Causez ici de l'épisode 2 de la saison 1 : [i]"Zen, or the Skill to Catch a Killer"[/i]
[u][b][size=150]1X02-Zen or the Skill to Catch a Killer[/size][/b][/u]
[img]http://www.epidermiq.com/images/sycomores-trees/2_redroom1.jpg[/img]
Cet épisode est probablement l'un des plus intéressant de cette saison 1, mais également l'un des plus difficiles à expliquer sans spoileriser toute personne n'ayant ni vu la saison 2, ni vu le film.
La partie la plus importante étant le rêve de Cooper, on y voit le manchot présent dans les épisodes précédents, qui porterait le nom de Mike avant de rencontrer le Seigneur il aurait été son compagnon, on y voit le visage du tueur de Laura qui avait déjà été aperçu dans les épisodes précédents à travers les visions de Sarah Palmer.
Toute cette partie se déroule dans un monde bizarre, inconnu [i]The Red Room[/i] dont les rideaux rouges ne peuvent que rappeler les rideaux bleu de Blue Velvet (sur le coup St Lo si tu veux des comparaisons, des références c'est probablement dans cet épisode qu'il y en a le plus), et le sol celui d'Erasherad.
Plus fort au niveau du ressenti que de l'explication grâce à cette scène particulière d'autres choses nous permettent d'avancer un peu plus :
- le one eyed jack où vont Ben et Jerry Horne est directement lié à la parfumerie Horne, certaines filles y sont engagées par l'intermédiaire du magasin, rappelons que Ronette Pulaski y travaillait
- lorsque Cooper expérimente une technique ("venue du Tibet"), il apparaît que Léo Johnson et Laura était plus ou moins liés, uniquement en ce qui concerne la drogue ou plus ?
Cet épisode marque également une sorte de frontière, à partir de maintenant, le surnaturel, l’inexplicable auront une plus grande place, et on se dit que Cooper qui est très porté sur son intuition et sur les rêves est le meilleur pour comprendre ce qui se passe dans la petite ville. Ces méthodes peu conventionnelles y ont vraiment leur place.
Je ne connais pas Poe, donc je ne peux pas noter de références à Poe, par contre il y a bien référence ici à Shakespeare:
Ben Horne à Jackie, sonnet n°18 :
[i]"Irais-je te comparer au jour d'été ?
Tu es plus tendre et bien plus tempéré : des vents violents secouent les chers boutons de mai et le bail de l'été est trop proche du terme;
Parfois trop est brillant l'oeil du ciel, souvent ternie sa complexion dorée, toute beauté parfois diminue de beauté, par hasard, ou abîmée au cours changeant de la nature;
Mais ne se flétrira ton éternel été, ni perdra possession de ce beau que tu as, et ne se vantera la mort que tu erres parmi son ombre, quand en rimes éternelles à travers temps tu grandiras.;
Tant que les hommes respireront et tant que les yeux verront, aussi longtemps ceci vivra, ceci donnera vie à toi."[/i]

