[Little Asia] Detective Dee, de Tsui Hark

Avatar pourri ? The Dark Knight chef d'oeuvre ? You decide !

Modérateur: Amrith Zêta

Messagepar N°6 sur 23 Avr 2008 15:53

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Messagepar N°6 sur 21 Mai 2008 18:01

Je signale et recommande le numéro de mai de la revue "Positif", consacrée au polar asiatique. Au menu, article sur Johnnie to et Chow Yun Fat (ce dernier signé par Jia ZhangKe, réalisateur de "Still Life"), papier sur "Infernal Affairs" et son remake US "The Departed", entretien avec Park Chan Wook ("Old Boy"), ainsi qu'un très intéressant article sur le polar japonais, des années 20 à nos jours.

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Sommaire plus détaillé : http://www.revue-positif.net/sommaire_567.html
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Le Bon, la Brute et le Cinglé

Messagepar N°6 sur 10 Déc 2008 13:13

Sortie la semaine prochaine (le 17 décembre, même s'il est déjà sorti dans quelques salles) de Le Bon, la Brute et le Cinglé, western sud-coréen dont on dit beaucoup de bien depuis plusieurs mois et sa présentation hors compét' à Cannes. Hommage au western spaghetti de Sergio Leone évidemment, le film se situe dans la Mandchourie des années 30, immense territoire sans foi ni loi... Avec au casting, trois stars du ciné coréen, dont Song Kang-Ho, qu'on a déjà pu voir dans "Memories of Murder" et "The Host". Le film est réalisé par Kim Ji-Woon, déjà auteur du génial A Bittersweet Life, que je vous recommende fortement de visionner et dont il faut vraiment que je vous reparle à l'occasion tant ce film est puissant. On retrouve d'ailleurs dans le film le héros de "A bittersweet Life", Lee Byung-hun, qui joue la brute éponyme. Que vous connaissiez ou non le ciné coréen, "Le Bon, la Brute et le Cinglé" pourrait bien vous plaire, un bon petit western spaghetti made in Asia qui a le *potentiel* de donner quelque chose d'excellentissime, de fun et de jouissif. Tout en gardant en tête que le western n'est pas tout à fait étranger au ciné oriental, puisque de nombreux actioners asiatiques - les hong-kongais notamment - sont déjà très réminiscents du western traditionnel. Retour aux sources, donc.

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Re: [Little Asia] Le Bon, la Brute et le Cinglé

Messagepar N°6 sur 27 Déc 2008 14:24

Le Bon, la Brute et le Cinglé : un chouette film effectivement que cet 'oriental western', comme se définit lui-même le film dans son générique. Très fun, hyperactif, sans temps mort, hommage au film d'aventure et au western, classique comme spaghetti. Plus proche de l'exubérance cartoonesque d'un Tarantino ou d'un Rodriguez que du hiératisme contemplatif d'un Leone, le film peut se définir comme un western fantaisiste shooté à l'EPO, tous les passages obligés du genre étant la cible d'une surenchère constante et jouissive, de la triple attaque d'un train (superbe début de film) à une poursuite dantesque à travers le désert incluant un sidecar, plusieurs hordes de gangsters et de barbares, l'armée japonaise et un bombardement nourri. Grâce à une superbe réalisation (travelings, plans-séquences, angles de prise de vue toujours pertinents), le film nous entraîne dans un climax constant, jusqu'au duel à trois final, calqué sur celui de son auguste ancêtre. Et même le côté chauvin du film (la Corée était à l'époque colonisée par le Japon) ne suffit pas à modérer l'enthousiasme (après tout on en a vu d'autres avec les Ricains). Il faut évidemment apprécier, on ne rien avoir contre, les actioners et les westerns pour espérer goûter "The Good, The Bad and the Weird" (weird signifiant en fait 'bizarre', 'étrange'), je n'affirmerai pas le contraire, mais si c'est le cas vous devriez passer un très bon moment. Dans toutes les bonnes salles.

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Et pendant que j'en suis à parler de western asiatique, je vous recommende également Sukiyaki Western Django, un western japonais sorti récemment en DVD et mis en boîte par Takeshi Miike ("Audition", la trilogie "Dead or Alive") et avec notamment Quentin Tarantino. Il s'agit à nouveau d'un hommage au western spaghetti (on sait que Tarantino vénère le genre), le film faisant spécifiquement référence au "Django" de Sergio Corbucci (1966), à l'histoire similaire (un étranger débarque dans une ville qui est le théâtre de l'affrontement sans pitié de deux gangs rivaux et va jouer les uns contre les autres). Sauf que "Django" lui-même était le remake du "Yojimbo" de Kurosawa (1961), ce qui rappelle bien à quel point les westerns eux-mêmes s'inspirèrent des films de samouraïs japonais. Une histoire de famille donc, et "Sukiyaki" assume ouvertement sa double nationalité, brassant les deux genres pour un résultat iconoclaste et baroque (cf. le duel final entre un pistolero et un sabreur). Il ne s'agit certes pas d'un chef d'oeuvre, même de série B, et Miike n'a pas le talent référentiel de Tarantino ou Rodriguez, mais le film fonctionne tout de même très bien, l'humour surtout fonctionnant à plein. Le genre de film à louer et se regarder entre potes geeks un samedi soir. ;)

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Yatterman

Messagepar N°6 sur 05 Fev 2009 14:58

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Re: Yatterman

Messagepar Amrith Zêta sur 05 Fev 2009 17:52

Un peu jemenfoutiste le N°6.
Alors en trois mots...

Yatterman est l'adaptation live de l'anime éponyme de Tatsunoko Productions né en 1977.
Il paraît ces jours-ci sur les écrans nippons alors qu'un remake de l'anime est en cours de diffusion depuis début 2008. Le film est signé par le cinéaste culte Takashi Miike.
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Re: [Little Asia] (DVD) Sukiyaki Western Django, avec Tarantino

Messagepar N°6 sur 05 Fev 2009 18:23

Tu n'as pas compris, je voulais créer l'expectative parmi mes avides lecteurs, un peu de mystère ne fait pas de mal :zen:

A noter que Miike n'est autre que le réalisateur fou du "Sukiyaki Western Django" dont je parle plus haut. Un réalisateur inclassable et touche-à-tout qui crée des films certes inégaux (son rythme de tournage a de quoi faire passer Woody Allen pour un contemplatif) mais toujours atypiques et un peu barrés, ce qui intrinsèquement est une qualité. Je reparlerai du monsieur (comment parler ciné asiatique actuel sans parler Miike ?) mais vous pouvez tout de suite vous rendre dans votre (bon) vidéo-club et louer quelques uns de ses films : "Audition", "Visitor Q", "Ichi the Killer", la trilogie "Dead or Alive", "Zebraman" (question super-héros on ne fera jamais meilleur que les Japonais) ou, donc, "Sukiyaki Western Django".

En espérant que "Yatterman" ait droit à une sortie nationale française, ce qui n'est pas gagné. :|

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The Chase is on

Messagepar N°6 sur 10 Avr 2009 2:03

Nouveau chef-d'oeuvre en provenance du pays du matin calme : "The Chaser".

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Lancé comme un polar traditionnel, un serial killer massacrant des prostituées, The Chaser surprend très vite son monde pour ne plus arrêter ensuite de balader le spectateur d'une surprise à l'autre, grâce à un scénario extraordinaire qui ne mise pas tant sur le rebondissement que sur la variation relativement aux codes du genre. Jouant de l'ultra-prévisibilité des polars habituels, le film s'ingénue donc à varier, parfois très subtilement, toujours avec brio, sur les traditionnels poncifs : l'identité du tueur est rapidement révélée, celui-ci est presque aussi vite arrêté... pourtant, le film ne fait que commencer. Centré sur un ex-flic devenu proxénète, un anti-héros comme on dit si mal, engagé sur la voie d'une très amère rédemption, "The Chaser" est d'une noirceur rarement dépeinte dans un film (pseudo-) commercial, qui décrit une société et des individus pour la plupart médiocres et indifférents, peut-être aussi coupables que le (terrifiant) tueur. Amer et désabusé, le film peut pourtant parfois être très drôle, et réussit brillamment, comme certains de ses illustres prédécesseurs coréens ("The Host", "Memories of Murder", "Sympathy for Mr. Vengeance") à être tour à tour drôle, émouvant, terrifiant, bouleversant. On pense aussi à "No Country for Old Men", avec lequel il partage plus d'un point commun, notamment dans cette volonté de décrire la cruauté occasionnelle de l'existence et l'absurdité habituelle du destin. "The Chaser" est un de ces films sans retour, qui vous laisse entrevoir, l'espace d'un instant, qu'il est possible de faire un film à la fois original et passionnant pour la forme et qui a véritablement deux ou trois choses à dire à son spectateur. Sans retour, donc, car il est très difficile ensuite (impossible dans mon cas) d'en revenir à un cinéma plus traditionnel. Il peut donc être conseillé, si vous voulez continuer à faire des sorties au multiplex du coin avec vos amis, d'en rester, question noirceur, à "The Dark Knight". En tout cas ne venez pas dire que je ne vous avais pas prévenus.

L'histoire de ce film est d'ailleurs une petite tragédie à elle toute seule, puisque les escrocs Scorcese et DiCaprio s'apprêtent à renouveler leur pillage de "Infernal Affairs" (qu'ils avaient transformé en "The Departed" / Les Infiltrés, grâce auquel ils se sont fait des millions et des oscars en prime) avec "The Chaser", qu'ils s'apprêtent à remaker. Hollywood fidèle à elle-même. :gerb:
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Re: [Little Asia] The Chaser

Messagepar N°6 sur 10 Avr 2009 18:31

Pour en finir avec "The Chaser", je trouve très symbolique que Martin Scorcese, une des grandes figures du cinéma américain des années 70, époque où une poignée de réalisateurs réussirent à produire des films forts et percutants au sein même de la forteresse hollywoodienne, que Scorcese donc, qui manifestement n'a plus rien à dire, en soit réduit aujourd'hui à remaker les productions asiatiques. C'est un assez bon aperçu de la situation du cinéma en 2009. Mais pas forcément de la situation dans quelques années, les Américains faisant tout pour démanteler le système d'aides publiques qui permet depuis une dizaine d'années à la Corée du Sud de produire un cinéma si passionnant. Mais que feront alors les Américains, privés de nouvelles sources d'inspiration ? "Les Visiteurs en Amérique" 2 ?
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Thirst

Messagepar Lord Strange sur 01 Nov 2009 1:50

Thirst, le nouvel opus du fou Park Chan Wook ("Old Boy"), étrange mélange de fantastique gothique et de réalisme à la limite du glauque. Après de précédents films déjà pas mal sombres (matez "Sympathy for Mr. Vengeance" et dites moi dans les yeux que vous n'avez pas eu envie de vous foutre par la fenêtre) et/ou bizarres, après s'être attaqué (avec humour) aux cyborgs dans son précédent film ("I'm a cyborg... but that's OK"), voilà que Park s'intéresse aujourd'hui à ce grand mythe occidental qu'est le vampire. Respectant assez fidèlement les codes du genre (le héros est même un prêtre), le génie du film est de mêler à une intrigue aujourd'hui banale (quoi de plus commun au ciné qu'un vampire ?) le naturalisme 'militant' de Zola, puisqu'il s'est inspiré de "Thérèse Raquin" pour écrire son scénario. Vous avez tjrs rêvé de voir quelques vampires rôder dans l'univers de Zola ? "Thirst" fera votre bonheur. :zen: Et si le film a ses défauts, si l'intrigue notamment est trop développée et ornementée, la grande réussite du film est de réussir à brasser les deux univers pour donner au final un film cohérent et d'une grande force visuelle et morale. D'ailleurs, l'aspect vampirique peut très bien être éludé, on aurait alors un cousin bridé de "Natural born Killers", version gore (comment un film de vampire pourrait-il être autre chose que glauque et sanglant ? Pourtant c'est le cas de la plupart des productions américaines...). Le couple infernal au centre de l'intrigue restera ainsi longtemps dans la mémoire des spectateurs, grâce notamment à ce grand acteur qu'est Kang-ho Song, véritable star de ce topic ("Memories of Murder", "The Host", "Le Bon, la Brute et le Cinglé"). Hommage.

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PS : et pour continuer sur les vitupérations de mon précédent post, je signale que "Old Boy" est en cours de remaking hollywoodien, Will Smith devant reprendre le rôle principal. Cf. post en question pour connaître mon opinion sur ce... vampirisme américain. :ghost:
Lord Strange
 

"Ce sont tous des salauds"

Messagepar N°6 sur 10 Déc 2010 1:44

Outrage, le nouvel opus du japonais Takeshi Kitano, un des plus grands réalisateurs japonais en activité, qui revient ici à ses amours yakuzas après quelques films plus... atypiques. Et un superbe retour, d'autant que Kitano ne nous ressert pas le même plat que durant les années 1990, mais un film plus original et surprenant, très froid par rapport à ses productions habituelles. Pas d'émotion même en sourdine, pas de musique onirique (Hisaishi n'est d'ailleurs plus de la partie depuis quelques films), pas d'amitiés improbables, pas de grandes plages synonymes de liberté et d'insouciance passagère. "Outrage" est un film d'une implacable froideur, qui multiplie les personnages sans vraiment s'attarder sur aucun d'eux, à l'image du travelling d'entrée, et se concentre plutôt sur l'intrigue, tortueuse et traître à souhaits, donnant au film l'aspect d'une chronique sanglante façon Scorcese (mais alors dans un style *très* différent). Et comme on est dans le film de gangster, il s'agit presque forcément d'une ascension fulgurante puis d'une chute tout aussi brutale, mais celle d'un clan plutôt que d'un individu, l'implacable mécanique du scénario (signé Kitano, qui co-signe également le montage) s'enchaînant parfaitement, et permettant (quand même) de retrouver l'intérêt historique de Kitano pour les histoires de clan et les amitiés (pas tant que ça) indéfectibles ("Sonatine", anyone ?). Sans parler de l'impeccable réalisation, qui trouve toujours le bon angle, le bon travelling, le jump cut approprié (rien que le prologue est impecc'), ou du casting, avec des acteurs au jeu et aux gueules parfaites (et un big boss qui ressemble par moments à Kim Yong Il ! :mrgreen:). Dans "Outrage", comme le proclame la promo du film, il n'y a que des salauds, des vrais, comme le cinéma, le vrai, sait en produire (ie, pas Hollywood et ses pseudo-salauds au grand coeur), et comme le proclame le titre d'un immense film de Kurosawa, "Les Salauds dorment en paix". :(

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L'histoire : Dans une lutte impitoyable pour le pouvoir, plusieurs clans yakuza se disputent la bienveillance du Parrain. Les caïds montent dans l'organisation à coups de complots et de fausses allégeances. Otomo, yakuza de longue date, a vu évoluer ses pairs : des tatouages élaborés et des phalanges sectionnées, ils sont passés à la haute finance. Leur combat pour arriver au sommet, ou du moins pour survivre, est sans fin dans un monde corrompu où règnent trahison et vengeance. Un monde où les héros n'existent pas...
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Re: [Little Asia] Outrage, de Takeshi Kitano

Messagepar N°6 sur 18 Mai 2011 13:27

Detective Dee : le mystère de la flamme fantôme


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Le nouvel opus du grandissime réalisateur / producteur hong-kongais Tsui Hark, producteur de quelques uns des plus grandioses John Woo ("Le Syndicat du Crime", "The Killer"), auteur lui-même de quelques grands polars / actioners ("Time & Tide") mais surtout de quelques uns des plus grands films de wu xia pan (films de sabre, think Tigre et Dragon) des vingt dernières années (la série des "Il était une fois en Chine", "Legend of Zu", "The Blade").

Et justement, "Detective Dee" part chasser du côté des terres du wu xia, fresque historique aux nombreux combats à mains nues et aux sabres, brassé comme souvent chez Hark par l'imaginaire de la fantasy asiate (Les "Histoire de fantômes chinois", c'est encore lui !). Avec en plus une enquête policière façon Sherlock Holmes / Les Experts orientaux, le Dee titulaire (le toujours classieux Andy Lau) cherchant à démêler le vrai rationnel du faux magique au beau milieu d'une sombre intrigue de malédiction, de combustions spontanées et autres conjurations aux plus hauts sommets de l'Etat... Hark n'a certes pas fait que des grands films ces dernières années (il est un peu le condensé de toute l'histoire récente du cinéma hong-kongais, dont il est de toute façon un des piliers), mais Dee marque un grand crû, plein d'humour, de charme, de panache et de délicieux personnages secondaires, mais aussi de suspense, de coups de théâtre et de révélations, de combats classieux et d'effets spéciaux numériques réussis, mais oui. Pas aussi hermétique ou bourrin que de nombreuses productions du genre, Dee est peut-être bien un de ses films les plus grands publics, l'occasion rêvée pour les non-initiés occidentaux de se laisser tenter. A bon entendeur...

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