par tonnerre de brest sur 24 Nov 2006 6:13
Un film d' Alfonso Cuaron, avec Clive Owen, Julianne Moore...
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[b]Synopsis :[/b]
2027. L'Humanité n'arrive plus à se reproduire. La stérilité a atteint tous les humains de la planète. Et quelle planète ! Ravagée par les épidémies, les conflits nucléaires, son seul asile est l'Angleterre où viennent se réfugier des centaines de milliers de déplacés. La Grande-Bretagne a adopté une ligne totalitaire, refoulant tous les réfugiés dans des camps, exterminant ou renvoyant les indésirables d'où ils viennent.
Theo (clive owen), un ancien activiste, s'en fout désormais, et attend la fin de l'espèce humaine avec fatalité. Jusqu'au jour où un groupe rebelle le met en contact avec l'inconcevable: une femme qui attend un enfant. Et qui, précisément, est une réfugiée...
[b]Commentaire : [/b]
Le réalisateur est mexicain mais travaille en Angleterre. Et il démontre, une fois n'est pas coutume, combien le film d'anticipation dans ce pays est riche et novateur, avec une capacité d'imaginer les dérives fascistes des états confrontés aux flux migratoires. Terriblement actuel, le film dépeint pourtant un monde futuriste cauchemardesque qui n'est pas sans rappeler la littérature SF cyberpunk.
Le film ne cherche pas d'explications au phénomène de la stérilité et au miracle de cette jeune réfugiée. On le lui reproche parfois. Mais pourtant toutes les craintes concernant l'avenir sont là, et le choix d'Alfonso Cuaron est ailleurs que dans le didactique.
Avant toute chose, il veut filmer le chaos d'une société livrée à la dictature, aux rébellions des pauvres, aux conflits intérieurs, sans oublier au passage un humour décalé (avec l'excellent Michael Caine, en cultivateur d'herbe qui fait rigoler).
Son récit ? Comment un homme sans illusion va se dévouer pour accompagner et sauver le dernier espoir de l'Humanité.
Ses décors ? Les villes sales, fragmentées, leurs rues peuplées de quidams, de sectes, de rebelles, les forêts anglaises comme lieux de refuge ou de menace, les camps livrés à la brutalité de l'armée.
Son style ? Un principe qui relève de la maestria: l'utilisation systématique du plan séquence. Certaines scènes dépassent les cinqs minutes sans coupures, voire plus, avec un nombre hallucinant de figurants, d' évènements comme l'attaque d'un immeuble par l'armée où le plan commence dans la rue avant de se finir dans le batiment pendant que la bataille se déchaine.
Un long plan n'est pas sans rappeler le plan séquence de la voiture dans "La Guerre Des mondes " de Spielberg, mais filmé façon documentaire.
Clive Owen, l'acteur, semble lui-même surpris par tout ce qui peut arriver le long d'une scène où il colle à la temporalité des évènements avec un talent et une implication édifiante.
Documentaire apocalyptique, mais aussi hymne à l'espérance, Les Enfants De l'Homme fait réfléchir dans une mise en scène spectaculaire mais avant tout réaliste. Pas de solutions, pas de réponses, seulement un hymne à la vie dans un monde livré au nihilisme, où l'humanité des héros dépasse les outrances d'un monde en perdition.
Allez-y !
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La rebellion
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Le chaos
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L'espérance
L'agent Squeulit pensait qu'il s'agissait en fait d'une pierre de forme triangulaire