qui a rapidement dépassé le cadre classique de la production. Sans même nous le dire, nous avons décidé, très
tôt, que quoi qu’il arrive, RENAISSANCE existerait… Heureusement que nous ne savions pas que «l’enfant» mettrait 7 ans à naître !»

[b]UN PARTI PRIS TECHNIQUE : LA MOTION CAPTURE[/b]

Très rapidement les principaux protagonistes de RENAISSANCE ont fait le choix de la Motion Capture pour leur film. Cette technique d'animation, souvent
utilisée pour les jeux vidéos, et beaucoup plus récemment au cinéma avec Polar Express de Robert Zemeckis, permet d'enregistrer l'intégralité et la
souplesse des mouvements de comédiens pour les appliquer ensuite sur un ou des personnages virtuels en trois dimensions. Cette technique
permet une qualité d'animation très poussée et très réaliste, offrant des mouvements criants de vérité. Le procédé est simple : des marqueurs sont
placés sur des comédiens dont on filme le jeu sur un plateau entouré de caméras spéciales enregistrant leurs mouvements. Les marqueurs envoient
l'information des déplacements sur un ordinateur pour qu'un programme puisse les transmettre à son tour sur des personnages virtuels.
Christian Volckman : «Cette technologie est formidable car elle nous permet d’envisager des choses qui ne seraient pas possibles autrement.
Si j’avais dû tourner RENAISSANCE en prises de vues réelles avec de véritables décors, le film aurait coûté 200 millions d’euros. Ici nous avons une
centaine de personnages, 90 lieux, une course-poursuite dans Paris. Cela aurait été impossible à réaliser sans la motion capture et la 3D».
Marc Miance : «Sur un tournage en motion capture, le jeu des comédiens est enregistré à 360°, sans notion d’axe de caméra. C’est seulement après
le tournage Mocap que se fait le travail de cadrage.»
Aton Soumache : «Il est important d’insister sur le fait que l’on récupère le mouvement des comédiens et qu’on le réinjecte dans la 3D. Les personnages
ont une interprétation humaine. Cela n’a rien à voir avec la 3D traditionnelle comme Shrek ou Toy Story où les mouvements du corps sont uniquement
recréés par des animateurs. Il me semble qu’avec RENAISSANCE on a rarement vu des personnages aussi réalistes, tout en préservant l’aspect
graphique voulu par Christian, qui échappe à toute velléité de photo-réalisme. La grande ambition était d’incarner notre univers par une présence
forte des personnages.»
Christian Volckman : «Mon obsession première était d’avoir une histoire et des personnages crédibles. Toute cette technologie doit précisément se
faire oublier. C’est pour cela que j’ai immédiatement décidé que je ne ferais que des mouvements de caméra possibles dans la réalité.»
16/17

[b]UN PARTI PRIS ESTHÉTIQUE : LE NOIR ET LE BLANC[/b]

Marc Miance : «Le monde de RENAISSANCE, c’est de l’encre de chine et des volumes. C’est l’éclairage qui fait que l’image surgit en clair obscur. Cela
explique que le film ait cet aspect si épuré et moderne. La force visuelle de RENAISSANCE tient à cela : l’univers n’est pas dessiné mais éclairé de
blanc.»
Christian Volckman : «Le noir et blanc produit un effet «expressionniste» sur les scènes . Le maniement des deux valeurs opposées dans une image
produit un double effet: diriger le regard du spectateur vers l’élément éclairé et exalter son imaginaire par les éléments restés dans l’ombre.»


[b]UN FILM « POST - TECHNOLOGIQUE »[/b]

Aton Soumache : «Ce noir et blanc radical permet de transcender la problématique technologique car il nous permet de contourner les habituels
problèmes de rendu et de grain de peau. Allié à la Mocap, on se trouve plongé dans un univers particulier qui dépasse la dichotomie traditionnelle
entre film d’animation et film en prises de vues réelles. L’effet en salle est inédit. L’image n’est dessinée que par les taches de lumière blanche du
projecteur. Le spectateur perd ainsi la notion de cadre et se trouve absorbé dans un monde sans frontières.»

[b]UN STUDIO CRÉÉ POUR LA PRODUCTION DU FILM[/b]

En 2001, le développement de RENAISSANCE entre dans une seconde phase avec l’arrivée d’une première équipe de six designers qui commencent
à poser les grandes lignes des lieux parisiens que Christian Volckman et ses deux scénaristes voulaient exploiter.
Aton Soumache : «À partir de 2001, RENAISSANCE a commencé à devenir un projet concret. Pour trouver des investisseurs importants il fallait
fabriquer un pilote mais il n’y avait aucun studio en Europe capable de le fabriquer...»
Marc Miance : «Alors que le développement artistique mené par Onyx avançait de jour en jour, les objectifs se confirmaient : créer un film unique,
à la frontière du live et de l’animation, porté par des personnages incarnés, vivants, transpirants d’émotion. Nous voulions un film artistiquement
sans précédent, mais sans pour autant être prêts à la moindre concession sur la qualité technique. Comment réussir ce défi, comment contrôler la
qualité de la fabrication qui doit servir le concept du film ? Rapidement une seule voie est apparue : créer le studio qui fabriquerait les images de
RENAISSANCE, afin de permettre de déployer au mieux le parti-pris artistique du film sur l’intégralité de la chaîne.»
18/19
Aton Soumache : «Nous avons alors donné l’impulsion pour créer Attitude Studio, et son fondateur, Marc Miance, a été un peu notre George Lucas.
Nous avons ainsi pu réaliser fin 2001 un pilote de 4 minutes 30. Nous avons très vite obtenu des retours positifs. France 2 a adhéré au projet alors
qu’à l’époque tout le monde trouvait aberrant d’investir dans un film d’animation pour adultes. Pathé a aussi immédiatement accroché. Et très vite,
le producteur canadien Jake Eberts, qui a une longue expérience de l’animation, avec notamment des films comme «Chicken Run» s’est montré
enthousiaste. «C’est Matrix en animation» s’est-il écrié. Il s’est senti à l’aise pour présenter le projet à l’étranger, le groupe Disney s’est très vite associé
au film en se positionnant sur sa distribution aux USA et au Canada : c’est la première fois que ce studio investissait dans un long métrage européen
d’animation, et ce uniquement à partir d’un pilote et d’un scénario. Il est aujourd’hui acquis que c’est Miramax qui assurera la sortie du film.»
Marc Miance : «Une fois la confiance des distributeurs et des financiers acquise, et grâce à une forte complicité avec mes deux associés,Boris Hertzog
et Sandrine Nguyen, nous avons pu constituer une équipe technique de très haut niveau entièrement dédiée au projet. Nous avons aussi bénéficié
de la confiance d'IBM, notre partenaire technologique, qui nous a apporté une solution globale (matériels, logiciels et financement) et adaptée à
nos besoins spécifiques.»
Aton Soumache : «Ainsi, fin 2003, tous les éléments artistiques, techniques et financiers étaient enfin réunis pour véritablement lancer la production
du film en tant que tel.»

[b]UNE FABRICATION COMPLEXE[/b]

La production de RENAISSANCE a commencé au début de l’année 2004 et a duré plus d’une année. Entre 45 et 170 personnes ont travaillé au studio
selon les périodes.

[b]LA MODÉLISATION[/b]

Marc Miance : «Créer un film en 3D revient à créer un monde et tout ce qui le compose ex-nihilo. Chaque décor, chaque personnage et le moindre
costume sont dessinés, puis sculptés en volume comme une statue virtuelle. Sachant qu’il y a dans RENAISSANCE 90 décors de Paris (30 à 40 sur une
production traditionnelle à l’heure actuelle), 120 personnages, 40 véhicules, 200 accessoires : mettre 120 personnages sur 90 décors est un immense défi.»
Christian Volckman : «Nous avons dû récréer de A à Z tous les éléments qui constituent l’environnement quotidien des personnages, du petit cendrier
qui vient orner le bureau du patron d’Avalon aux véhicules en mouvement. D’ailleurs, pour ce qui est des véhicules, je souhaitais au tout début du
développement que le véhicule du héros Karas soit une DS et j’avais travaillé dans ce sens. Nous sommes allés voir Citroën pour leur demander une
autorisation, et, bien que le film soit résolument ancré dans un univers rétro futuriste, au fur et à mesure de l’avancement du travail graphique,
j’ai compris qu’il serait difficile de conserver cette voiture dans le film, le contraste étant trop important. C’est alors que Citroën nous a proposé de
travailler avec leurs designers en charge des concept cars. Leurs propositions étaient visionnaires… mes réponses encore plus radicales. Après trois
mois d’une étroite collaboration, le dessin final de la voiture s’est intégré parfaitement dans l’univers très futuriste du film.»
20/21

[b]LE TOURNAGE EN MOTION CAPTURE, LE CADRAGE ET LE MONTAGE[/b]

Christian Volckman : «Toute la fabrication du film a été une focalisation perpétuelle sur le comédien. Tout passe par lui et il est au coeur de tout».
Marc Miance : «Nous avons donc effectué un vrai casting d’envergure internationale. En effet, il ne s’agissait pas uniquement d’enregistrer les
mouvements des comédiens, notre ambition était de capter leur jeu et leurs émotions. Un vaste chantier presque prométhéen… Nous avons compris

que l’incarnation des personnages résidait en grande partie dans le regard et dans les micromouvements de l’oeil. Nous avons alors mis au point
une technique jamais utilisée auparavant consistant à capter les expressions des yeux. Les comédiens ont ainsi joué avec des lunettes spéciales
développées par nos équipes : RENAISSANCE est ainsi le premier film en 3D où l’émotion du regard est capturée.»
Christian Volckman : «J’ai découvert avec la technique de la motion capture une manière assez épanouissante de faire du cinéma. La différence entre
un tournage en motion capture par rapport au cinéma en prises de vues réelles est qu’il n’y a pas de cadre à mettre en place. En tant que réalisateur,
on peut se concentrer alors exclusivement sur le jeu de chaque scène et penser plus tard au cadrage. Les comédiens peuvent jouer les scènes dans
leur continuité comme s’ils étaient sur une scène de théâtre, ils ne sont pas obligés de morceler leur jeu pour respecter notamment les contraintes
du champ et du contre champ. Ils ne sont pas non plus interrompus pour des questions de maquillage ou de coiffure. C’est tout à fait bénéfique pour
eux car ils peuvent entrer plus facilement dans leur rôle et le résultat est toujours très expressif.»
Aton Soumache : «Le réalisateur jouit effectivement d’une certaine souplesse sur le plateau de tournage car tout a été fixé très précisément lors de
la mise en place du story board. Le film est déjà très précisément pensé et décidé très en amont. Avec cette technologie, il est impossible de découvrir
son film au fur et à mesure.»
Marc Miance : «Une fois effectué le tournage en motion capture avec les comédiens, les plans sélectionnés sont récupérés par l’équipe de traitement
qui va préparer la scène que le réalisateur va devoir cadrer. Pendant cette phase, les personnages et les accessoires vont être placés dans le décor.
Cette étape de cadrage et de montage a duré 6 mois.
Au bout d’un an, une maquette permet d’avoir une vision du film dans sa continuité. Il est possible alors de couper ou de retourner certaines scènes.
Le cadrage et la continuité décidés, le travail sur les mains, le visage et les vêtements peut commencer.
On quitte alors le monde de l’animation pour celui de la simulation : il faut imaginer comment le tissu et les cheveux réagissent aux mouvements du corps.
C’est l’éclairage ensuite qui fait que le film est en noir et blanc ; cette dernière phase donne toute sa force visuelle à RENAISSANCE.»

[b]LES VOIX[/b]

Aton Soumache : «On nous a souvent demandé quelles grandes célébrités nous allions approcher pour les voix de nos personnages. Pour nous,
la réponse était simple : les voix devaient être bien sûr celles de comédiens pleins de talent, mais ces voix ne devaient pas être automatiquement
attribuables à un visage connu. Nous avons vite compris qu’il serait déstabilisant pour le spectateur de reconnaître la voix d’un comédien mais de
se trouver face à un personnage réaliste sans aucun rapport physique avec lui. Nous avons été satisfaits de notre choix : le travail de Patrick
Floersheim et Laura Blanc a été éblouissant.»
22/23[/i]
Kritschgau
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Re: bémol

Messagepar Kritschgau sur 25 Fev 2006 17:06

[quote="Guigui"]Et puis à mon avis, le choix du contraste noir et blanc n'a rien de gratuit : il est là pour combler les lacunes techniques. Ce n'est pas blâmable en soi, bien sûr que non : tout le monde ne peut pas avoir le budget de pixar, mais il faut juste se garder de trop grands espoirs je pense.
[/quote]

Comme précisé dans le dossier de presse, le choix du noir & blanc permet de contourner le problème des texture de peaux, mais résumer ce choix à un simple problème technique est un peu réducteur.

Comme expliqué ci dessus

[i]
Marc Miance : «Le monde de RENAISSANCE, c’est de l’encre de chine et des volumes. C’est l’éclairage qui fait que l’image surgit en clair obscur. Cela
explique que le film ait cet aspect si épuré et moderne. La force visuelle de RENAISSANCE tient à cela : l’univers n’est pas dessiné mais éclairé de
blanc.»
Christian Volckman : «Le noir et blanc produit un effet «expressionniste» sur les scènes . Le maniement des deux valeurs opposées dans une image
produit un double effet: diriger le regard du spectateur vers l’élément éclairé et exalter son imaginaire par les éléments restés dans l’ombre.»

(...)

L’image n’est dessinée que par les taches de lumière blanche du
projecteur. Le spectateur perd ainsi la notion de cadre et se trouve absorbé dans un monde sans frontières.»

[/i]

[quote]
Maintenant en ce qui concerne le scénario il faudra juger sur pièce mais ça me semble plutôt prometteur et putain un film de SF en france c'est assez rare pour mérité d'être soutenu au moins un minimum.
En conclusion c'est un film que j'irai voir. :p[/quote]

Au niveau scénario, vu la réflexion et les diverses influences qui entourent ce projet, je ne pense pas qu'il y ait trop de soucis à se faire, reste à savoir si le tout sera assez limpide et pas trop confus.

@++,Kri...
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oui mais

Messagepar Guigui sur 25 Fev 2006 18:11

Tu pourras toujours trouver 1000 justifications après coup pertinentes, justes ou non, il n'en demeurera pas moins que la motivation principale est de contourner des difficultés techniques pour le meilleur rendu possible avec les moyens du bord... Ensuite la motion capture donne des mouvements réalistes tout ça blablabla, j'y crois pas une seconde et le film de Zemeckis me fait le même effet... Donc là dessus faudra repasser... Sinon pour le reste, ça me semble être très prometteur.
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décevant !

Messagepar Guigui sur 23 Mar 2006 20:50

Alors je l'ai vu hier et je vais être bref tellement ça ne vaut pas le coup de s'étendre dessus plus longtemps. Alors ok les mouvements le font plutôt la plupart du temps et les décors sont excellents. Mais au niveau technique ça s'arrête là : souvent le contraste est mal géré et rend certaines scènes confuses, les visages des personnages sont inexpressif (ou peu)... Mais surtout le scénario est des plus bidons, tout y est cliché et rien n'échape au manque d'ambition/talent des scénaristes : les personnages, les situations et bien sûr l'histoire elle même... Vraiment trèèèèès décevant... Bien sûr je m'en doutais avant d'y aller, mais pas à ce point... A éviter donc si vous voulez mon avis.

:beurk:
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Re: décevant !

Messagepar Jean miX.L. sur 24 Mar 2006 15:32

[quote="Guigui"]A éviter donc si vous voulez mon avis.[/quote]

J'ai lu plusieurs critiques qui abondent dans ton sens donc je vais m'abstenir.

J'attendrais la diff' sur TPS.
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contradictions

Messagepar tonnerre de brest sur 25 Mar 2006 6:55

[b]guigui a écrit[/b]:

[quote]Vraiment trèèèèès décevant... Bien sûr je m'en doutais avant d'y aller, mais pas à ce point... [/quote]

Ce n'est pas ce qu'il m'a semblé en lisant tes précédents posts... ;)

[b]Jean miX.L. a écrit:[/b]

[quote]J'ai lu plusieurs critiques qui abondent dans ton sens donc je vais m'abstenir.
[/quote]

Rien ne vaut un avis qu'on se fait par soi-même. J'avais l'intention de le voir, et j'irai quand même. Je me méfie de l'unanimité critique.
Et si c'est mauvais, guigui, tu pourras toujours me dire: "j'te l'avais dit..." :lol: ;)
L'agent Squeulit pensait qu'il s'agissait en fait d'une pierre de forme triangulaire
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Re: contradictions

Messagepar Guigui sur 25 Mar 2006 11:34

[quote="tonnerre de brest"][b]guigui a écrit[/b]:

[quote]Vraiment trèèèèès décevant... Bien sûr je m'en doutais avant d'y aller, mais pas à ce point... [/quote]

Ce n'est pas ce qu'il m'a semblé en lisant tes précédents posts... ;)[/quote]

T'abuse là : "je partage ton enthousiasme sur le projet dans son ensemble, [b]mais certainement pas sur son animation qui semble avoir pas mal d'années de retard [/b]" ou encore : [i]" [b]il faut juste se garder de trop grands espoirs [/b]je pense"[/i]... ect... >:)

Maintenant je ne savais pas grand chose de l'histoire et j'espérais quelque chose de mieux que ça c'est clair. Je pensais que je serais déçu mais pas à ce point. D'ailleurs hier soir j'étais avec des amis qui ont aussi vu le film et ont aussi été aussi déçu (sauf 1 sur 4) et ce sont des "spectateurs lambdas" pas forcément des mecs ultra exigeants...
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Messagepar tonnerre de brest sur 27 Avr 2006 3:17

[quote="Guigui"] Et puis à mon avis, le choix du contraste noir et blanc n'a rien de gratuit : il est là pour combler les lacunes techniques. Ce n'est pas blâmable en soi, bien sûr que non : tout le monde ne peut pas avoir le budget de pixar, mais il faut juste se garder de trop grands espoirs je pense. Maintenant en ce qui concerne le scénario il faudra juger sur pièce mais ça me semble plutôt prometteur et putain un film de SF en france c'est assez rare pour mérité d'être soutenu au moins un minimum.
[/quote]

Décidément, je ne suis pas d'accord... ;)
Supputer que le choix du Noir et Blanc est dû à une question de coût me paraît assez à côté du propos. "Renaissance" n'est pas un film Pixar et ne veut pas ressembler à un film Pixar.
Je trouve au contraire que l'esthétique Noir et Blanc colle parfaitement au propos de la quasi-dystopie, et constitue un choix de langage propre à supporter le discours du film (que l'énonciation scénaristique soit réussie ou non, ça, c'est un autre point à discuter). Je n'aurais pas imaginé ce film autrement qu'ainsi. Avec des couleurs chamarrées, le ton n'aurait pas été le même, l'adéquation fond/forme en décalage.
Certains films nécessitent un recours au noir et blanc, car cette esthétique dit autre chose que la couleur. Je suis toujours en admiration devant les cinéastes qui osent opter pour ce choix, sachant qu'un film en NB est toujours plus difficile à monter financièrement, du fait que cette esthétique rebute les spectateurs. Les choix d'un Wenders, d'un Kaurismaki, d'un Clooney, etc., sont probant.
Pourquoi ne pas imaginer que le même type de décision puisse être accordé à un "dessin animé", en fonction de l'univers et de l'ambiance qu'il veut décrire ?
Tu me rétorqueras qu'il y a nombre de films portant sur les mêmes sujets ou traitant de dystopie qui sont en couleur, mais les plus réussis sont ceux qui parviennent à maîtriser la froideur de l'éclairage ou à opérer un véritable mélange avec la couleur et un éclairage proche du noir et blanc (Riddley Scott étant champion en la matière sur ce dernier point avec Blade Runner ou Alien)...

Ce qui me frappe plutôt , c'est tout le carnaval que l'on fait autour de la motion picture. La motion picture, pour reprendre tes termes, n'est pas blâmable en soi. C'est même une esthétique intéressante qui pose pas mal de questions sur la manipulation du réel filmé. Mais dire que c'est une découverte récente due au génie informatique me fait doucement rigoler.
C'est une inspiration (au mieux une redécouverte) de principes scientifiques datant du 19ème siècle, inventées par des chercheurs qui ont précédé et préparé l'invention du cinéma. Chose assez fascinante d'ailleurs qui en long sur la nature scientifique et technique qui est au coeur du fonctionnement du 7ème art. Si ça intéresse quelqu'un, je pourai toucher deux mots ;) .
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Re: Dièse

Messagepar Guigui sur 27 Avr 2006 11:28

[quote="tonnerre de brest"]Je trouve au contraire que l'esthétique Noir et Blanc colle parfaitement au propos de la quasi-dystopie, et constitue un choix de langage propre à supporter le discours du film (que l'énonciation scénaristique soit réussie ou non, ça, c'est un autre point à discuter)...[/quote]
Les 2 ne sont pas incompatibles... D'ailleurs une des raisons de la pauvreté du scénario vient du fait que les mec se sont dit si on faisait un film d'animation de SF en noir et blanc (pour couvrir les lacunes de notre techniques) avant de trouver une histoire à coller à leur "concept"...

[quote]Ce qui me frappe plutôt , c'est tout le carnaval que l'on fait autour de la motion picture. La motion picture, pour reprendre tes termes, n'est pas blâmable en soi. [/quote]
Non, c'est juste souvent très moche... :grin:
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Messagepar Kritschgau sur 02 Mai 2006 22:36

[quote="tonnerre de brest"][quote="Guigui"] Et puis à mon avis, le choix du contraste noir et blanc n'a rien de gratuit : il est là pour combler les lacunes techniques. Ce n'est pas blâmable en soi, bien sûr que non : tout le monde ne peut pas avoir le budget de pixar, mais il faut juste se garder de trop grands espoirs je pense. Maintenant en ce qui concerne le scénario il faudra juger sur pièce mais ça me semble plutôt prometteur et putain un film de SF en france c'est assez rare pour mérité d'être soutenu au moins un minimum.
[/quote]

Décidément, je ne suis pas d'accord... ;)
Supputer que le choix du Noir et Blanc est dû à une question de coût me paraît assez à côté du propos. "Renaissance" n'est pas un film Pixar et ne veut pas ressembler à un film Pixar.
Je trouve au contraire que l'esthétique Noir et Blanc colle parfaitement au propos de la quasi-dystopie, et constitue un choix de langage propre à supporter le discours du film (que l'énonciation scénaristique soit réussie ou non, ça, c'est un autre point à discuter). Je n'aurais pas imaginé ce film autrement qu'ainsi. Avec des couleurs chamarrées, le ton n'aurait pas été le même, l'adéquation fond/forme en décalage.
[/quote]

Tout à fait d'accord, d'ailleurs le noir et le blanc est la grande force du film et ne saurait être rabaisser à un seul contournement technique.

Pour moi l'art , c'est aussi la faculté qu' a une oeuvre de nous faire voir les choses autrement. Et Renaissance y arrive en illustrant le propos avec tous ces tableaux de Paris en encre de chine. Il se dégage du film une ambiance unique contrairement à des anims beaucoup plus photo réaliste genre final fantasy. Il y a eu un grand travail sur la lumière et ca se voit à l'image

Alors, je rejoins un certain nombre de personne pour dire que le scénario est beaucoup trop classique et qu'il aurait gagné à être plus ambitieux. Il reste honnete mais sans surprise.


[i]En clair, un film innovant esthetiquement avec une ambiance unique mais qui aurait du s'accompagner d'un propos plus poussé pour véritablement marquer l'année[/i]
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