"AVIATOR" de Martin Scorsese

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Modérateur: Amrith Zêta

"AVIATOR" de Martin Scorsese

Messagepar c_bolavienon sur 27 Jan 2005 15:18

Film sorti en salle le 26 janvier 2005 (A VOIR EN V.O par pitié !!)

[size=150][b]AVIATOR[/b][/size]

[img]http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/35/44/61/18402267.jpg[/img]

[b]Réalisé par :[/b] Martin Scorsese
[b]Avec :[/b] Leonardo DiCaprio, Cate Blanchett, John C. Reilly
Film américain. Genre : Biographie
[b]Durée :[/b] 2h 45min. Année de production : 2003
[b]Titre original :[/b] The Aviator

[b]Synopsis [/b]: [i]Aviator couvre près de vingt ans de la vie tumultueuse d'Howard Hughes, industriel, milliardaire, casse-cou, pionnier de l'aviation civile, inventeur, producteur, réalisateur, directeur de studio et séducteur insatiable. Cet excentrique et flamboyant aventurier devint un leader de l'industrie aéronautique en même temps qu'une figure mythique, auréolée de glamour et de mystère. [/i]

:arrow: [url=http://www.aviator.fr/]SITE OFFICIEL[/url]
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Messagepar c_bolavienon sur 27 Jan 2005 15:20

Mon avis : Film excellent ! et vraiment essayer d'aller le voir en VO car rien qu'en voyant la bande-annonce en VF, j'en ai fait des cauchemars :D

Howard hughes est 1 personnage à plusieurs facettes. Sorte d'Icare qui va aller se brûler les ailes car il a volé trop haut (je sais c'était facile mais bon :P). Ces principales facettes donc sont le fait d'être un perfectionniste, un gros travailleur (cinéma et aviation), très charismatique, tombeur de ces dames et emprunt à ses démons. Démons qu'ils ne l'ont pas empêcher de faire tout ce qu'il a fait que se soit dans le cinéma et l'aviation. Voir même c'est peut-être parce qu'il avait toutes ces psychoses qu'il a fait autant de choses.
Tiens je me demande s'il n'était pas bipolaire le bougre en plus de ses T.O.C sévères.

([b]ATTENTIONS SPOILERS !!!![/b])
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(à surligner)
[quote]
noter :) :
[color=white]-Dicaprio est tout simplement énorme !!! il me surprend encore. Il est parfait d'un bout à l'autre et ces scènes les plus impressionnantes (pfffffiou y'en a un paquet) sont quand il répète en boucle "show me all the blueprints" (le regard inquiété et terrifié qu'il lance au balayeur auparavant est très impressionant également) ; la scène où il parle à kate hepburn puis à juan trippe (très bon baldwin) alors qu'il est enfermé dans sa salle de projection ; et forcémment les scènes devant la commission d'enquête.
-la scène d'accident à beverly hills est désormais mythique dans l'histoire du cinéma !! Alors là j'aimerais avoir les coulisses du tournage de cette scène !! c'est tellement réaliste, c'est bluffant. Je me demande si scorsese (terrifié par l'avion) n'a pas encore amplifié sa phobie après le tournage de cette scène :D
-la musique du film est géniale également. Musique à l'ancienne (classique notamment). Dommage qu'elle n'est pas été éligible aux oscars.
-on en veut plus :D Sèrieux je connais la suite pour le bonhomme mais j'aurais pu rester dans la salle 2 heures de plus :)


Sinon zavez remarqué sinon que c'est dans les scènes de salle de bain qu'howard hughes confie ses peurs à katerine hepburn (cate blanchett est excellente bien qu'un peu over-the-top pour sa 1ère scène quand ils font du golf) et ava garner (pas si mauvaise kate beckinsale même si pas géniale) ? Ces deux femmes qui pour le coup nous renvoit à une image assez maternelle comme donc la mère de hughes quand elle le lavait pendant cette fameuse "Q..U..A..R..A..N..T..AI..N..E"[/color]!
[/quote]
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Fin spoilers ! :D

Mon dernière réflexion sera un message à l'attention des membres de l'académie des oscars (je sais ils me lisent pas :D) : si vous donner pas l'oscar à Marty je me déplacerais outre-atlantique et j'irais vous bottez le cul moi-même ! :D
p.s : donner-le aussi à dicaprio :)
Last edited by c_bolavienon on 27 Jan 2005 15:52, edited 1 time in total.
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Messagepar N°6 sur 27 Jan 2005 15:37

T'es qu'une garce Auré, j'allais le créer ce topic justement ! :cry: J'ai vu le film hier et j'ai beaucoup aimé aussi, je reviendrai plus tard livrer ma review... Mais sinon, euh, sans avoir vu "Million Dollar Baby" (qui paraît-il est son meilleur film, ça c'est du putain de teasing) j'aimerais bien quand même qu'ils le donnent à Clint l'oscar, parce que voilà, c'est pas tous les jours que Clint fait des films immenses et là ça fait deux d'affilée, et puis merde, il a déjà quasiment 75 ans, tandis que Martin en a pratiquement 15 de moins, alors bon, voilà quoi... :?
Si quelqu'un m'a compris c'est que je n'ai pas été clair.
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Messagepar c_bolavienon sur 27 Jan 2005 15:49

[quote]T'es qu'une garce Auré, j'allais le créer ce topic justement ! :cry: [/quote]hého il est fou lui, comment qu'il m'insulte !! :P


Clint il en a eu pour Impitoyable des oscars (meilleur film et meilleur réalisateur). J'ai adoré "un monde parfait" et "sur la route de madison" mais j'ai pas vu mystic river (dont les interprêtes ont été récompensés) :?

Donc Go marty go !

Mais j'ai très envie d'aller voir M$B, c'est apparemment un très bon film avec de grandes interprétations.
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Messagepar N°6 sur 27 Jan 2005 16:01

Ouais ok il a déjà eu un oscar Clint, mais tu reconnaîtras que quand on parle de Clint Eastwood, un seul oscar du meilleur réa, c'est pauvre quand même !! Et ce que je dis c'est que, vu son âge, il aura sans doute peu d'occasions encore de briguer des statuettes... :cry: Tandis que Scorcese lui, qui est un jeunot comparé à Clint, il s'apprête carrément à tourner un nouveau film avec DiCaprio, et il s'arrêtera sans doute pas là ! Surtout que, sans déconner, j'ai beaucoup aimé "The Aviator", mais y a pas mal d'autres films de Scorcese qui auraient plus mérité l'oscar quand même. D'ailleurs je compte sur un raisonnement similaire chez les votants, c'est pour ça que dans mes pronostics je n'ai pas exclu une victoire d'Eastwood dans la catégorie meilleur réa et/ou meilleur film ! Si seulement... :cry:

Et pour la catégorie meilleur acteur, te fais pas trop de film, c'est Jamie Foxxxxxxxx qui va gagner :cry:

Go Clint Go !
Si quelqu'un m'a compris c'est que je n'ai pas été clair.
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Messagepar c_bolavienon sur 27 Jan 2005 16:13

[quote="N°6"]Ouais ok il a déjà eu un oscar Clint, mais tu reconnaîtras que quand on parle de Clint Eastwood, un seul oscar du meilleur réa, c'est pauvre quand même !![/quote]
euh c'est une blague ? :shock: scorsese lui n'en a jamais eu aucun ! nada ! wallou ! ketchi ! peau de balle ! :lol: même pour des films que tu as encore plus aimé qu'aviator. Il était même pas nominé en réalisateur pour taxi driver !


[quote]
Et pour la catégorie meilleur acteur, te fais pas trop de film, c'est Jamie Foxxxxxxxx qui va gagner :cry:
[/quote]
t'inquiètes je le sais. Il est l'hyper favori : la proximité de la mort de ray charles l'avantage quelque part et la réaction des gens aux globes a confirmé son statut d'hyper favori.
J'ai vu des extraits du film et la ressemblance est très impressionnante (le sourcil au dessus des lunettes qui s'élève parfois). J'avais l'impression de voir le vrai ray charles. Je compte aller aussi voir ce film.

La seule chance de dicaprio c'est que les membres de l'académie se disent "ok foxx était énorme et ça serait un hommage à ray charles aussi mais bon on a quand même sous-estimé pluisieurs fois dicaprio (aurait pu avoi rune nom en 2nd rôle pour "marvin's room" ; aurait pu avoir une nom en meilleur acteur pour romeo + juliet ; basketball diaries ; arrête moi si tu peux), il mérite son heure de gloire dans ce film où une fois de plus il a montré tout son talent"
Mais j'en doute.

+++

tiens regarde quelqu'un a fait ça sur le net ...une affiche à l'ancienne :

[img]http://img.photobucket.com/albums/v54/arnzilla/aviatorposter.jpg[/img]
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Messagepar N°6 sur 27 Jan 2005 16:26

[quote="EVENOAuré"]
euh c'est une blague ? :shock: scorsese lui n'en a jamais eu aucun ! nada ! wallou ! ketchi ! peau de balle ! :lol: même pour des films que tu as encore plus aimé qu'aviator. Il était même pas nominé en réalisateur pour taxi driver ! [/quote]

Je sais bien, et je suis le premier à trouver ça ridicule, on se demande ce qu'ils ont fumé en 76 pour "Taxi Driver". Mais écoute un peu ce que je te dis Auré !! Scorcese il en aura encore des occaz d'en avoir des oscars, il a à peine 60 ballets merde ! Allez, ils ont qu'à lui filer son oscar lorsque son "Internal Affairs" sortira, ils donneront aussi l'oscar du meilleur acteur à DiCaprio comme ça tu seras contente ! :P

[quote]

t'inquiètes je le sais. Il est l'hyper favori : la proximité de la mort de ray charles l'avantage quelque part et la réaction des gens aux globes a confirmé son statut d'hyper favori.
J'ai vu des extraits du film et la ressemblance est très impressionnant. J'avais l'impressionde voir le vrai ray charles. Je compte aller aussi voir ce film.
La seule chance de dicaprio c'est que les membres de l'académie se disent "ouhai bon on a quand même sous-estimé pluisieurs fois cet acteur (aurait pu avoi rune nom en 2nd rôle pour "marvin's room" ; aurait pu avoir une nom en meilleur acteur pour romeo + juliet ; basketball diaries ; arrête moi si tu peux), il mérite son heure de gloire"
Mais j'en doute. [/quote]

Ouais moi-aussi, je doute. Et puis franchement, je rentre assez facilement dans l'esprit des votants (je suis une sorte de profiler des oscars :D), et DiCaprio ils l'ont éliminé direct en se disant qu'ils auraient encore des milliers d'occasions de le récompenser. Alors que le biopic sur Ray Charles, forcément c'est l'occasion rêvée, en plus ce gars c'était l'Americana dans toute sa gloire. Surtout qu'ils adorent les prestations d'acteur du genre de celle de Foxxxxxxxx, c'est leur trip les acteurs qui s'amusent à jouer façon actors studio des personnages qui ont vraiment existé, brillants mais allumés, genre des mathématiciens prix nobel mais schizos, Shakespeare amoureux (et merde à "Saving Private Ryan", faut le faire quand même !), un boxeur qui part de rien et qui arrive à tout (et merde à "Taxi Driver" !!), ou les grands chanteurs mais aveugles (et noir pour arranger le tout :mrgreen:).

Sympa l'affiche :wink:

PS : "Mystic River" est immense, c'est un scandale qu'ils lui aient pas donné l'oscar à ce moment-là, alors faut rattraper la bourde ! Pendant qu'il est encore temps !! Allez, je vais pousser mes dons de profiler plus loin encore et tenter de pirater leurs pensées pour les détourner vers la direction de mon choix... 'fuck what a fuckin' great director this Mr Eastwood !' I want to believe ! 8)
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Messagepar c_bolavienon sur 27 Jan 2005 18:49

[quote="N°6"]
Je sais bien, et je suis le premier à trouver ça ridicule, on se demande ce qu'ils ont fumé en 76 pour "Taxi Driver". Mais écoute un peu ce que je te dis Auré !! Scorcese il en aura encore des occaz d'en avoir des oscars, il a à peine 60 ballets merde ! Allez, ils ont qu'à lui filer son oscar lorsque son "Internal Affairs" sortira, ils donneront aussi l'oscar du meilleur acteur à DiCaprio comme ça tu seras contente ! :P[/quote]
Ce film "the departed" sera un remake. Et à mon avis il sera assez commercial. Enfin je ne suis pas très enjoué quand à ce remake donc ça m'étonnerais que le film soit nommé aux oscars. Pas le genre de film qui plait à l'académie.

[quote]
Ouais moi-aussi, je doute. Et puis franchement, je rentre assez facilement dans l'esprit des votants (je suis une sorte de profiler des oscars :D), et DiCaprio ils l'ont éliminé direct en se disant qu'ils auraient encore des milliers d'occasions de le récompenser.[/quote]
ouep m'enfin bon quand t'es persuadé du talent d'un acteur tu te dis "il reviendra"
Donc là dans cette catégorie celui qui pourrait ne pas y revenir c'est Clint vu son âge.
Donc il pourrait très bien donner à M$B celui du meilleur acteur pour clint, à scorsese celui du meilleur réalisateur et après l'oscar du meilleur film ça sera entre les 2 films apparemment.

sinon lol regarde ce qu'un mec à fait grâce à photoshop par rapport à la nomination de dicaprio aux oscars (pas besoin de traduire) :
[img]http://www.goldderby.com/images/hmpg/leoplane.JPG[/img]


[quote]
PS : "Mystic River" est immense, c'est un scandale qu'ils lui aient pas donné l'oscar à ce moment-là, alors faut rattraper la bourde ! Pendant qu'il est encore temps !! Allez, je vais pousser mes dons de profiler plus loin encore et tenter de pirater leurs pensées pour les détourner vers la direction de mon choix... 'fuck what a fuckin' great director this Mr Eastwood !' I want to believe ! 8)[/quote]
Mais avant ça ils doivent réparer l'erreur par rapport à scorsese* et aussi parce qu'aviator est un grand film :)


*le début du film (Avaiator) s'insipire du Cinecolor à 2 couleurs (rouge et bleu). Ce procédé a été utilisé en vrai pour les films jusqu'en 37/38 donc dans le film, scorsese a eu l'ingénieuse idée d'utiliser ce procédé et de l'enlever au moment où on passe les années 37/38 :D
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Faut être toqué pour pas en parler ;-)

Messagepar tonnerre de brest sur 16 Fev 2005 0:13

Au-delà des batailles d'oscar :wink: , il y a vraiment beaucoup de choses à dire sur ce film, sur le rapport qu'entretient Scorcese à l'histoire du cinéma, sur la manière dont il mélange les deux fondamentaux essentiels qui réunissent cinéma et aviation (le mouvement).
Mais à part les deux intervenants brillants précédents, où sont les autres grands pontes d' EpidermiQ :) ?
Ce film devrait susciter un monstrueux débat esthétique et intellectuel !

Le personnage tel que le décrit Scorcese n'a pas de psychose. Il a "seulement" des Troubles Obsessionnels Compulsifs d'une puissance phénoménale, et c'est un des films qui a le mieux saisit l'angoisse et le pathétique où plonge cette maladie, qui l'a le mieux mis en images. Pas seulement au niveau de la prestation une fois de plus grandiose de Di Caprio, mais aussi dans des effets de mise en scène où Scorcese décortique visuellement le processus psychique que subit Hughes.
Il y a des tonnes à dire !
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Re: Faut être toqué pour pas en parler ;-)

Messagepar Johansen sur 16 Fev 2005 12:31

[quote="tonnerre de brest"]
Mais à part les deux intervenants brillants précédents, où sont les autres grands pontes d' EpidermiQ :) ?
Ce film devrait susciter un monstrueux débat esthétique et intellectuel !
[/quote]

J'ai beau etre fou de Scorsese, sans doute est ce l'effet di caprio mais comme pour GONY j'ai pas telement accroché.
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Marre de voir fausser le débat.

Messagepar tonnerre de brest sur 16 Fev 2005 18:33

[quote]J'ai beau etre fou de Scorsese, sans doute est ce l'effet di caprio mais comme pour GONY j'ai pas telement accroché.
[/quote]

Qu'on le veuille ou non, il va falloir s'habituer à Di Caprio. :wink:

Je n'aimerais pas revoir dans ce topic ce qui a desservi le topic "Gangs of New-York", soit une polémique sur Di Caprio. Dans ce cas, que quelqu'un ouvre un topic Di Caprio, si ça lui chante de le démonter ! Ca n'est pas interdit. :P

Mais "Aviator" est une oeuvre dont la profondeur, les mises en abymes, l'intelligence visuelle, méritent des commentaires un peu plus élaborés, ou moins réducteurs. Merci d'avance. :wink:
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Messagepar MaRiNa sur 24 Fev 2005 16:40

J'ai vu Aviator, je l'ai trouvé pas mal, mais un peu long. Je pense que certaines scènes auraient pu être coupées, j'ai eu l'impression de temps morts, que ça trainait en longueur, pendant le procès notamment, ou encore quand il s'enferme dans la chambre d'hôtel.
Sinon, Ava Gardner n'a pas été assez creusée, dans le film je lui ai pas trouvé de traits particuliers (bon en même temps le film portait sur la passion de H.H pour l'aviation, pas sur les femmes qu'il sautait, mais bon perso, j'aime pas quand les personnages sont pas creusés un minimum, même s'ils n'interviennent pas beaucoup. A la limite le personnage joué par Jude Law que l'on voit une dizaine de secondes était plus creusé que Ava Gardner).
Sinon, Di Caprio a été assez crédible dans le personnage de Howard Hughues, assez expressif quand il le fallait (sans trop en faire). Je me souviens de la scène où Jude Law prend un des 12 petits pois qu'il a dans son assiette, Howard Hughues est très mal à l'aise et ne veut plus manger. Sur Di Caprio, j'ai trouvé que ça rendait bien. Bon j'ai donné l'exemple de cete scène-là, mais il y en avaient d'autres aussi.
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Messagepar tonnerre de brest sur 25 Fev 2005 5:53

Le film est long certes, mais c'est une tendance lourde chez Scorcese, surtout ces derniers temps. Cela ne l'empêche pas d'être suffisament bien rythmé pour ne pas générer d'ennui.

[u][b]Pesanteur et envol[/b][/u]:

Les scènes de procès et d'isolement se doivent d'être traitées sur la longueur.
Le procès reconstitue l'extraordinaire effort que doit accomplir Hughes pour surmonter ses T.O.C. et ses phobies. La longueur du passage rend compte de la pénibilité dans lequel le personnage se trouve: il doit s'affronter lui-même pour affronter le jury et c'est un double combat qui se joue. J'aimerais visionner les films de ces audiences comme l'ont fait Scorcese et Di Caprio, sachant désormais dans quel contexte de corruption ces évènements se sont déroulés. Corruption du jury lui-même. Mais aussi corruption organique de Hughes, l'esprit agressé par la maladie.
De plus, cette scène est assez jubilatoire, vue la joute verbale qui oppose Hughes à la commission, avec humour et finesse. Enfin, cette scène est alternée avec l'envol de l' "Hercule", l'hydravion géant.
Scorcese la contourne ainsi afin de ne pas la rendre trop lourde au point de vue du spectacle, mais plonge dans son coeur pour faire ressentir la pesanteur ressenti par le héros. Pesanteur qui décroît et se conclue dans l'envolée symbolique de l'avion.

[u][b]L'éclairage signifie les tourments[/b][/u]:

Idem pour la chambre. Comment rendre compte de la totale emprise de la maladie, comment rendre compte de l'enfermement où cloitrent les phobies, sans rendre quasi-insupportable l'isolement, voire l'isolation, du personnage dans un espace réduit. Le courage du film est d'entrer de plein pied dans la dégénérescence comportementale de son personnage et de le suivre: la caméra sort peu de la chambre, le temps devient impalpable, à la fois cruellement démonstratif (voir l'urine dans les pots de lait) et à la fois métaphorique avec l'utilisation des couleurs lumineuses changeantes (vertes et rouges) qui traduisent l'excessif emballement de son esprit, son absence de contrôle sur lui-même.

La lumière chez Scorcese est toujours signifiante, mais il s'est fait une spécialité de l'utilisation de l'objet "flash". En cela on pourrait croire qu'il ne se démarque pas de précédents films. Au contraire: ici les flashs que prend Hughes dans la tête quand il présente ses films ou avions sont l'incarnation précise de l'agression du monde extérieur. Chaque flash visualise une bouffée d'angoisse.

Le film ne porte pas que sur la passion de Howard Hughes pour l'aviation, il traite surtout à mon sens du combat d'un homme contre l'emprise d'une invasion mentale qui l'accable. L'aviation le sauve, car s'arracher à la terre c'est aussi s'arracher à un principe de réalité qui est le terrassement permanent par la maladie.

[u][b]Le cercle désir-cinéma-aviation[/b][/u]:

Le film traite aussi de l'histoire du cinéma, et enfin, Scorcese réalise le film qui combine sa passion de cinéaste et sa passion d'historien. En ce sens, c'est probablement son film le plus réflexif sur l'art. D'un côté ébourrifant sur la reconstitution des us et coutumes de la vie hollywoodienne, mais surtout enthousiasmant d'un autre côté sur la manipulation des archives, des extraits de films de l'époque, où il démontre que le cinéma est affaire de désir, et dans le cas de Hughes de deux désirs:

- [u]Celui des femmes[/u]: Les plans (authentiques) de baisers soufflés de stars témoignent de son obsession à surmonter son emprise maladive par le besoin de séduire et comment ce même besoin finit par le dévorer (cf ses projections privées).
Aussi Ava Gardner est-elle extrèmement bien traitée, je trouve: personnage discret mais salvateur, dans l'incompréhension totale du phénomène des T.O.C. ( aujourd'hui encore, malgré l'abreuvement médiatique sur le sujet, qui peut vraiment comprendre quelqu'un qui a ça ? ), puis dans l'acceptation progressive de la complexité de Hughes: certes, homme sous emprise, mais créateur génial.
Elle lui permet de retrouver sa place parmis les hommes ! (là où le film s'arrête, sachant que hughes s'enfermera définitivement par la suite).

- [u]Celui de l'aviation[/u]: battre les records, comprendre les techniques, innover dans l'aérodynamisme, le transport transatlantique.

Mais tous ces désirs se mélangent dans le cinéma, avec les deux films qu'il réalise (non ceux qu'il produit).


[u][b]Les antécédants de l'oeuvre:[/b][/u]

Dans ses films sur la mafia Scorcese s'attache particulièrement à décortiquer les codes de vie des protagonistes, dont le soi-disant code d'honneur des mafiosi, qu'il met à mal dans "Les Affranchis".
Mais ce regard d'entomologiste va plus loin.

"Le Temps de l'Innocence" s'attache à décrire scrupuleusement les codes sociaux de la grande bourgeoisie américaine du XIXème siècle, et le poids écrasant de la norme qui en découle. Ce sont là le sens des contre-plongées absolues sur les tables, des ronds dans un cadre, une quadrature du cercle où le champs enferme les deux amants dans une cage doré. C'est là le sens des travellings ou des plans sur l'organisation précise des couverts, des fourchettes, des couteaux, des cuillères.
"Taxi Driver" décrivait la perception du monde par un homme qui n'y voit que puanteur, égoût, dégoût, le conformant à la loi de son jugement, emprisonné par les critères déformants de sa vision.

[u][b]Codes et rituels:[/b][/u]

Scorcese continue avec "Aviator" ce travail sur les codes. Aussi est-il passionnant et touchant de voir comment il traduit le monde à travers le regard de Hughes. Pour une personne qui a des troubles obsessionnels compulsifs, des phobies, le monde ressemble à un vaste ensemble de signes, de symboles, de codes.
La mise en scène place Di Caprio devant des éléments insignifiants avec une insistance telle que le spectateur ressent son trouble: ainsi un simple balayeur soulevant de la poussière, des inconnus devenant "signes" par un très léger ralenti, comme une menace dans la normalité, ou les flashs précedemment évoqués. Le cinéaste use du langage fondamental du raccord voyant/vu pour nous faire entrer dans l'univers selon Howard Hughes avec une force bouleversante.

Pour conjurer son angoisse et la menace qu'elle imagine, une personne souffrant de T.O.C. doit donc pratiquer des rituels. Et avec le même regard d'entomologiste profondément compatissant, Scorcese filme son personnage enfermé spatialement (la chambre) mais surtout spirituellement (incapacité à faire des actes simples, comme toucher une saleté, de supporter un confetti sur le veston de son interlocuteur).

[u][b]Un film en miroir (gros spoiler)[/b][/u]:

Le film débute sur une scène de l'enfance d'Howard Hughes, couvé par une mère surprotectrice, qui le lave dans une lumière élégamment feutrée, en lui énonçant tous les dangers qu'il encourt à sortir, avec les épidémies de choléra, de varioles, bref, tous les microbes qui peuvent l'attaquer... Une telle attention ne saurait à elle seule provoquer la maladie, mais elle en est présentée comme un facteur déterminant.

Scorcese s'emploit alors à filmer longuement un rituel qui lui permet au final de boucler la boucle et de parfaire la cohérence de son film. Ce rituel, il ne pouvait pas y échapper. Hughes se met à répéter un nombre incalculable de fois la même phrase. Celle-ci l'enchaîne: censée écarter la phobie, elle devient un facteur de souffrance car il ne peut plus s'arrêter, s'en libérer. L'angoisse génère la souffrance, et la réalisation comme l'interprétation sont hallucinantes.
Sauf que Scorcese détourne le rituel pour le positiver à la fin. Seul devant un miroir, Hughes se voit dans un état pitoyable à répéter en boucle la même phrase, une phrase du type: "c'est là qu'est l'avenir". Et dans le miroir, métaphore de l'écran de cinéma, donc de l'image de la mémoire, il a la vision de cette scène d'enfance. Vision qui n'est pas liée à la maladie ou quoi que ce soit de ce type, mais qui est une licence poétique.
Et il se voit répondre à sa mère quelque chose du genre (veuillez excuser l'imprécision !): "plus tard, je séduirai des femmes, je ferai des films, et je construirai des avions". Le rêve de l'enfant déterminé au sens volontariste répond à l'enfant déterminé au sens maladif. Et c'est bien ce qu'a été cette partie glorieuse de la vie de Hughes: en dépit de son terrible handicap il a réussi à surmonter ses peurs pour devenir une légende vivante.

Ecoutez bien alors le ton de la voix qui répète la phrase en boucle: " c'est là qu'est l'avenir". Au lieu d'être une répétition forcée, elle devient peu à peu un acte volontaire, comme si Hughes essayait de se convaincre. Face au miroir, comme De Niro disant "you're talking to me ?". Dans un renversement optimiste rappelant l'exploit de Hughes, le symptome de la maladie devient le signe de la volonté.
Scorcese répète aussi les mêmes images, dans une cohérence splendide.



[u][b]Du cinéma de cristal[/b][/u]

Par définition, le décalage qu'entraînent les phobies avec l'entourage crée une sensation de honte. Celui qui est atteint de T.O.C. souffre qu'on le remarque (cf l'impossiblité de Hughesà donner des serviettes à un quidam et la souffrance qu'il endure à être vu et pris pour un excentrique, voire un fou). Di Caprio interprète avec justesse cette retenue constante, ce mensonge du paraître, et les moments où "ça ne passe pas".
La scène où Jude Law (Errol Flynn) perturbe l'ordre méticuleux des petits pois est un moment de cinéma cristallin. Un champ-contrechamp exprime visuellement l'angoisse de Hughes, tandis que la parole, les bavardages incessants qui l'entourent, expriment l'incompréhension des autres de cette angoisse invisible, ridicule mais insurmontable. Il est seul dans la foule avec sa peur.
Effectivement il y a de nombreuses scènes de ce genre, qui vont en se densifiant, puisque Hughes se crée un entourage qui est dans la confidence et monte la garde autour de lui. Comme un carré de garde. Comme un cadre.

C'est sans doute l'idée la plus belle du film: enfermé par ses phobies, Hughes doit rendre le monde autour de lui [b]hors-champ[/b].

A ce moment là, Scorcese arrive totalement à confondre son fond et sa forme, son récit et son discours.
L'agent Squeulit pensait qu'il s'agissait en fait d'une pierre de forme triangulaire
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tonnerre de brest
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Re: L'homme hors-champ

Messagepar MaRiNa sur 05 Mar 2005 10:51

[quote="tonnerre de brest"]Le film est long certes, mais c'est une tendance lourde chez Scorcese, surtout ces derniers temps. Cela ne l'empêche pas d'être suffisament bien rythmé pour ne pas générer d'ennui.
Le procès reconstitue l'extraordinaire effort que doit accomplir Hughes pour surmonter ses T.O.C. et ses phobies. La longueur du passage rend compte de la pénibilité dans lequel le personnage se trouve: il doit s'affronter lui-même pour affronter le jury et c'est un double combat qui se joue. J'aimerais visionner les films de ces audiences comme l'ont fait Scorcese et Di Caprio, sachant désormais dans quel contexte de corruption ces évènements se sont déroulés. Corruption du jury lui-même. Mais aussi corruption organique de Hughes, l'esprit agressé par la maladie.
De plus, cette scène est assez jubilatoire, vue la joute verbale qui oppose Hughes à la commission, avec humour et finesse. Enfin, cette scène est alternée avec l'envol de l' "Hercule", l'hydravion géant.[/quote]

C'est vrai que je n'avais pas vu ça sous cet angle-là (il faut dire aussi que j'étais malade quand j'étais allée voir le film, donc j'étais pas dans de super conditions), et je comprends mieux la raison de la longueur de cette scène. Mais je pense quand même que Scorsese aurait quand même pu réduire la scène et jouer un poil plus sur les sensations de Hughes à ce moment-là, sans pour autant que ça devienne caricatural.

Scorcese la contourne ainsi afin de ne pas la rendre trop lourde au point de vue du spectacle, mais plonge dans son coeur pour faire ressentir la pesanteur ressenti par le héros. Pesanteur qui décroît et se conclue dans l'envolée symbolique de l'avion.

[quote]Le film ne porte pas que sur la passion de Howard Hughes pour l'aviation, il traite surtout à mon sens du combat d'un homme contre l'emprise d'une invasion mentale qui l'accable. L'aviation le sauve, car s'arracher à la terre c'est aussi s'arracher à un principe de réalité qui est le terrassement permanent par la maladie.[/quote]

Oui je le pense aussi, c'est évident même ;)

[quote][u]Le désir de l'aviation[/u]: battre les records, comprendre les techniques, innover dans l'aérodynamisme, le transport transatlantique.[/quote]

Pour prouver aux gens qui ne le comprennent pas qu'il existe an tant que personne, en tant que génie, et non plus en tant que fou, mais surtout, pour se le prouver à lui-même.
Il veut être capable de réaliser ses rêves d'enfant, c'est un moyen d'échapper à la maladie. En réalisant ses rêves, il garde un pied dans le monde de l'enfance, car il a ce désir depuis tout petit, donc en continuant à vouloir réaliser ces et ses rêves, il n'est pas complètement emprisonné par la rationnalité de l'adulte qui lui se dira "ce n'est qu'un rêve d'enfant, personne ne réalise ses rêves d'enfant comme être beau, riche et célèbre. C'est impossible". Hughes, lui, continue à espérer, et pendant la première partie du film, c'est cet espoir qui lui fait garder un certain équilibre mental.
A la fin, une fois qu'il a réalisé tous ses rêves, il ne pense plus avoir aucun but dans la vie, d'où son enfermement définitif. Il n'a plus aucun échappatoire, plus de but, et reste seul avec sa maladie.

[quote]
Mais tous ces désirs se mélangent dans le cinéma, avec les deux films qu'il réalise (non ceux qu'il produit).
[/quote]

Justement, je vais faire ma chiante, mais même si le film n'était pas censé traiter sur le cinéma, je trouve que le thème n'a pas été assez abordé (à peine évoqué, en fait), ni même le thème de l'aviation d'ailleurs (par rapport au titre). Je comprends qu'un film uniquement sur les avions aurait été un peu lourd, mais je pense quand même que le titre n'a pas été bien choisi. La 2è partie du film a du comporter à tout casser 10min sur l'aviation.
En fait non, ce n'est pas que le titre a mal été choisi, c'est plutôt que le film n'est pas équilibré. Mais justement, je pense que c'est voulu: au début, Hughes garde un équimibre mental grâce à l'aviation, et après, ses TOCs s'amplifient, donc le facteur d'équilibre disparait peu à peu. Bref, Scorsese a peut-être essayé de nous montrer de manière imagée la décadence de Hughes.
Bref, c'est très bizarre, j'arrive pas vraiment à cerner le film, ni à dire si je l'ai aimé ou pas. J'arrive pas à voir si certains trucs sont voulus ou pas en fait. C'est pour ça que j'efface pas mes premières idées de ce paragraphe (en même temps je réfléchis tout haut). Vraiment bizarre!!

[quote]Ecoutez bien alors le ton de la voix qui répète la phrase en boucle: " c'est là qu'est l'avenir". Au lieu d'être une répétition forcée, elle devient peu à peu un acte volontaire, comme si Hughes essayait de se convaincre.[/quote]

Oui j'avais remarqué aussi, j'avais d'ailleurs trouvé ça mauvais. Déjà, il le dit trop, et ça devient volontaire. Ils auraient du couper (oui je sais, je tiens à en couper, des scènes :mrgreen:) à la moitié de ses "c'est là qu'est l'avenir" (en plus ils ont traduit comme des manches, dans la VO c'est "it's the way of future", ce qui ne veut pas dire la même chose!), ça l'aurait rendu plus crédible. Et au lieu de s'arrêter doucement, j'aurais trouvé mieux: "c'est la voie de l'avenir" etc... 6 fois pas plus (et prononcé de manière compulsive), le début de la phrase prononcée toujours de manière compulsive une 7è fois, puis arrêt brutal au milieu fin du film. Ce qui signifierait qu'il a fini ses actes de désir (aviation, film, femmes), mais le côté inachevé de la phrase signifierait que malgré tout, il n'a pas fini sa vie (même s'il la finira dans une chambre, il n'est physiquement pas mort). Bref, je sais pas si vous m'avez comprise, j'ai une logique bizarre moi (si on peut appeler ça une logique ^^).

[quote]Par définition, le décalage qu'entraînent les phobies avec l'entourage crée une sensation de honte. Celui qui est atteint de T.O.C. souffre qu'on le remarque (cf l'impossiblité de Hughesà donner des serviettes à un quidam et la souffrance qu'il endure à être vu et pris pour un excentrique, voire un fou). Di Caprio interprète avec justesse cette retenue constante, ce mensonge du paraître, et les moments où "ça ne passe pas".
La scène où Jude Law (Errol Flynn) perturbe l'ordre méticuleux des petits pois est un moment de cinéma cristallin. Un champ-contrechamp exprime visuellement l'angoisse de Hughes, tandis que la parole, les bavardages incessants qui l'entourent, expriment l'incompréhension des autres de cette angoisse invisible, ridicule mais insurmontable. Il est seul dans la foule avec sa peur.
Effectivement il y a de nombreuses scènes de ce genre, qui vont en se densifiant, puisque Hughes se crée un entourage qui est dans la confidence et monte la garde autour de lui. Comme un carré de garde. Comme un cadre.[/quote]

Je termine mon post par mon accord avec ton paragraphe. Rien à rajouter, quoi ;)
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Messagepar LeMartien sur 05 Mar 2005 11:40

j'ai peut-être mal lu ce que tonnerre a érit mais concernant la lumière et les couleurs, j'ai remarqué beaucoup de scènes où l'ombre se mouvait soit en apparition soit en disparition. La scène vers la fin où l'ombre l'entoure dans le miroir, et celle du début dans la salle de réception où l'ombre se dissipe peu à peu pour faire apparaitre la salle.
Pour les couleurs... Hughes était daltonien ? Non parce que j'ai remarqué que le vert était très fade. Le golf et la scène de crash je crois, le vert est très travaillé...
Sinon côté technique j'ai remarqué beaucoup de faux raccords
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Messagepar c_bolavienon sur 05 Mar 2005 14:02

Lol je vais devoir le répéter partout que l'effet des couleurs durant la 1ère partie du film est voulu :lol: .
Le début du film s'inspire du Cinecolor à 2 couleurs (rouge et bleu). Ce procédé a été utilisé en vrai pour les films jusqu'en 37/38. Donc dans le film, scorsese a eu l'ingénieuse idée d'utiliser ce procédé (grâce au numérique) et de l'enlever au moment où on passe les années 37/38 :) (et là on passe au technicolor)
Ainsi l'herbe du green (golf) est en vert, les petits poids sont bleus etc .....

un site pour montrer quelques effets spéciaux du film dont le procédé des couleurs : 2 - et 3 - Strip Technicolor Process (SITE SPOILERS !!!)
http://www.aviatorvfx.com/index.php?cmd ... eeningRoom
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Messagepar LeMartien sur 05 Mar 2005 15:21

merci bien pour cette précision :)
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