Minority report & Paycheck

Avatar pourri ? The Dark Knight chef d'oeuvre ? You decide !

Modérateur: Amrith Zêta

Messagepar Kri... sur 05 Mar 2004 22:46

[quote]Cela ne veut pas dire grand-chose : tous les films récemment sortis bénéficient de l''enthousiasme du moment. Il faudra attendre le recul de quelques années pour voir plus clairemen qu''elle est l''opinion générale et le statut du film dans le genre.[/quote]
Moi personelement qund j ai une opinion , 95 % du temps , je la garde et je me fous completement de ce que penseront les gens du film dans 20 ans . Pour moi , Minority report est genial et crois moi , c pas ce que je pense de tous les films de SF !!!!!!

De plus , je pense qu il est tres rare qu un film debarque et se hisse aussi haut dans l opinion des spectateurs , donc pour moi ca ne peut etre qu un gage de reussite

A +++ , Kritschgau live from Peterborough
Kri...
 

Messagepar Kri... sur 05 Mar 2004 22:47

Le mois de septembre se termine ( ca me fait penser qu'il faut que je rende mon rapport de stage !! )et c'est bientôt le début du mois d'octobre !!! Et qu'est ce qui se passe le 2 oct ?? Hé oui , braves gens , le 2 oct sort Minority report , le dernier Spielberg avec Tom Cruise :

Alors j'en entend déjà dire , de toutes facons , ce mec il a fait que des daubes : il coule tous ses films avec ses bons sentiments !!!
Pourquoi ce film serait different ???

Et pourtant , force est de constater que ce film est totalement different de ce qu'il a pu faire auparavant !!! Avant de voir MR , je n'étais pas vraiment fan de Spielberg : je trouvais que c'était un bon cinéaste mais sans plus, exception faite de la liste de Schindler qui est pour moi un monument

Là , pendant 2h20 , j'étais accroché à mon siège jusqu'à la dernière minute (certains regreteront quand même que Sp ait laissé les 20 dernières minutes). Je l'ai vu 2 fois en Angleterre et je pense que je le verrais au moins autant de fois en France

Une preuve parmi d'autres que ce film ne peut être que different : ces paroles de Spielberg

<<j'ai dit à Janusz (responsable de la photographie) que je désirais faire le film le plus laid , le plus sale de ma carrière . je le voulais sombre , granuleux et particulièrement froid>>

<<Ce qui m'interessait , c'était de trouver quelques chose qui me stimule .On m'a offert tous les films qui ont eu du succès ces dernières annes . Je suis la première personne à laquelle ils ont apporté Harry Potter et Spider Man . Je les aime tous les 2 et mes enfants étaient désespèrés que j'abandonne ces projets . Il était temps pour moi de faire des choses qui représentaient à mes yeux de réels défis . Faire ces films auraient été une décision purement commerciale >>

Dans ce film , Spielberg n' hésite pas à introduire une certaine ambiguité dans les personnages : tout le monde a son coté lumineux et son coté obscur . De l'action , il y en a ( ne vous attendez pas à voir un film intimiste) mais elle n'est là que pour servir l'histoire pareil pour le futur proche qui est décrit: rien ne doit faire de l'ombre à l'histoire ki est racontée .

DE nombreuses questions métaphysiques sont posées :
- doit on faire passer la sécurité la plus totale devant la vie de 3
êtres humains ?
- faut il faire confiance dans la prédétermination ?
- ...etc

Ne vous attendez à voir le sourire colgate de Tom Cruise , il est quasiment absent du film, celui-ci est totalement crédible dans le role de ce flic pourchassé et complètement troublé par une blessure psychologique profonde. Tous les personnages sont consistants et pas de simples caricatures

Bref , c'est du grand art dans le registre du film noir : une première pour Spielberg. J'entend d'autres ronchons dire : daboreuh Tom Cruise , il est scientologue , j'irai pas voir ce film !!

Minority report n'a eu qu'un succès d'estime aux Etats unis permettant de le rentabiliser mais pas de faire de gros benefs , alors qu'il mérite le carton complet. C'est en loupant de tels films qu'on privilègie les nanars bourrés d'explosion et ne possedant pas une ligne de scénario : au moins , ca permet aux pontes de studios de pas faire trop chauffer leurs petits neurones

C'est très facile pour Tom Cruise de rapporter de l'argent à la scientologie en faisant un Mission impossible 10 qui ne sera qu'un simple produit marketé pour le marché et qu'une simple machine commerciale à faire de l'argent

A ++ , Kri ....
Kri...
 

Messagepar Scrambler sur 05 Mar 2004 22:49

[quote]Alors j''en entend déjà dire , de toutes facons , ce mec il a fait que des daubes : il coule tous ses films avec ses bons sentiments !!![/quote]Daboreuh :), j''aimerais tant entendre prononcer le nom de [color=green]Philip K. DICK[/color] avant celui de Spielberg le récupérateur... Ensuiteuh, vu que j''ai lu à peu près tout ce que [color=green]Philip K. DICK[/color] est connu pour avoir écrit (de SF), en français (souvent en plusieurs traductions) autant qu''en anglais (américain), je me porte bien. Donc, je suis presque certain que je n''irais pas voir le film... D''autant que [color=green]Philip K. DICK[/color] est mon auteur fétiche et que j''ai été déçu par la transposition de l''oeuvre de Tolkien (autre auteur "géant" que j''apprécie) sur le grand écran. Cela dit, Ridley Scott a fait un particulièrement bon boulot sur Bladerunner (assisté de Vangelis, Ford et consorts).

Mais enfin, comme je l''ai écrit plus tôt : [i]"Et quand on sait que Philip K. Dick a dénoncé plus que tout les manipulations mentales... Tom Cruise, en tant que membre et porte-parole de la scientologie, apparaît donc ici en récupérateur particulièrement cynique et malvenu. Hélas tout fout le camp (combien de spectateurs de ce film connaissent l''oeuvre de PKD et son importance sans cesse croissante ?)..."[/i]

PS : vous avez bien noté le nom, hein, c''est [color=green]Philip K. DICK[/color]... Et là, si vous appréciez/recherchez les univers noirs, pessimistes, paranoïaques... vous serez servis.
Scrambler
 

Messagepar Kri... sur 05 Mar 2004 22:50

Hé ouais , c'est la règle à Hollywood , en général , quand quelqu'un fait un film , on entend plus parler de celui qui l'a réalisé que du livre qui a inspiré le script , à part si celui-ci est un best seller gigantesque (genre le seigneur des anneaux )

De plus , Minority report s'est inspiré d'une nouvelle et pas d'un roman de Philip K. Dick , ce qui veut dire que le travail qui a été fait sur le script est gigantesque et ce n'est pas de la simple récupération : de nombreux aspects du film n'étaient même pas envisagé dans la nouvelle et notament les aspects humains ambigus et métaphysqiue de l'histoire .
Si le film est aussi bien aujourd'hui , ce n'est pas forcément grace à Philip K. Dick

Voici ce qu'a dit Peter Fondu ( connu pour être sans concession envers les films qu'il voit et en particulier envers les films US) en présentant les films de la semaine prochaine et en introduisant Minority Report dans l'émission ciné de la radio parisienne Oui FM ( 102.3 ): << la résurrection de Steven Spielberg , dans un gros , gros film de science fiction >>

A ++ , Kri...
Kri...
 

Messagepar Scrambler sur 05 Mar 2004 22:52

[quote]<< la résurrection de Steven Spielberg , dans un gros , gros film de science fiction >>[/quote]
[color=red]UNE FOIS POUR TOUTES : CE N''EST DU SPIELBERG, C''EST DU [b]PHILIP K. DICK[/b][/color], l''auteur de science-fiction (1928-1982) subversif par excellence (avec Norman Spinrad, John Brunner et deux ou trois autres) !!!
:grbl:
A la condition qu''il respecte le sens global de l''oeuvre de Dick (l''exploitation de l''homme par l''homme, la réalité truquée...), Spielberg peut bonifier l''histoire, lui donner des orientations ou des développements différents du travail original, mais il n''en est pas l''inventeur. D''autant moins que les écrits de Dick portent largement assez de puissance en eux pour se suffire à eux-mêmes.
Scrambler
 

Messagepar N°6' sur 05 Mar 2004 22:53

Faut pas exagérer Scrambler, c'est avant tout un film de Spielberg. L'oeuvre de K.Dick constitue certainement un matériau solide et très prometteur, mais en l'occurence il s'agit de cinéma, d'une adaptation d'un roman pour faire un film : le réalisateur est donc le grand manitou, le big boss, le number one, le numero uno. Il a pour tâche, avec le scénariste, d'adapter l'histoire (et oui, mieux vaut s'attendre à des changements de l'histoire originale), de diriger les acteurs, créer le visuel du film, etc., bref, de créer tout ce qui constitue un film. Spielberg n'a pas à être au service de K.Dick et de son histoire, il doit seulement s'en inspirer pour créér un bon film. Alors bien sûr, l'histoire est due à K.Dick, ce qu'il ne faut évidemment pas perdre de vue, mais Spielberg, Scott Franck & Jon Cohen, les deux scénaristes, et quelques autres sont les auteurs de ce film, avec K.Dick. Comme on dit, chacun est maître en sa demeure.
N°6'
 

Messagepar Kri... sur 05 Mar 2004 22:53

Mon cher Scrambler : Sais tu pourquoi le cinéma est appelé 7ième art ?? Parce que le cinéma est un art à part entière . Bien sur , tous les films s'appuient sur des scripts

Pour moi , un mauvais script ne peut pas accoucher d'un bon film ; mais un bon script peut tout à fait faire un mauvais film , suffit
qu'il soit confié à un réalisateur qui ne sache pas le mettre en image .

Je trouve que Phillippe K Dick a beaucoup de chance de se faire citer à chaque fois qu'on fait un film qui l'adapte (c'est d'ailleurs Blade runner , parce qu'il a été bien mis en image par Ridley Scott, qui lui a donné une renommée internationale et pas l'inverse.)

En effet , beaucoup d'auteurs ayant apporté leur inspiration au cinéma ne sont jamais cités et je trouve ca dommage .

Spielberg grace à son talent a réussi à faire un grand film grace à une bonne idée de Philippe K Dick, mais ca s'arrete là !!! Je ne suis pas sur que ca aurait été un si bon film avec les réalisateurs d'Independance Day aux commandes !!!!! A bon entendeur , salut !!!

A ++ , Kri....
Kri...
 

Messagepar JL Roush sur 05 Mar 2004 22:53

Je suis d'accord avec le No6, Scrambler, autant que j'aie d'estime pour PKDick. Meme si je n'ai pas lu une de ses oeuvres, il est dans ma liste de bouquins a lire. Et la mauvaise transposition de livres au cinema, ca je connais: Jurassic Park, Le Monde Perdu, Sphere ont permis de faire de Michael Crichton un auteur tres connu mais l'esprit des livres ne se retrouve pas dans les films. Pareil pour Lord of the Rings qui selon moi ne peut etre transpose au grand ecran, comme Homere. Mais un film a beau etre inspire par un livre, l'interpretation est toute autre, et c'est celle du realisateur et de toute l'equipe de production. PKDick sera accredite comme inspirateur de Minority Report film, mais le film reste de Spielberg. Et en ce qui concerne la qualite du film, j'en saurai plus dans une semaine. :)
___
D-26 before The Truth

"We predict the future. And the best way to predict the future is to invent it."
JL Roush
 

Messagepar Scrambler sur 05 Mar 2004 22:56

Bien... récapitulons...

[color=green]Quelqu''un sera-t''il assez aimable (et renseigné) pour me définir ce que sont le style et/ou le talent de Steven Spielberg ? Sur la forme et sur le fond ? En clair : qu''est-ce qui caractérise un film au point que l''on puisse dire que c''est là avant tout l''oeuvre de Spielberg et pas autre chose ?[/color]

[quote]Je trouve que Phillippe K Dick a beaucoup de chance de se faire citer à chaque fois qu''on fait un film qui l''adapte[/quote]
Ne t’es-tu donc pas interrogé sur la raison de ce phénomène ?

[quote](c''est d''ailleurs Blade runner , parce qu''il a été bien mis en image par Ridley Scott, qui lui a donné une renommée internationale et pas l''inverse.)[/quote]
Non. C''est en effet par ce film, qui est sorti sur les écrans l''année de sa mort (après sa mort en fait), que le grand public a découvert Philip K. Dick, mais sa renommée internationale était déjà largement établie auparavant (en particulier en France [b](*)[/b]). Pour mémoire, Dick a quand même reçu un Hugo, la plus prestigieuse distinction en matière de science-fiction, en 1963 pour "Le maître du haut château", alors qu’il n’a commencé à écrire qu’au milieu des années cinquante. Et soit dit en passant, la renommée du film "Blade runner" tient autant à Ridley Scott et à Philip K. Dick, qu''au design futuriste de Syd Mead et aux musiques de Vangelis. Seulement, qui connaît aujourd’hui Syd Mead ou Vangelis, tous deux pourtant considérés comme visionnaires et génies dans leur domaine respectif et respectés pour cela ??? Et au final, vingt après, c’est un fait établi que "Blade runner" n’est globalement connu que des amateurs de Philip K. Dick. Normal me direz-vous, puisque "le grand public n’est pas amateur de science-fiction" contrairement à l’idée reçue.

Détail croustillant qui va dans ce sens : tout le monde parle de Dick, mais peu nombreux sont ceux qui l’ont lu... Pareil pour Blade runner : statistiquement, ce film influent échappe à la majorité.

[quote]Mon cher Scrambler : Sais tu pourquoi le cinéma est appelé 7ième art ?? Parce que le cinéma est un art à part entière .[/quote]
Hmmm... nous pourrions jouer à "art majeur contre art mineur" aussi, ou à "de l''intérêt de vulgariser les oeuvres écrites en les adaptant sous une forme audiovisuelle davantage séduisante et digeste pour le grand public". Nous pourrions, mais je gage que nous tournerions vainement en rond.

[quote]Pour moi , un mauvais script ne peut pas accoucher d''un bon film[/quote]
J''entends pourtant régulièrement les critiques affirmer l''inverse.

[b](*)[/b] C''est en France que l’oeuvre de Philip K. Dick a été consacrée avant d''être publiquement acceptée aux USA où elle était vraiment trop subversive et où elle a principalement attiré à son créateur les foudres des pouvoirs publics : c''est sûr que d''écrire à mots couverts à chaque page que le gouvernement, quel qu''il soit, est corrompu et qu''il manipule le plus grand nombre dans l''intérêt d''une minorité... cela fait désordre.
Scrambler
 

Messagepar KillerJ sur 05 Mar 2004 22:56

Hip tlm!!!

Ceci s'adresse à tout les fans de Philip K. Dick, Scrambler si tu nous regardes! ;o) Bref, un documentaire sur ce petit bonhomme est prévu sur CanalJimmy, le jeudi 3 octobre à 22h30 jusqu'à 23h25, donc vous savez ce qu'il vous reste à faire!

A+++

###Avez-vous oubliez que ce n'est pas le temps qui passe, mais plutôt vous qui le traversez?###
KillerJ
 

Messagepar Kri... sur 05 Mar 2004 22:57

Pour les fans de Mr Dick , il y a un numéro hors serie de l'Ecran fantastique qui est sorti sur Minority Report et qui donne un portrait psychologique de cet auteur , un historique assez complet et un descriptif des oeuvres transposées à l'écran

Voili , voilou

A ++ , Kri...
Kri...
 

Messagepar Kri... sur 05 Mar 2004 22:57

C'est aujourd'hui qu'est sorti Minority Report :
Alors y en qui l'ont vu ???
qu'est ce que vous en avez pensé ??

A ++ , Kri...
Kri...
 

Messagepar Charisman sur 05 Mar 2004 22:59

Genny et moi avons vu "Minority report" ce soir, on a aimé mais je pense avoir plus aimé qu’elle. Je vous le conseille complètement, c’est un très bon film avec un excellent scénario et très peu de défauts, chacun peut attendre une fin différente pour un tel sujet, mais ce côté-là est ma grosse déception, la fin m’a gâché le plaisir pris pendant le film.
[color=red]S
p
o
i
l
e
r
s[/color]
Jusqu’à la première scène d’action tout et parfait, la présentation du personnage principal est très agréable, on n’insiste pas trop sur la disparition de son fils six ans plus tôt, puis il y a ensuite cette implication de John en tant que futur meurtrier, et là ça ressemble fort à un procédé X-philen dans le sens où on nous suggère d’abord un éventuel coup monté contre John, avant de laisser cette idée complètement de côté pour au final revenir sur le coup monté. Le film a un côté assez effrayant bien rendu par la Pre-Cog dont l’interprète réussit parfaitement à nous faire partager ses visions et angoisses vis à vis du futur ainsi que 2 ou 3 scènes dans le film qui font sursauter au sens propre du terme, ne cherchez pas c’est lorsque vous ne vous y attendrez pas. On dénote également un petit peu de gore avec des flashes sur une paire de ciseaux dans les yeux (âmes sensibles...) au début du film, d'ailleurs les yeux sont trop utilisés pour apporter un espèce d'aspect glauque, je pense par exemple à la scène pas vraiment drôle et utile dans laquelle John fait tomber ses yeux qui roulent par terre. La science-fiction n’est pas le maître mot du film, les évolutions technologiques restent dans le domaine du raisonnable et le film est en fait plus à ranger dans la catégorie fantastique, ce qui est très appréciable. Une manipulation génétique à l’origine d’êtres voyant le futur, et les futur meurtres, c’est une idée très séduisante qui fonctionne tout à fait, le film reposant sur des être humains et non sur de la technologie.
La réalisation est réussie je ne vois pas trop de reproches à faire, quant aux effets spéciaux je ne suis pas un spécialiste.
J’en étais donc resté à la première scène d’action qui commence bien mais qui s’avère trop longue et "grossière", d’autant plus que les petites piques d’humour destinées à faire passer la scène sont plutôt ratées. Ensuite, lorsque John arrive chez le pseudo assassin de son fils, il faut tilter qu’en fait on peut être sûr qu’il s’agit d’un coup monté puisque sinon ce n’aurait pas fait partie du futur de John, ce meurtre n’en fait partie que parce qu’il a été prévu par Lamar. Ce dernier est d’ailleurs un bon personnage, le scénario se dévoile progressivement à l’aide scènes que j’ai trouvées assez scotchantes à la sauce X-Files, à savoir les visions flash backs de la noyade empêchée et de la véritable noyade, alors que l’on pouvait croire au dénouement ultra prévisible à savoir que John tue le véritable assassin de son fils, ce n’est heureusement pas le cas, il n’existe pas non plus de rapport minoritaire montrant que John ne va pas commettre de meurtre, la conclusion du scénario est toute autre et se révèle très satisfaisante. John est injustement emprisonné, et Lamar se la coule douce, le film aurait du s’arrêter là, mais malheureusement il y aura 10 dernières minutes Happy end à mon avis très regrettables, le sacrifice d’un homme pour mettre fin au système qu’il a crée, le couple à nouveau ensemble etc… Par ailleurs on trouve 2,3 scènes bien délirantes dans la dernière partie, mais sinon il n'y a pas un humour en fil rouge et c'est aussi bien. A noter aussi la référence au 11 Septembre : Affaire 1109.
[color=red]F
i
n[/color]
Voilà, je pense que N°6 va être un des premiers à répondre puisqu’il vient de voir le film. :)

Edité par - charisman le 05/10/2002 19:17:49
Charisman
 

Messagepar N°6' sur 05 Mar 2004 22:59

Ah non! Je suis arrivé trop à la bourre au cinoche, alors j'ai pas pu! A la place j'ai vu "L'Homme du Train", de Leconte, qui est pas mal du tout d'ailleurs. Mais demain, je le vois!
N°6'
 

Messagepar Kri... sur 05 Mar 2004 23:00

[quote]Genny et moi avons vu "Minority report" ce soir, on a aimé mais je pense avoir plus aimé qu’elle. Je vous le conseille complètement, c’est un très bon film avec un excellent scénario et très peu de défauts, chacun peut attendre une fin différente pour un tel sujet, mais ce côté-là est ma grosse déception, la fin m’a gâché le plaisir pris pendant le film.[/quote]

Moi aussi , je trouve que la fin fait un peu trop happy end : genre ils vécurent heureux et eurent beaucoup d''enfant !!!! :)
Mais il existe une approche differente que j''ai lu sur www.allocine.com et qui peut rendre la fin extremement interessante , mais malheureusement ce coté là des choses ne nous ai pas du tout suggèré dans le film

Voilà cette approche

S
P
O
I
L
E
R

S
P
A
C
E

Après son arrestation, Anderton est plongé dans une forme de coma et placé auprès des autres prisonniers. A partir de ce moment, le gardien lui dit que dorénavant, tous ses rêves vont devenir réalité. Par conséquent, qu’est ce qui vous prouve que les dix dernières minutes du film où tout semble bien se terminer ne sont pas en réalité ce qu’est en train de rêver Anderton et qu’il se trouve toujours emprisonné !

A ++ , Kri...
Kri...
 

Messagepar genny' sur 05 Mar 2004 23:01

[quote]Genny et moi avons vu "Minority report" ce soir, on a aimé mais je pense avoir plus aimé qu’elle. [/quote]
En effet, dans l''ensemble je serais peut être moins encourageante que toi mais je ne trouve pas de défauts particuliers au film, que ce soit dans le scénario, ou dans la réalisation.

En fait je me méfie de Spielberg :p!!
Le côté hollywoodien de ces films me rebute un peu. Deplus j''ai souvent l''impression qu''il se la joue à la Kubrick... ça m''agace un peu.
MINI SPOILER [La preuve encore dans ce film, lorsque l''on entend la musique classique au début, j'ai pensé immédiatement à Kubrick]
FIN

[quote]la fin m’a gâché le plaisir pris pendant le film.[/quote]
Pour ma part pas tellement en fait, faut dire que j''avais trouvé la fin de AI tellement niaise que je m''attendais vraiment à pire.

[img]http://site.voila.fr/photosgg/images/0-picture.gif?0.43122625202814924[/img]

Edité par - genny le 05/10/2002 23:45:03
genny'
 

Messagepar Damien sur 05 Mar 2004 23:02

moi je rentre du ciné et je l'ai trouvé bien mais vraiment sans aucun plus ;)

bcp de trucs pompés sur "Matrix" (l'oracle et bcp de visuel)

mais ça se laisse regarder

http://www.TheReduX.com
Damien
 

Messagepar Kri... sur 05 Mar 2004 23:02

Lol, depuis que Matrix est sorti , quand on lit les médias , on a l'impression que tout le monde pompe sur Matrix !! ;)

Moi , perso , je vois pas trop le rapport : c'est comme dire que Starship Troopers a piqué à Star Wars parce qu'il y a des vaisseaux spatiaux !! :)

Il n'y a pas les mêmes thèmes , pas franchement de plans visuels qui se veulent innovant comme le bullet time de Matrix . Certes , Matrix et Minority Report puisent leur sources dans le même type de littérature mais ca s'arrete là !!

Il y a ptet quand même un parallèle qu'on peut faire : c'est au niveau du genre de film : ce sont tous 2 , 2 films à grand spectacle ou l'action est omniprésente et qui engendre de la reflexion chez le spectateur de part les thematiques abordées et par la complexité de leur scénario

A ++, Kri...
Kri...
 

Messagepar raziel sur 05 Mar 2004 23:03

Je viens de le voir et je dois reconaitre qu'il est genial
le seul probleme c'est LA FIN(et je crois que tous le monde sera d'accord la dessus).
raziel
 

Messagepar missidream sur 05 Mar 2004 23:04

Tu parles de quoi, "la cabane au fond du jardin" lol
Sinon, j'ai vu le film, j'ai adoré, vraiment génial, je suis meme allé le voir 2 fois c pr dire.
Sinon, j'adore la manière dont c'est filmé au debut, ensuite, y'a quelques scènes d'intro pour qu'on comprenne bien et qu'on soit pas largué, mais ca passe, on insiste pas lourdement sur ce qui est arrvié a John Anderton et autres choses...Puis la deuxième partie partie du film (ma préférée), la on essaie tant bien que mal de comprendre et finalement on est supris jusqu'au bout avec à un rythme très appréciable tout au long du film. On ne se lasse à aucun moment et on rentre vraiment ds la peau du perso!!!
BILAN: Film très captivant sur toute sa longueur (2h25 ou on ne s'ennuie pas!)

Je m'attendais a vraiment moins bien. Vu que ca se passe dans le futur je me disais: "2/3 inventions styles futuristes pr nous en mettre plein la vue, des effets spéciaux par ci par la et pas de scénario"
Mais je vous jure que c'est pas du tt le cas, allez le voir en tt cas moi je vous le conseille!

Derniers petits détails spoilers:

- les batons à vomir, lol dégueulasse!
- La scène ou il changes d'yeux, j'ai bien cru qu'on allait voir, BEURK également!
- Un moment on entend la musique de Bad boys ;)
- Le mec avec son ruhme était vraiment crade, en tt cas moi, a la place de John, je me serais cassé vite fait, faut dire que je serais pas allé bien loin :(
missidream
 

Messagepar raziel sur 05 Mar 2004 23:04

Je disais que quand on un film assez original et avec une tonne d'idees comme celui la on est en droit d'attendre une fin original...
raziel
 

Messagepar Invité sur 05 Mar 2004 23:04

Oui donc tu parles bien de "La cabane au fond du jardin, lol"
D'accord la dessus :mdr:
Invité
 

Messagepar N°6' sur 05 Mar 2004 23:05

Voici enfin ma review du film.

[b]MINORITY REPORT[/b]

Steven Spielberg va peut-être enfin trouver grâce aux yeux de certains critiques. Spielberg a en effet souvent été accusé de mièvrerie, de manichéisme et de naïveté dans ses films. On a en effet souvent l’idée d’un grand enfant réalisant uniquement des films à grand spectacle et grand public. Et bien, si jamais un film a pu venir apporter une nouvelle dimension à son auteur, « Minority Report » est bien celui-là.

Car en effet, nous sommes ici loin des territoires habituellement habités, ou censés être habités, par l’ami Spielberg. Certes, il s’agit à nouveau d’une grosse machine hollywoodienne, et très spectaculaire, mais le film, derrière sa profusion d’effets spéciaux et de séquences d’action, contient une bien intéressante réflexion et surtout, surtout, diffère largement par son visuel et son atmosphère d’un produit ricain habituel.

C’est bien ce qui m’a séduit sur ce film : la réalisation de Spielberg, et tout le côté technique du film. Le réalisateur nous livre ici un film très noir, parfois même sordide, doté d’un humour grinçant et de détails pour le moinsglauques. Si le film commence assez gentiment du point de vue de la réalisation, après c’est un vrai festival, un feu d’artifice. Le futur aseptisé que l’on est tenté d’assimiler au début se transforme vite en endroit lugubre, délabré et décadent. Je ne pourrais pas citer tous les exemples de noirceur visuelle et thématique qui ponctuent le film, mais on peut tout de même citer la fameuse visite de Cruise chez le médecin censé lui changer les yeux. Le fameux médecin, qui habite d’ailleurs un appartement bien glauque (dans lequel est projeté un film en noir et blanc de Samuel Fuller (référence référence !), dans le premier plan où il apparaît, fait exploser un jet de morve, avant d’être filmé en gros plan durant toute la séquence, histoire de bien voir son nez coulant. Une infirmière bien louche remonte son pantalon et sort vite de toilettes qu’on devine bien crasses, le frigo est rempli de sandwichs pourris infestés par les vers et de lait plus que fermenté, que Cruise va avoir l’occasion de goûter…Le médecin, bien crade sur lui, commence alors à s’occuper des yeux de Cruise, tandis que la nouvelle paire attend bien sagement dans un sac plastique juste à côté…Cette séquence est assez cauchemardesque et surréaliste, et croyez moi que la réalisation nous le fait bien sentir. On pourrait aussi citer les fameux « bâtons à vomir » des policiers de la Pré-Crime, dont un simple contact suffit à faire vomir, nous offrant ainsi un plan très sympa d’un flic dégobillant bien comme il faut sur un collègue…Ou encore la course-poursuite dans différents appartements, eux-aussi bien sordides (quand même pas autant que chez le médecin, celui-là est un cas), qui nous montre un gros assis sur ses chiottes, un couple en train de baiser, etc. (ça peut paraître anecdotique dit comme ça, mais quand on le rapproche de l’atmosphère général du film cela en rajoute encore plus dans le côté glauque), Cruise qui fait rouler par mégarde un de ses yeux dans les égoûts,... Et plein d’autres détails comme ça. Bref, c’est pas « E.T. ». Ainsi, la réalisation, qui aime à filmer les acteurs en gros plan histoire de souligner diverses détails peu ragoûtants (morves, yeux injectés, etc.), la photographie, qui nous propose des couleurs qui sombrent vite dans le terni et le délavé (ce qui contraste remarquez avec les scènes d’extérieur, ou ceux dans le QG de la Pré-Crime, bien proprets, ou ceux à la campagne, paradisiaque, qui contraste comme le jour et la nuit avec la ville), les décors, qui nous offre à contempler des intérieurs d’appartements, des ruelles ou autres (en gros, les bas-fonds) particulièrement glauque comme je l’ai déjà dit (mais j’insiste car c’est vraiment important vous voyez), qui eux aussi contrastent terriblement avec les autres scènes, plus propres sur elles du film. C’est un peu comme si « AI » côtoyait « Orange Mécanique ».

Et ce contraste entre extérieurs et intérieurs n’est bien sûr pas innocent, puisqu’il illustre le sujet du film, qui est de montrer petit à petit que le système de répression du crime mise en place par cette société à-priori parfaite n’est peut-être pas si parfait qu’il n’en a l’air…

Il faut également ajouter à cette avalanche d’immondices et de glauque le héros lui-même qui, s’il apparaît de prime abord bien propre sur lui, comme le reste de la société qui l’entoure, se révèle être très vite un camé obsessionnel et peut-être meurtrier. Ouch. D’ailleurs, Cruise, qui commence donc le film au top de sa forme, va passer au fur et à mesure que le film progresse à travers différentes péripéties, dont la plus pénible est la fameuse transplantation d’yeux, qui lui donneront sur la fin un aspect bien moins engageant. Ainsi, par bien des aspects, la société telle qu’on nous la dépeint en 2054, sous des couverts lisses et pacifiés, débarrassée de tout meurtre, révèle sa véritable nature, bien plus tordue, par un long processus qui ne se clôt véritablement qu’au dernier plan du film.

Cette société, parlons-en. Société du futur très fliquée, où chacun est fiché, dont l’empreinte rétinienne est scannée à longueur de journée, et ou bien sûr on arrête des gens avant qu’ils n’aient fait quoi que ce soit de répréhensible. Chouette alors. Sur le plan visuel, c’est un futur high-tech comme on voit souvent au cinoche : voitures hyper clinquante, véhicules volants, très hauts immeubles, réalité virtuelle, armes plus ou moins laser, etc. Tout les ingrédients de la société du futur telle que se la représente Hollywood et les romans cyber-punk de William Gibson. Les effets spéciaux sont d’ailleurs très réussis, impressionnants et bien pensés (comme ces routes retournées) et sonnent toujours vrai (je le précise parce que depuis « Star Wars : l’attaque des clones » on peut douter).
Les scènes d’action elles-aussi sont très bien, et caractérisées par des bonnes idées de scénario qui leur donnent un plus (comme la course-poursuite dans les apparts, la bagarre dans l’usine automobile, les sauts de Cruise de voiture en voiture, etc.).

Quant à l’intrigue, c’est peut-être par elle que le bas blesse. En effet, et si elle est par moments vraiment intéressante, d’autres fois par contre elle est plutôt assez plate. Pas forcément toujours convaincante. Surtout par rapport à la révélation finale, lorsque l’on apprend finalement la vérité. Une vérité un peu décevante j’ai trouvé par rapport à ce à quoi on pouvait s’attendre. Disons donc que l’on a une intrigue policière honnête, basée sur le postulat certes inhabituel du coupable par intention, mais qui se résume par la suite à une chasse à l’homme, bon moyen pour explorer plus en avant les différentes facettes de cet univers futuriste, et un puzzle dont le héros va devoir reconstituer les pièces…dans son propre passé. Disons qu’on peut se dire sur la fin que c’est tout de même beaucoup de bruit pour rien.

A part, bien sûr, si on prend en compte la dimension philosophique du film, dimension que l’on doit bien sûr à l’auteur de la nouvelle dont est inspiré le film, Philip K.Dick. Comme on peut s’en douter dès qu’il s’agit d’affaires temporelles, on le droit à des petits paradoxes temporels, mais aussi à une réflexion sur la condition humaine (rien que ça), sur le déterminisme et le libre-arbitre (ça on le sentait venir), et « d’autres choses encore » (expression pratique pour moi pour m’éviter de m’étendre sur le sujet).

Les acteurs sont tous très bons, rien à redire. Cruise est excellent, comme d’hab quoi. D’autant que là il transgresse quelque peu les règles qu’il suit habituellement, en s’enlaidant le visage à l’aide de différents stratagèmes (il se rase la tête ! Argh !). Colin Farrel, alias l’envoyé du ministère de la justice, s’il se tape un petit trip à la Tommy Lee Jones dans « Le Fugtif », est également très bon. Son personnage, présenté au départ comme un gars très obséquieux et dédaigneux, avant qu’il ne soit suggéré qu’il pourrait être un pur salaud, se révèle être plus ambigu que cela. Tout le reste du casting est impec, y compris Klea Scott, alias Emma Holis dans la troisième saison de « MillenniuM » (bon, elle a un rôle très secondaire, mais bon hein).

Plein de petites bonnes idées émaillent le film. Comme le fait de filmer la course-poursuite à travers les appartements par en-dessus, comme s’il n’y avait pas de toit, ce qui est bien efficace. Ou ces publicités, dans le métro et dans les magasins, « personnalisées », puisqu’elles identifient immédiatement le passant grâce à un petit scan rétinien et s’adresse à lui en particulier, en citant son nom (car en 2053, les pubs parlent). Et sont capables de se souvenir du dernier achat qu’a fait une personne quand elle rentre dans un magasin. Ou les cabines de réalité virtuelle, dans laquelle des paumés de service réalisant leurs fantasmes. Plein de petits bon trucs comme ça vous voyez…

Voilà, excellent film donc, qui espérons le rehaussera le crédit de Spielberg, qui le mérite. D’ailleurs, plus j’y pense et plus je me dis que le côté glauque de son film n’est pas tout à fait innocent : à la sortie d’ « AI », il fut taxé comme je l’ai dit plus haut de mièvrerie et de mentalité rose-bonbon. Peut-être ainsi a t-il voulu répondre à ses critiques dans « Minority Report », surtout quand on pense aux points communs des deux films, qui sont finalement tous deux des quêtes initiatiques au sein d’une société futuriste. Tous deux sont d’excellents films (n’en déplaisent à certains), qui représentent quelque part les deux facettes d’un même talent. Qu’il est doué ce Steven.

Coup de gueule : pourquoi avoir gardé le titre original ? Dans le film, les personnages font plusieurs fois référence au « rapport minoritaire », donc il eut été logique et cohérent de reprendre l’expression. Je ne suis pas pour les traductions systématiques, mais y a des fois faut pas abuser…

[img]http://home.fr.inter.net/gc12/prisbar2.gif[/img]

Edité par - No 6 le 07/10/2002 05:41:25
N°6'
 

Messagepar Scrambler sur 05 Mar 2004 23:06

J’ai vu le film malgré moi, et je suis en train de terminer la relecture de la nouvelle de Dick.

Je peux déjà livrer deux incohérences propres à Spielberg qui m’ont littéralement sauté aux yeux tellement elles sont flagrantes (bien qu’on puisse les discuter). Deux incohérences majeures sans lesquelles tout le scénario de Spielberg (qui n’a que peu à voir avec celui de Dick) s’écroule. Ces incohérences surviennent parce que Spielberg a voulu "forcer la dose" et que encore une fois il s’est trompé (c’est "spoiler") :

- pourquoi, alors que John Anderton est hors-la-loi, ses yeux lui permettent une fois encore d’accéder au saint des saints, c’est à dire au Temple ? D’après ce que nous savons, Anderton n’est pourtant pas le génie de l’informatique qui aurait pu anticiper et arranger cela...

- pourquoi, toujours alors qu’il est hors-la-loi, l’arme de service de Anderton n’est-elle pas inhibée/contrôlée à distance (et pourquoi ne tient-il donc pas ce fait pour acquis), alors que l’on peut prendre à distance le contrôle de sa voiture ? C’est pourtant un thème classique de la SF contemporaine et plus particulièrement du mouvement "cyber" sur lequel Spielberg lorgne tant.

D’autres détails qui me choquent et qui nuisent au crédit du film (et qui, encore une fois, sont propres à Spielberg) :

- les publicités audiovisuelles personnalisées : elles ne peuvent pas exister telles qu’on nous les présentent, c’est à dire comme si Anderton était seul au monde. Car au même moment, que voient et qu’entendent les autres passants ? Ce n’est tout simplement pas réaliste.

- au début du film, n’importe quel ***bon*** flic aurait foncé (ou aurait au moins dépêché une partie de ses hommes) vers la porte entrebâillée. D’instinct, pour gagner du temps. Alors, pourquoi pas Anderton ? Tout cette séquence fait trop "clip publicitaire" (même si c’est justement un peu le but).

- comment se fait-il que Anderton parvienne à duper les araignées-espions à l’aide de quelques glaçons (ceux de la glacière), alors qu’on peut au même moment (je veux dire : à la même époque) procéder à une identification rétinienne à travers des paupières baissées ? Là, c’est le background qui n’est pas cohérent. Et le coup des glaçon dénote une pensée simpliste digne d’un amateur seulement. Remarquez c’est peut-être justement de cette façon que l’on veut encourager le spectateur à penser.

Edité par - scrambler le 07/10/2002 22:59:19
Scrambler
 

Messagepar Scrambler sur 05 Mar 2004 23:07

[quote]Le réalisateur nous livre ici un film très noir, parfois même sordide, doté d’un humour grinçant et de détails pour le moinsglauques. Si le film commence assez gentiment du point de vue de la réalisation, après c’est un vrai festival, un feu d’artifice. Le futur aseptisé que l’on est tenté d’assimiler au début se transforme vite en endroit lugubre, délabré et décadent. Je ne pourrais pas citer tous les exemples de noirceur visuelle et thématique qui ponctuent le film[/quote]
100 % Philip K. Dick. Seul l''humour facile, plutôt vulgaire et inutile (au total je dirais : démagogue) est spécifique à Spielberg.

[quote]qui nous montre un gros assis sur ses chiottes, un couple en train de baiser, etc. (ça peut paraître anecdotique dit comme ça, mais quand on le rapproche de l’atmosphère général du film cela en rajoute encore plus dans le côté glauque), Cruise qui fait rouler par mégarde un de ses yeux dans les égoûts,...[/quote]
100 % Spielberg, une marque de fabrique reconnaissable entre toutes... Il n''y a qu''à comparer la scène des yeux qui roulent de "Minority Report" avec la "scène des yeux" de [color=blue]Blade Runner[/color] de Ridley Scott : pas vraiment la même ambiance, pas vraiment la même intensité non plus... Et soit dit en passant, cette histoire d''yeux est une pure invention de l''équipe de Spielberg par rapport à la nouvelle de Dick. Une invention qui, si elle est spectaculaire, manque singulièrement de crédibilité (dans ce filon, [color=blue]Bienvenue à Gattaca[/color] est bien plus fin). Et pour une transplantation d''yeux sympathique et bien franche, il faut voir celle de [color=blue]Nirvana[/color], vrai bon film cyber directement inspiré de Dick. Scène qui n''a pourtant rien de "gore".

[quote]Quant à l’intrigue, c’est peut-être par elle que le bas blesse. En effet, et si elle est par moments vraiment intéressante, d’autres fois par contre elle est plutôt assez plate. Pas forcément toujours convaincante. Surtout par rapport à la révélation finale, lorsque l’on apprend finalement la vérité. Une vérité un peu décevante j’ai trouvé par rapport à ce à quoi on pouvait s’attendre.[/quote]
D''où l''urgente nécessité de lire la nouvelle éponyme, pour prendre la mesure des idées de Dick.
Scrambler
 

PrécédentSuivant

Retourner vers CinémathèQ'

Qui est làààà ?

Utilisateurs parcourant actuellement ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 11 invités

cron