[M6] DEAD ZONE

De X-Files à Neon Genesis Evangelion en passant par Baywatch !

Modérateur: Amrith Zêta

Premières impressions: résumé et étude 2

Messagepar tonnerre de brest sur 11 Fev 2005 8:03

Je continue mon résumé commenté de ces deux premiers épisodes, en vous racontant la suite, pour ceux qui auraient loupé.

L'épisode commence avec une scène spectaculairement bien faite.
John insiste pour passer au détecteur de mensonge. Grave erreur si on y songe, mais l'effet visuel et dramatique vaut bien le prétexte. Celui qui mène l'opération lui enfile un manomètre autour du bras. Inexorablement, John se voit soudain dans la peau des malfrats qui sont passés avant lui sur la machine: suivent de surprenants morphing et une discussion totalement décousue avec le responsable, où tous les prédécesseurs de John répondent en même temps que lui. L'aiguille trace une ligne folle qui se recoupe, comme les identités qu'endossent le medium. Pris de spasme, il doit arrêter l'expérience, sous l'injonction du shérif Walt Bannerman.

- Le prégénérique ne se contente pas de nous livrer une excellente mise en scène des visions de John, mais il nous rappelle aussi qu'à l'instar du roman, John vit la situation de ceux qu'ils touchent ou dont il a des visions, ce qui entraîne dans les deux versions une situation stressante de prise de possession.

Générique...

Sarah, fidèle entre tous, vient voir John en prison: il exige d'elle de ne plus approcher Stillson, et devant toutes les conjectures qui l'accablent, explique qu'il ne peut s'en sortir que par une résolution de l'énigme: chose dont il est seul capable, à condition que Sarah puisse convaincre Rebecca Caldwell d'apporter des objets appartenant à sa soeur Rachel. Mission difficile: Rebecca le considère comme coupable.

La police fouille sa maison en la mettant à sac. Purdy s'en offusque devant Bannerman qui doit bien respecter la procédure. Arrive Bruce, pris à parti par le shérif pour qu'il lui explique la signification des tableaux explicatifs de John, et son intérêt pour le nucléaire. Bruce ment en disant ne rien comprendre. Ironie: Walt se doit de prévenir Stillson qu'un présumé meurtrier s'intéresse à lui. Purdy est effaré par ce qu'il y a sur ce tableau.

- Le tableau explicatif est une sorte de mise en abyme de l'aspect puzzle de la mythologie Stillson, bardé de points d'interrogation: l'apocalypse sera-t-elle due à une erreur, une guerre ? Quelle est la place de John sur cette ligne temporelle qu'il a tracé ? Ses déductions logiques indiquent combien le déroulement des choses va être complexe. Purdy, homme de foi, semble comprendre l'importance de ce travail.

Sarah se rend au domicile de Rebecca prendre la défense de John mais Rebecca pense que les visions de John sont des confessions. Sarah, très remontée, lui fait comprendre qu'il peut l'aider sans qu'elle ne se sente obligée de le croire innocent.

- Première rencontre Sarah/Rebecca, qui prend la tournure d'un affrontement feutré. Premier signe d'une rivalité future ?

Purdy amène des gâteaux à John en taule. John lui demande pourquoi il vient réellement.... Purdy lui explique son sentiment malaisé devant les tableaux, et les doutes qu'il entretient envers Stillson, en se gardant bien de dire que Stillson veut le racketter via la fondation John Smith. John lui refuse de dire ce qu'il sait, mais assure que lui seul peut empêcher l'irréparable, que Purdy doit l'aider à sortir.
Et il rajoute que Purdy tourne trop dans la sphère Stillson. Silence qui fâche...

-Dans le roman, le film et la série, John refuse systématiquement de dire ce qu'il sait sur Stillson, et sa folie. Le medium garde tout pour lui, sachant que l'énormité de la fin du monde sera refusée, même par ses plus proches amis. Seule changement dans la série: Bruce, lui, sait. Ce qui augmente l'importance du rôle du kiné, dans cette relation amicale quasi-unique.
A part lui, cette solitude du medium est source de pression et d'autodestruction.

A son QG, Stillson étudie les estimation des votes pour le fauteuil du Maine au congrès: il talonne ses concurrents. La TV enchaîne sur John, suspect dans la disparition de la documentariste de Stillson. Stillson tient dans ses mains les photos des fameux tableaux explicatifs. Habile, il envoie Elliman les donner aux media, sans en dire la source: Stillson ne voudrait pas qu'on pense qu'il achève John.

Sarah règle ses comptes avec Walt en lui expliquant qu'elle a convaincu Rebecca de voir John. Walt lui demande de se tenir éloigné de cette affaire, ce qui est inconcevable pour la jeune femme. Walt, décontenancé, ne lui cache plus son embarras depuis le réveil de John qui met leurs relations en danger. Sarah assure qu'ils surpasseront cette épreuve. Walt ne semble plus y croire. "Leur" fils les écoute, caché.

- Seconde confrontation pour Sarah, avec son mari cette fois. Seule contre tous. Désormais tous les personnages connaissent un tiraillement sentimental.

Rebecca Caldwell rend visite à John en taule: elle lui présente un stylo que John touche, voyant aussitôt son possesseur être, ou avoir été frappé. Elle crie à la supercherie: elle vient d'acheter le stylo dans un magazin: sa soeur Rachel ne l'a jamais touché ! Mais si c'est elle alors ? Elle ne veut plus rien entendre, mais John frôle un autre objet et voit Rachel devant une table de montage se faire frapper et chuter: elle a des yeux ce couleur différents. Nouvelle preuve de supercherie pour Rebecca: sa soeur a des yeux identiques. Elle plante le medium passablement perplexe.
Au Qg de Stillson, Sarah distribue l'affiche que John a vu dans le futur, portant disparue Rachel. Stillson lui déclare savoir qu'elle est allé voir john, qu'il a des informateurs partout, et que Walt aussi est dans la balance de l'élection.

-Il ne faut pas oublier qux U.S.A., plusieurs scrutins ont lieu en même temps. Walt mise sa place de shérif.
Ce passage renvoie avec éloquence à la description de Stillson dans le livre et le film: quelqu'un qui place des personnes d'influence partout, qui achète quand il ne menace pas, et qui a une armée d'espions dont Elliman est le dirigeant, selon un système organisationnel fascisant. Sauf que c'est le film qui place Sarah au coeur de sa campagne, jusqu'au bout.

Rebecca fouille le bureau que John aurait vu, à l'affût d'un indice. Et trouve une lentille de contact: celle qui cachait la différence de couleur des yeux. Troublée par les propos qu'a tenus John sur ses relations avec Rachel, qu'elle seule connaissait, elle lui ramène à contre-coeur l'objet. C'est un sursaut d'espoir pour John, qui prend la lentille.

- Superbe mise en scène, qu'il faut commenter ! John est d'abord vu au travers de la lentille que lui tend Rebecca. Il est filmé en train de la toucher vu de l'intérieur de la lentille qui s'anamorphose aussitôt avec l'oeil de Rachel devant sa table de montage (en fait un ordinateur). Il est à côté d'elle, et regarde les rushes sur l'écran où Stillson discoure auprès de Purdy.
La vision passe par trois regards, la lentille qui regarde john, john qui voit par la lentille, john et Rachel qui regardent l'écran. Cette continuité anatomique de la lentille donne un effet de passage de relais, de transmigration du regard pour aboutir à un troisième élément qui a été vu par le biais d'une lentille... optique: les images videos.
Ce moment de bravoure reste dans la cohérence de la mise en scène générale, toujours passant de relais en relais visuels.

Il était bien avec Rachel. Toutes ses images sont là, dans le disque, les autres ayant été cambriolées. Le courant saute. John va vérifier les fusibles. Rachel croit l'entendre revenir et ouvre le bureau: quelqu'un la frappe avec une lampe torche. Rachel chute, perdant sa lentille de contact. Revenu à la réalité, devant une Rebecca accusatrice, il propose qu'on l'emmenène sur les lieux: on y trouvera les preuves contre lui. Qui manipule qui ?

A l'alliance, le gérant dévoyé par Stillson, Kennedy, explique à Purdy à quel point ils sont endettés, et que le million nécessaire à la défense de John doit aller directement à Stillson. Sinon, il n'aura qu'à révéler les malversations de Purdy qui mérite son châtiment. Et il retourne prier...

Dans le bureau de Rachel, John fait observer à Walt, au procureur et Rebecca que le disque dur a été arraché, ce que confirme le shérif. De vision en vision (cf la scène des bois du 1er épisode), il suit l'enlèvement de Rachel. Dans un acte désespéré, Rachel s'est aggripé à une porte où elle a laissé un ongle. John l'indique, mais se voit interdit de le toucher: pièce a conviction. Il n'en a cure et le saisit: il voit une main dans la boue près d'un panneau marqué de l'inscriptio, N-O, U-N-G-B-C, O-R-N-A-N-B-C. Devant Rebecca effondrée, il confirme que Rachel a été tuée, mais nie son implication. Il a pu au moins trouvé une piste.

Stillson se félicite des retombées bénéfiques de l'affaire Caldwell dont il "soutient" la recherche. La marge d'erreur et les machines faillibles pourraient bien le faire gagner. Kennedy l'appelle à ce moment.

Bruce ramène des cartes topographiques à john en prison. Il apprend, effrayé, que Sarah travaille encore avec Stillson, dans l'espoir de trouver un indice.
Il étudie les cartes, entourés des présences de ceux qui fréquentèrent sa cellule. C'est rationnellement, sans vision, par recoupement, qu'il localise un lieu appelé "Blackhorn Ranch".
Il demande à faire venir Walt et le procureur sur les lieux. Rebecca vient aussi.

- Tout est alors en montage alterné, donnant l'impression d'une chute ténébreuse pour John et d'une ascension radieuse pour Stillson.

Au bureau de vote, Stillson fait semblant de découvrir la fameuse machine moderne de vote.
A l'Alliance, deux jeunes filles sortent et voient Kennedy dans sa voiture, une balle dans la tête avec la vitre brisée à coté de lui.
A ce qu'il reste du "Blackhorn Ranch" John cherche.
A la sortie de l'Alliance, la police affirme à Purdy que Kennedy s'est suicidé. Purdy conserve son mutisme.
Au Q.G de Stillson, Sarah fouille une pièce pleine de dossiers, tandis que Bruce qui va à sa rencontre, tente de l'appeler sur portable.
Stillson la surprend.
Au Blackhorn Ranch, John trouve la pancarte de sa vision.
Au Q.G, Sarah affirme classer des affaires devant un Stillson qui loue son travail dans la campagne.
Au Blackhorn Ranch, John, découvre le corps de Rachel.
Arrivé au Q.G, Bruce se trouve confronté à Elliman.
Stillson compare Rachel à Sarah, qui est une femme mûre, menaçant, perdant son contrôle, très proche de son visage.
Elliman frappe Bruce devant son insistance à vouloir entrer dans la QG. Stillson murmure à Sarah que Walt et John sont chanceux de l'aimer. Pourquoi ne l'accompagnerait-elle pas sur le sentier de sa réussite ?
Bruce prend le dessus sur Elliman.
Sarah l'entend l'appeler et l'appelle à son tour. Elle laisse Stillson là.
Au Blackhorn Ranch, John appelle Walt, le procureur. Rebecca voit la main sortir de la boue et s'effondre en sanglots.
Les résultats donnent Stillson gagnant pour d'1%.
Le procureur accuse John de meurtre au premier degré. Seul le tueur pouvait savoir où se trouvait le corps. Walt rappelle que c'est ainsi que John a aidé à résoudre des crimes. Rien n'y fait.

Stillson exulte à la tribune.

- Arrêtons-nous sur son discours:"...L'honnêteté, l'intelligence, l'entêtement maladif pour que les valeurs ancestrales auxquelles nous tenons restent présentes et inchangées, la capacité à savoir déterminer ce qui est bien, et ce qui est mal [...]. si le reste du pays était comme notre Maine, ce serait vraiment le plus grand des pays !".
Quand il vante l'entêtement maladif de la communauté à défendre ses valeurs, c'est de sa propre maladie dont il parle: son ambition folle au sens clinique du terme. La capacité de choix présente qu'il devra un jour se déterminer sur des enjeux d'envergure: ceux qui vaudront la guerre, dû à la très haute estime qu'il fait de son jugement. Et il affirme bien vouloir conquérir le pays. Si le Maine l'a élu, l'Amérique peut le faire.
Ce discours populiste (populisme version dangereux) est plus soft que les rodomontades du Stillson du livre et du film mais colle à la capacité de fascination des foules de Greg Stillson grâce à des discours simplistes et finement manipulateurs.
En cela, la série réussit la transposition du personnage.

En prison, les grilles s'ouvrent pour John. Walt, le procureur et Purdy lui montrent une lettre de Kennedy, avouant le meurtre de Rachel. Elle avait effectivement travaillé pour eux, et Kennedy se serait entiché d'elle, jusqu'à l'obsession. Rachel aurait découvert qu'il détournait les fonds de l'Alliance. Ces aveux et le soutien de Purdy garant pour lui permettent à John de sortir, et d'être innocenté.
Trop facile...
John touche la lettre en même temps que Purdy, et a une vision qui n'est pas montré.

-Pour cela, un simple champ-contrechamp suffit: mais quelle densité dans les regards. En silence, l'image montre que tout est truqué. Très bien fait.

John s'inquiète des élections: Purdy assez content, lui annonce la victoire de Stillson.

Enfin libre, John peut embrasser Sarah, sous le regard gêné de Walt, que Sarah tente de rassurer. Il doit repartir travailler.

Le soir. John se prépare enfin un vrai repas, quand Rebecca vient sonner. Elle a appris pour Kennedy, et le remercie d'avoir retrouvé le corps de Rachel. Elle commence à pleurer: John la prend dans ses bras.

Au Q.G de campagne, Stillson et Purdy se "désolent" de ce qui est arrivé à Kennedy. Purdy donne une enveloppe à Stillson: "Tout est là ?" demande le politicien. Purdy répond oui. Stillson lui donne une tape amicale. Sans doute l'enveloppe contient-elle le million...

- La série prend définitivement sa propre voie. Dans le livre et le film, Stillson n'a pas le temps d'être élu au congrès, puisque John attente à sa vie. La rupture est ici d'importance.
L'hypothèse de John décidant de l'assassiner reste cependant entièrement valable, élu ou pas.
Mais l'image de Stillson n'hésitant à rien pour parvenir à ses fins reste très fidèle. Bien sûr, si Purdy a été inventé pour la série, il n'en reste pas moins que dans le roman Stillson laisse quelques "suicidés" sur son parcours. La question est ici de savoir qui a "suicidé" Kennedy, et qui a tué Rachel. Mais l'Alliance semble bien porter son nom, puisque c'est une complicité objective qui réunit les deux hommes.
Autre rupture : Sarah ne peut plus faire confiance à un homme dont elle a vu les capacités dangereuses.

Au niveau du récit, le téléspectateur est pris en otage par John dont la vision finale n'est pas révélée, tout comme il se refuse de parler de Stillson à son entourage, mis à part Bruce. Des éléments sont donc posés, mais un mystère d'importance est maintenu.

L'autre mythologie inhérente à cette histoire, à savoir la relation Sarah/John, prend une ampleur plus complexe avec l'entrée en scène de Rebecca. Aucune solution satisfaisante semble vouloir se dégager, car ce qui bouleverse la vie de John, malgré Rebecca, c'est la séparation d'avec Sarah.

Pour finir, le récit renouvelle largement le traitement des visions, multipliant le jeu de poupées russes, dans le présent ou dans les rapports avec le futur post-apocalypse qui pose encore bien des questions (qui poursuit Wey et pourquoi ?). La technique du temps gelé est moins utilisée, et les performances visuelles se complexifient sans arrêt. Pas par volonté d'en jeter plein les yeux, mais parce que les visions deviennent aussi un problème complexe à résoudre pour John, puisqu'elles le mettent en danger.

Sur ces fondations et ces béances, la série va pouvoir suivre son cours.
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Messagepar Mad sur 14 Fev 2005 1:49

Tonnerre,... Je suis plus là, y'en a de trop, j'ai pas les yeux adaptés pour tout lire... il faudrait que je m'imprime tout... :?
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Abdication

Messagepar tonnerre de brest sur 16 Fev 2005 0:44

Tonnerre,... Je suis plus là, y'en a de trop, j'ai pas les yeux adaptés pour tout lire... il faudrait que je m'imprime tout...


Ca fait plaisir que quelqu'un se penche sur ce travail. Tu me réconfortes, Mad. :yeah:

Parce que c'est vrai que j'ai eu un peu l'impression de me déchirer dans le vent.
- Soit ce que j'écris est tellement chiant que les gens abandonnent la lecture au bout de deux lignes :zzz:
- Soit j'adore monologuer :fou:
- Soit j'adore parler avec moi-même parce que je suis brillant :mouarf:

C'est vrai que je préfère les messages le plus complet et le plus détaillé possible, quand j'ai une grosse envie de faire partager quelque chose, mais la longueur est rédhibitoire et l'approfondissement ennuyeux manifestement.

Je vais donc me spécialiser dans la vanne à une ligne, ce qui me fera plein de messages.
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Re: Abdication

Messagepar Guigui sur 16 Fev 2005 1:15

tonnerre de brest a écrit:C'est vrai que je préfère les messages le plus complet et le plus détaillé possible, quand j'ai une grosse envie de faire partager quelque chose, mais la longueur est rédhibitoire et l'approfondissement ennuyeux manifestement.

Travailles un peu la mise en forme pour rendre ça moins monolithique : ça aide bien tu sais ;)
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Saperlipopette

Messagepar tonnerre de brest sur 16 Fev 2005 3:15

Travailles un peu la mise en forme pour rendre ça moins monolithique : ça aide bien tu sais


Mais ça n'est pas monolithique ! Ca se lit comme une analyse un peu consistante, un résumé un peu détaillé, avec une forme un peu monol...

Bon O.K., je vais faire des efforts sur la forme :aha: !

Mais lisez-moi quand même, saperlipopette :wink: !
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Messagepar N°6 sur 16 Fev 2005 8:54

En même temps, c'est peut-être parce que les gens n'en ont rien à fiche, de "Dead Zone". C'est juste une idée en l'air hein. :mrgreen:
Si quelqu'un m'a compris c'est que je n'ai pas été clair.
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Messagepar Mad sur 16 Fev 2005 8:57

Détrompe-toi N°6. Cette série est très riche en références. C'est aussi pour ça que je veux lire ce qu'à écrit Tonnerre à son sujet. On découvre même des choses qu'on a pas vu, seulement par manque de connaissance en certains domaines (car je n'ai pas sa connaissance en cinéma par exemple). Alors je LIRAI !!!
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Messagepar N°6 sur 16 Fev 2005 8:58

La Force est avec toi Mad (voilà au moins une référence cinéma que tu seras capable de saisir :P)
Si quelqu'un m'a compris c'est que je n'ai pas été clair.
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Idées en l'air

Messagepar tonnerre de brest sur 16 Fev 2005 17:19

En même temps, c'est peut-être parce que les gens n'en ont rien à fiche, de "Dead Zone". C'est juste une idée en l'air hein.


Dommage pour eux, tant la matière est riche...
Mais c'est juste une idée en l'air, hein. :P

Détrompe-toi N°6. Cette série est très riche en références. C'est aussi pour ça que je veux lire ce qu'à écrit Tonnerre à son sujet. On découvre même des choses qu'on a pas vu, seulement par manque de connaissance en certains domaines (car je n'ai pas sa connaissance en cinéma par exemple). Alors je LIRAI !!!


Voilà qui remonte franchement le moral. Mici :wink: .

La Force est avec toi Mad (voilà au moins une référence cinéma que tu seras capable de saisir )


Mad en sait déjà plus que toi sur les références littéraires utilisés par Cronenberg dans le film, et le pourquoi du comment, puisque tu parles cinéma... :wink:

Ce que je veux dire dans le fond, c'est que le roman + Le Film + la série constituent un ensemble vraiment intéressant à décortiquer.
En ce qui concerne uniquement la série, elle a créé un fonctionnement visuel vraiment original que j'encourage à regarder. C'est instructif pour les yeux. Mais il faut suivre sur un minimum d'épisodes pour apprécier à sa juste valeur. :)
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3x06

Messagepar Guigui sur 27 Fev 2005 2:51

3x06 Reminiscence (No Questions Asked)

Résumé : Le Shérif Bannerman voit peu à peu son passé remonter à la surface. Il accepte l’aide de Johnny à une seule condition : que Johnny ne lui pose aucune question, sous aucun prétexte. Johnny plonge alors dans les méandres d’un passé, troublant… Avec en guest Greg Grunberg dans le rôle de Frankie Cantrell, le gros naze d'ALIAS et LOST.

Vraiment très lamentable cet épisode où au début on a une histoire très sombre où (récapitulation) trois amis d'enfance dont le shérif Walt Bannerman, Frankie machin et un troisième sont les meilleurs amis du monde. Sauf que, au début des années 1990 on a le 3ème gars qui est un flic ripoux qui touche sur le fric de Frankie qui s'est converti, lui, au traffic de drogue. Sauf que le 3ème accusera le 2ème de coucher avec sa femme, ça dégénèrera et notre ami le gros Frankie butera le ripoux. Walt, alors shérif adjoint, va aider son ami en camouflant toute trace de traffic de drogue afin de minimiser la peine de prison du concerné. Celui-ci sort au bout de 10 ans et cherche son fric (sale) partout et on (avec Johnny) apprend que c'était en fait WALT qui faisait cocu le bonhomme tué 10 ans plus tôt... Et Johnny et au milieu de tout ça et après plusieurs péripéties tirées par les cheveux, tout est bien qui fini bien dans une ôde à l'amitié et dans une mièvrerie des plus artificielles... Elle a bon dos l'amitié : un gars se fait buter par son meilleur ami et était cocu par son 2ème meilleur amis... Mais visiblement les implications morales des uns et autres personnages importent peu à ceux-ci et aux scénaristes puisque la fin de l'épisode est un étrange happy end... N'importe quoi cette série, c'est Jean François Porry e scénariste de cet épisode ou quoi?
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Abandon

Messagepar tonnerre de brest sur 27 Fev 2005 6:26

N'importe quoi cette série, c'est Jean François Porry e scénariste de cet épisode ou quoi?


Très décevante, cette analyse rapidement enfilée, mais ça ne m'étonne guère.
L'épisode de ce soir n'était pas bon, ça c'est clair, mais tirer une partie pour juger le tout ("cette série") est un procédé que je croyais ne pas voir un jour dans tes écrits.
Les deux précédents épisodes étaient très bons (dont un rappelait avec jubilation "déclic mortel"), mais n'ont pas eu le commentaire qu'ils méritent.
Maintenant, une série, c'est un scénario, mais aussi une réalisation avec des critères spécifiques. Je me suis évertué à l'analyser, pour les deux premiers épisodes de cette saison, notament sur la soumission des effets de trucages à la mise en scène et au récit. Mais leur lecture a fasciné les foules :wink: .
Perso, je préfère analyser le concept visuel et spectaculaire en général pour donner un avis sur une série en général, et pas prendre pour prétexte le ou les mauvais épisodes. Mais sur cette série j'ai donné sur ce topic, et de manière très étayée, sans éveiller l'intérêt. Puisque le seul intérêt semble de retenir l'épisode raclure.
D'où la raison de mon manque d'étonnement.
En tout cas, je te remercie au moins d'avoir remis un peu la série sur la selette.
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Messagepar Mad sur 27 Fev 2005 10:07

Je pense que Guigui a fait un lapsus, il voulait sûrement dire "N'importe quoi cet épisode"... Et même moi qui suis très indulgente, je l'ai trouvé assez mauvais. Et pourtant, j'aime bien Walt, c'est pratiquement mon perso préféré, s'il avait un peu plus de profondeur, et cet épisode qui aurait pu lui en donner tombe à plat. C'était décevant... :(
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Messagepar Guigui sur 27 Fev 2005 13:57

Bien sûr, j'ai écris ce post à 3:51 quand même...
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Insomnie

Messagepar tonnerre de brest sur 27 Fev 2005 19:53

Et pourtant, j'aime bien Walt, c'est pratiquement mon perso préféré, s'il avait un peu plus de profondeur, et cet épisode qui aurait pu lui en donner tombe à plat. C'était décevant...


En fait je pense que cet épisode est purement fonctionnel: il a pour but de ressouder le couple Sarah/Walt... Comme je l'ai dis plus haut, l'importance des rapports sentimentaux est un facteur premier dans cette série.
Cela a pour but de préparer l'arrivée en force du personnage de Rebecca dans la série (cf les deux premiers épisodes, résumé et commenté).
c'est d'ailleurs quelque chose qui me trouble car dans la mythologie, ce personnage ne doit pas évincer le rapport privilégié entre John et son amour perdu, Sarah.
Plus simplement, la série se lance sur une quantité d'épisodes plus grande par saison alors que jusque là tout était assez resséré: d'où une plus grande inégalité.
Mais même avec un scénario qui ne casse pas des barreaux de chaise (mais qui n'est quand même pas non plus au niveau zéro !), il y a toujours un processus de réalisation vraiment intéressant.

Bien sûr, j'ai écris ce post à 3:51 quand même...


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Messagepar sygbab sur 28 Fev 2005 13:29

Je me suis perdu sur ce topic...

Je crois qu'en fait, ce qui est le plus rédhibitoire dans tes analyses, c'est que tu procèdes à de longs résumés commentés. Je ne pense que ce soit la meilleure solution d'intéresser, on a souvent tendance à sauter les phases résumées parce qu'on a vu l'épisode, et du coup on peut louper des parties d'analyse. Personnellement, j'essaye toujours de procéder à une analyse non linéaire la plupart du temps, car au début je procédais de la même manière que toi et on m'a fait remarquer que c'était légèrement chiant. Attention, je ne dis pas que ce que tu écris est nul, c'est très intéressant au contraire, je pense simplement que c'est l'effet "long résumé commenté" qui peut gêner.
Il est seul contre le reste du monde, personne ne le comprend... Supportera-t-il cet isolement ?
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Effort

Messagepar tonnerre de brest sur 28 Fev 2005 16:38

Je crois qu'en fait, ce qui est le plus rédhibitoire dans tes analyses, c'est que tu procèdes à de longs résumés commentés. Je ne pense que ce soit la meilleure solution d'intéresser, on a souvent tendance à sauter les phases résumées parce qu'on a vu l'épisode, et du coup on peut louper des parties d'analyse. Personnellement, j'essaye toujours de procéder à une analyse non linéaire la plupart du temps, car au début je procédais de la même manière que toi et on m'a fait remarquer que c'était légèrement chiant. Attention, je ne dis pas que ce que tu écris est nul, c'est très intéressant au contraire, je pense simplement que c'est l'effet "long résumé commenté" qui peut gêner.



Tu n'as pas tord, et ce d'autant plus que j'emploie rarement ce procédé (lis mes analyses sur d'autres sujets, c'est très différent). Mais dans ce cas précis, la soumission des effets spéciaux au récit oblige à des phases de description. Peut-être est-ce trop sémiologique, mais je ne vois pas vraiment comment faire autrement, sinon, comme le disait Guigui, aérer la présentation.
Je pense que l'autre question qui se pose vient de l'aspect rédhibitoire des posts longs. Et là par contre je ne suis plus d'accord du tout. D'autres personnes font des posts très longs. Le net nous rend-il trop fainéant pour les lire ? Doit-il nous obliger à des "fast-analyses" ? L'effort de celui qui écrit doit-il être sanctionné parce qu'il essaie d'être un minimum exhaustif (et quelque soit le sujet abordé, c'est vraiment un minimum) ?
Le lecteur ne doit-il pas faire un effort également ?

Quand nous lisons une critique hyper-élaboré dans un journal, nous nous concentrons, nous nous arrêtons et nous revenons s'il le faut. Et nous ne nous posons pas ce genre de questions.

Bien sûr on est pas ici pour faire des bouquins, mais une analyse longue et sérieuse a droit de cité, et d'être critiquée, ou commentée, à condition qu'un effort de l'interlocuteur soit fait. Moi, je fais l'effort. J'ai conscience que les posts de présentations des deux premiers épisodes étaient longs, mais c'était par un sincère soucis du détail, et il ne m'était guère possible d'envisager la chose autrement.
Maintenant, sur un site aussi foisonnant, il faut faire des choix de lecture, et d'écriture.

Si on essaie d'apporter une grande densité à ce qu'on écrit parfois, et que cela "déborde", ça n'est condamnable. C'est plutôt un respect pour l'intelligence et la curiosité de ceux qui veulent lire.
:wink:
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Re: Effort

Messagepar sygbab sur 28 Fev 2005 17:20

tonnerre de brest a écrit:Tu n'as pas tord, et ce d'autant plus que j'emploie rarement ce procédé (lis mes analyses sur d'autres sujets, c'est très différent). Mais dans ce cas précis, la soumission des effets spéciaux au récit oblige à des phases de description. Peut-être est-ce trop sémiologique, mais je ne vois pas vraiment comment faire autrement, sinon, comme le disait Guigui, aérer la présentation.


Je crois que les phases de description doivent quand même être vraiment minimalistes dans l'analyse d'un épisode. Personnellement j'ai tendance à ne pas les lire car je me rappelle de l'épisode, des scènes, et je n'ai pas envie que l'on me récite ce que je sais déjà, et en sondant mon entourage à qui je fais souvent lire ce que j'écris, je me suis rendu compte que c'est quasiment du 100%. C'est donc pour ça que pour ma part, je tente toujours de beaucoup plus me centrer sur l'analyse et d'inclure de temps en temps des références à quelques scènes clés pour situer les évènements, mais sans forcément rappeler tout ce qui se passe dans l'épisode. Le revers de la médaille, c'est qu'il peut m'arriver d'omettre quelques détails.

Si tu veux, je peux toujours te donner les liens vers ce que j'ai écrit (personne n'a vu que je me fais de la pub, c'est bon ?), pour que tu me dises ce que tu penses de mon approche et si la meilleure solution ne serait pas entre les deux. Encore une fois, je tiens à te préciser que ce ne sont absolument pas les commentaires qui pèchent.

Je pense que l'autre question qui se pose vient de l'aspect rédhibitoire des posts longs. Et là par contre je ne suis plus d'accord du tout. D'autres personnes font des posts très longs. Le net nous rend-il trop fainéant pour les lire ? Doit-il nous obliger à des "fast-analyses" ? L'effort de celui qui écrit doit-il être sanctionné parce qu'il essaie d'être un minimum exhaustif (et quelque soit le sujet abordé, c'est vraiment un minimum) ?
Le lecteur ne doit-il pas faire un effort également ?


Je n'ai rien contre les posts longs, j'adore les discours argumentés et quand j'en ai le courage (de moins en moins en ce moment, je l'avoue), je suis de la partie sans problème. Mais je me rends compte que de plus en plus, effectivement, beaucoup de personnes sont tout de suite effrayées quand elles voient un post dépassant la vingtaine de lignes. C'est surtout psychologique d'ailleurs, car il n'y a pas longtemps - toujours en en parlant dans mon entourage, i.e. des amis qui utilisent le net régulièrement et à fortiori fréquentent quelques forums -, certains m'ont dit qu'à la limite un long post séparés en plusieurs posts plus courts faisait mieux passer la pilule. Mais est-ce que cela est forcément un signe de fainéantise ? Parce qu'il ne faut pas oublier que lire sur un pc, ça fatigue aussi, et les yeux en prennent un coup ; je le sais mieux que quiconque moi qui me retrouve avec les yeux explosés tous les soirs à cause de ma forte myopie doublée d'une astygmatie assez gênante. Disons qu'il y a sûrement des deux.

Quand nous lisons une critique hyper-élaboré dans un journal, nous nous concentrons, nous nous arrêtons et nous revenons s'il le faut. Et nous ne nous posons pas ce genre de questions.


Oui, je suis d'accord. Mais par rapport à ce que je dis au-dessus, la lecture d'un journal est beaucoup moins éprouvante. C'est peut-être aussi parce que le net n'est pas encore associé à la lecture. Tiens, ça me fait penser à quelque chose justement (désolé si c'est un peu décousu mais je viens juste de m'en rappeler) : dernièrement mon père a entendu à la radio que nous utilisons beaucoup plus de papier depuis que le net existe. Et c'est en partie parce qu'un bon nombre de personnes préfèrent imprimer les pages Web qui les intéresse plutôt que de les lire directement sur l'écran. Si on part de ce raisonnement, il est évident qu'une personne ne va pas s'amuser à tout le temps imprimer les pages d'un forum pour pouvoir lire les posts et y répondre, surtout qu'entre temps d'autres personnes auront sûrement répondu.

Bien sûr on est pas ici pour faire des bouquins, mais une analyse longue et sérieuse a droit de cité, et d'être critiquée, ou commentée, à condition qu'un effort de l'interlocuteur soit fait. Moi, je fais l'effort. J'ai conscience que les posts de présentations des deux premiers épisodes étaient longs, mais c'était par un sincère soucis du détail, et il ne m'était guère possible d'envisager la chose autrement.
Maintenant, sur un site aussi foisonnant, il faut faire des choix de lecture, et d'écriture.


J'entrevois un autre petit problème, mais ce n'est qu'une théorie. Sur des topics comme "Pourquoi ça part toujours en vrille", les posts longs ne sont pas rares, mais ils sont dirigés généralement vers une seule personne, qui a donc tout le loisir de répondre ensuite pour "se défendre" et ce même si plusieurs personnes sont passées entre temps sur le topic. Par contre, une analyse comme celle que tu as faite par exemple est destinée à tous, et il peut se passer que quelqu'un qui est en train de réagir se dise "oui mais si un autre l'a fait avant moi ?". Je dis ça car il arrive que pendant que l'on réponde à un sujet la bataille fait rage pendant ce temps et que lorsque vient le temps où on clique enfin sur le bouton "Envoyer ", on se rend compte que plusieurs messages ont été postés entre temps et que les arguments que l'on avance soent caducs.

Bon, là, je crois que c'est un peu de mauvaise foi et ça fait limite le type "je cherche des excuses", mais chut, faut pas le dire.

Si on essaie d'apporter une grande densité à ce qu'on écrit parfois, et que cela "déborde", ça n'est condamnable. C'est plutôt un respect pour l'intelligence et la curiosité de ceux qui veulent lire.
:wink:


Il y a l'effet inverse qui peut se produire : le lecteur peut penser que tu te la pètes et que tu veuilles démontrer toute l'étendue de ta puissante faculté d'analyse qui est une des nombreuses facettes de ton intelligence supérieure, et pour le coup il peut te trouver extrêmement narcissique et par-dessus le marché vantard.

Comment ça c'est de la mauvaise foi ?
Il est seul contre le reste du monde, personne ne le comprend... Supportera-t-il cet isolement ?
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Constat

Messagepar Amrith Zêta sur 28 Fev 2005 19:38

La seule chose qu'il y a de rédhibitoire dans tes analyses, c'est la série sur laquelle elles portent, surface plane qui ne mérite pas la moindre réflexion.
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Messagepar sygbab sur 28 Fev 2005 19:42

Rho Amrith, toutes les séries ne sont pas sujettes à une masturbation intellectuelle comme MillenniuM ou NGE. Spice de petit élitiste va.
Il est seul contre le reste du monde, personne ne le comprend... Supportera-t-il cet isolement ?
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Rapport

Messagepar Amrith Zêta sur 28 Fev 2005 21:44

sygbab a écrit:Rho Amrith, toutes les séries ne sont pas sujettes à une masturbation intellectuelle...


Ben apparemment si.
La preuve ce topic. Si tu peux disserter tant de posts sur Dead Zone, alors tu peux disserter sur tout le reste sans problèmes 8)
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Re: Rapport

Messagepar sygbab sur 28 Fev 2005 21:50

Mais si nous dissertons sur ce que tu considères comme une daube, peut-être est-ce parce que nous n'avons pas les capacités intellectuelles de viser plus haut, ne crois tu pas ? Malheureusement pour nous, nous ne t'arrivons même pas à la cheville, toi le Maître d'Evangelion, le Dieu d'Evangelion, et j'en passe et des meilleures, et pareil pour MillenniuM.

N'empêche que Dead Zone c'est mieux que MM, parce que les visions de Johnny elles sont plus classes visuellement que celles de Frank. Et toc !
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Comment rendre compte de la complexité de l'image ?

Messagepar tonnerre de brest sur 01 Mar 2005 18:34

Merci de cette réponse, sygbab :wink: .

Je crois que les phases de description doivent quand même être vraiment minimalistes dans l'analyse d'un épisode.


C'est vrai. Mais ce qui m'intéresse du point de vue réalisation, c'est la construction plan par plan qui amène à effet déterminé: c'est ce soucis du détail qui m'amène parfois à un aspect descriptif. L'art de l'image est un art d'orphèvre, très complexe. On ne peut pas seulement se baser sur le souvenir, surtout quand il suffit d'une poignée de plan pour réaliser une belle réalisation esthétique.
Mais les descriptifs que j'ai fait là étaient aussi destinés à ceux qui n'avaient pas vu ces épisodes, ou qui ne les avaient pas enregistré, et ne pouvaient pas revoir les éléments de mise en scène.
En règle général, j'essaie de faire aussi dans le minimum :wink: .

Si tu veux, je peux toujours te donner les liens vers ce que j'ai écrit (personne n'a vu que je me fais de la pub, c'est bon ?), pour que tu me dises ce que tu penses de mon approche et si la meilleure solution ne serait pas entre les deux.


Avec un très grand plaisir :yeah: !

Je n'ai rien contre les posts longs, j'adore les discours argumentés et quand j'en ai le courage (de moins en moins en ce moment, je l'avoue), je suis de la partie sans problème. Mais je me rends compte que de plus en plus, effectivement, beaucoup de personnes sont tout de suite effrayées quand elles voient un post dépassant la vingtaine de lignes


Moi aussi le courage m'abandonne, maintenant. :roll:
Quand je parle de fainéantise, j'exagère un peu. Je dis seulement qu'il est difficile de tout lire sur tous les sujets. Alors quand je vois un post long qui m'intéresse, je m'attache à sa lecture, sa réponse le cas échéant, et je remets le reste au lendemain.
c'est vrai que le P.C. arrache les yeux, mais c'est surtout, comme tu le dis, parce que le net n'est pas associé à la lecture (mais alors à quoi est-il associé :shock: ?).

surtout qu'entre temps d'autres personnes auront sûrement répondu.


Le fait que les réponses se croisent n'est pas très grave: on arrive vite à situer qui répond à quoi, quand un topic ne subit pas la bousculade :aha: .

Par contre, une analyse comme celle que tu as faite par exemple est destinée à tous, et il peut se passer que quelqu'un qui est en train de réagir se dise "oui mais si un autre l'a fait avant moi ?". Je dis ça car il arrive que pendant que l'on réponde à un sujet la bataille fait rage pendant ce temps et que lorsque vient le temps où on clique enfin sur le bouton "Envoyer ", on se rend compte que plusieurs messages ont été postés entre temps et que les arguments que l'on avance soent caducs.


Idem :D ! D'ailleurs, que certains arguments ressemblants proviennent de personnes différentes est plutôt un phénomène intéressant, propre aux débats type internet.

Il y a l'effet inverse qui peut se produire : le lecteur peut penser que tu te la pètes et que tu veuilles démontrer toute l'étendue de ta puissante faculté d'analyse qui est une des nombreuses facettes de ton intelligence supérieure, et pour le coup il peut te trouver extrêmement narcissique et par-dessus le marché vantard.


:D !
Non, ça n'est vraiment pas mon genre. :wink: Si quelqu'un livre une impressionnante analyse d'une oeuvre, je suis le premier à être intéressé, et à vouloir apprendre des choses. Le partage, c'est fait pour ça, ce type de site ! Pas pour se foutre sur la gueule gratuitement. J'adore la mise en scène, j'essaie de l'étudier, de l'analyser pour en donner un compte-rendu qui soit le plus précis possible.
Quand on apprécie une oeuvre, c'est aussi une marque d'enthousiasme qu'on voudrait communicatif. Mais de là à avoir l'orgueil de prétendre que ce que l'on écrit est "supérieur", non ! Vraiment pas. Pour moi ce type de prétention est contraire à toute éthique.
On propose, on dispose, c'est tout.
Quant à ceux qui se sentent agressés par une volonté d'analyse un peu "complexe", c'est une contre-pensée improductive.
Là encore, l'interface internet mélange être et paraître.

La seule chose qu'il y a de rédhibitoire dans tes analyses, c'est la série sur laquelle elles portent, surface plane qui ne mérite pas la moindre réflexion.


C'est un point de vue qui peut se justifier, et j'ai déjà noté tes sévères critiques à l'encontre de cette série. :wink:
Notre divergence est totale sur ce point, ça ne va pas être le pugilat pour autant (perte de temps). J'essaie d'intéresser à ce qui m'intéresse, et je le fais de façon argumentée, sur la mise en scène et autres.
Je suis plutôt attentif aux autres, et je peux finir par m'intéresser à des séries que je n'aurais jamais regardé.
J'aime à croire que les autres sont ainsi. Sinon, tant pis: les choses ne doivent pas être unilatérales.
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Inspirations hitchcockiennes

Messagepar tonnerre de brest sur 06 Mar 2005 5:36

L'épisode "Les Jumeaux" est particulièrement intéressant, en cela qu'il s'inspire ouvertement de deux films d'Alfred Hitchcock: "La Corde" ("The Rope"- 1948) et de "Psychose" ("Psycho"- 1960).

Image

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"La Corde" est un film unique puisqu'il est en un seul plan-séquence, en temps réel, et entièrement tourné dans un décor d'appartement. Le film s'inspirant d'une pièce de théâtre, Hitchcock maintient tout le monde dans un cadre serré. Expérience audacieuse pour le cinéaste qui ne jurait que par le choc des plans, selon l'école d'Eiseinstein et de Griffith.

Mais ce n'est pas le sujet. Dans l'épisode en question, les deux scénaristes et le réalisateur rendent hommage au Maître.

"La Corde"
raconte comment deux étudiants surdoués imaginent le crime parfait en se gaussant de leur ancien professeur (James stewart). Ils étranglent un autre étudiant, le mettent dans une caisse, puis invitent plusieurs personnes, dont le prof, à une réception. Ils mettent la nappe et les couverts sur la caisse et tout le monde discute autour de la caisse où il y a le cadavre ! Ils dialoguent sur la pensée nihiliste que leur prof leur a enseigné, poussant le jeu jusqu'à rendre l'ambiance délétère, testant ainsi leur enseignant sur sa capacité à découvrir que quelque chose ne va pas... Ce que le professseur comprend peu à peu...

L'épisode "Les Jumeaux" reprend la thématique. Alors que John Smith fait des courses "vestimentaires" avec Bruce, un homme vient dans sa direction et le touche volontairement: John a aussitôt la vision de deux hommes masqués, et d'une jeune femme poignardée dans une cave. L'assassin présumé s'enfuit, mais en donnant rendez-vous à John à 21 H. le lendemain avant que l'irréparable ne soit commis. Cela pourrait ressembler à un énième défi adressé au médium.
Que nenni...
John a tôt fait de découvrir que l'homme a un jumeaux, qu'ils enseignent ensemble les droits civiles à l'université. Avec Bannerman, John les suit jusqu'à une fête étudiante et sans mandat, ils retrouvent les jumeaux en train de s'en prendre à leur victime dans une cave. Pourquoi un jeu de piste aussi facile ?
Parce que tout est filmé, que le meurtre est une mise en scène, avec du faux sang. Les jumeaux ont voulu prouvé que Smith n'est pas infaillible, que ses visions peuvent l'égarer, et ils se gaussent de lui dans toute la presse et sur le réseau internet en passant le film de l'arrestation ridicule.
Sans compter qu'ils le poursuivent avec Bannerman pour absence de mandat.

Comme dans "La Corde", deux personnes échaffaudent une mise en scène macabre afin de retourner la psychée d'un homme contre lui. James Stewart professait en théorie une misanthropie que ses étudiants ont mis en pratique, en poussant la négation de l'autre jusqu'à le tuer, afin de manipuler, de se jouer de leur mentor.
John Smith ne met pas en doute ses visions, et sa capacité à résoudre des affaires policières. Les jumeaux mettent à l'épreuve cette conviction en le manipulant, en simulant un meurtre, afin de discréditer le médium, dont les pouvoirs portent selon eux une grave attaque à la liberté individuelle.
Dans les deux cas, le bouc émissaire est le provocateur involontaire d'une machination monstrueuse.

Bien sûr l'histoire ne s'arrête pas là. John, en comparant son souvenir de la vision et les images filmées (intéressantes comparaison de deux "medium") se rend compte que les images ne correspondent pas. Le meurtre va donc bien avoir lieu. Trop tard, le soir même, celle qui avait participé à la mascarade est retrouvée poignardée dans une cave.

La scène du meurtre ramène à "Psychose". Dans sa première vision, John voit le corps de la victime assis sur une chaise, avec une lampe qui oscille, faisant passer à chaque tour de la luminosité aux ténèbres. Vous avez tous reconnu la scène finale de Psychose où Vera retrouve la mère empaillée de Norman Bates dans la cave.

Image

La scène est si célèbre que tout cinéphile la reconnaît sans problème dans sa transposition dans la série. De même, Bates agresse Vera masqué, comme les jumeaux agissent masqués.
Mais ce sont des professeurs de droit, brillant comme les amis de "La Corde". Une vision n'est pas une preuve. Et comme dans "La Corde", "Le crime était presque parfait"...
Etait...
Car John découvre que seul l'un des frères est l'assassin. Il ne pouvait pas supporter qu'une femme vienne briser leur relation fraternelle. La mascarade était donc un prétexte, un "Mc guffin", dirait Hitchcock, pour préparer le vrai meurtre. John décrédibilisé, il pouvait se servir de la marge d'erreur des visions comme alibi. Les jumeaux forment alors comme une seule et même personne en proie à une totale schizophrénie. Les deux ne doivent faire qu'un, et une femme venant s'immiscer dans le duo, le duo éclate. Norman Bates est deux en un, puisqu'il a une seconde personnalité qui le domine: sa mère, qui ne supporte pas qu'il puisse toucher une femme. D'où son meurtre...
Par une astuce, une mise en scène encore, Bannerman et Smith font craquer le meurtrier.
La fratrie se brise alors.

A ce moment, "La Corde" et "Psychose" sont alors mélangés, étroitement emmêlés. A l'image de l'épisode. Comme dans "La Corde", un des deux surdoués de la manipulation est plus faible que l'autre et laisse percer le soupçon. A l'homosexualité latente évoquée par le film entre les deux répond ici l'amour fraternel. Dans les deux cas, ils sont indissociables. Mais comme dans "Psychose", la pomme de la discorde détruit l'unité des deux entités/duos. Ainsi le très beau plan de l'aveu se fait devant un miroir: le frère regarde dans la glace l'image dissociée de sa personne, comme s'il voulait retrouver l'unité perdue. Mais c'est une glace sans teint et soudain la lumière révèle à la place du reflet le vrai jumeaux qui reçoit les aveux, horrifié. Désormais, ils seront toujours séparés par une cloison.

Il ne reste plus à John Smith qu'à contempler le masque de la mascarade pourtant utilisé lors du vrai crime. C'est un masque tragique de Comedia dell' arte.
La pièce a mal tourné, et il ne reste que la brisure...
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Messagepar Mad sur 06 Mar 2005 14:06

Arf, je peux pas lire ce que tu as écrit Tonnerre, j'ai pas encore vu "Psycho" !!! :cry:
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yep ! bien vu !

Messagepar Guigui sur 06 Mar 2005 15:17

Pas mal l'analyse Tonnerre, effectivement il y a de ça... Cet épisode m'avait également paru avoir une ambiance Hitchcockienne sans pouvoir mettre forcément le doigt sur les élements me donnant cette forte impression. Ceci dit, je suis déçu par la fin de l'épisode pour la facilité avec laquelle l'un des frères se retourne contre l'autre pour simuler sa propre mort faisant alors avouer son "double", accablé par la culpabilité...
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