-> [b][url=http://img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/35/06/08/affiche.jpg]LIEN VERS L'AFFICHE DU FILM[/url][/b]
Pas mal du tout ! De l'action (forcément), des bons sentiments (il en faut aussi j'imagine), des persos bien écrits (ce qui n'est pas forcément courant), un scénario plutôt bien ficelé, de l'action...
Le film est clairement supérieur au premier opus. Ce dernier était trop court, et le scénario s'en ressentait. Les scènes d'action étaient trop condensées, pas assez espacées, la réalisation parfois gênante (scènes d'action montées en dents de scie), la psychologie trop sommaire... Ce qui n'empêchait pas le film d'être plutôt agréable, mais parfois assez saoulant et vite oubliable en fin de compte. La suite, au contraire, corrige tous ces défauts, n'abuse pas sur des séquences d'action d'ailleurs bien ficelées et suffisament sobres. Surtout, les personnages sont bien plus crédibles, et pas seulement Wolverine, qui était clairement la star du premier film. Ici, tous les persos ou presque ont leur part du festin (à part Cyclope peut-être), l'histoire ressemble vraiment à un travail d'équipe, même les persos secondaires ont droit à une place à table, ce qui est le signe d'un scénario bien ficelé. Même les méchants du premier, Magnéto et euh, "la femme en bleue", qui, s'ils sont toujours méchants pas beaux, ont le droit à un peu plus de nuance cette fois, ce qui épice les choses dans une grande mesure. Car le film se plaît beaucoup à examiner (pas trop profondément, je vous rassure) les motivations des protagonistes et explicite leurs choix (relativement à leur option du camp du Bien ou du Mal) : quête d'identité, ostracisation (familiale, sociale), amour déçu, pour des persos dont aucun finalement n'est un méchant pur sucre mais plutôt un individu qui adhère à une cause au bout d'un certain cheminement et sa propre expérience de l'existence, positive ou négative, (plutôt que d'être simplement "un méchant"), et prend le choix de servir cette cause, fût-ce cela en sacrifiant sa propre existence.
De plus, la franchise continue à traiter de l'histoire de ces mutants comme une allégorie des droits des minorités, faisant un parallèle entre les mutants et, bah les homosexuels par exemple (cf. la scène de l'ado qui a une confession à faire à ses parents...), en posant que le droit à la différence, ça existe, et que l'on ne doit pas traiter ceux que l'on considère comme des "mutants" comme des monstres ou des curiosités, qu'il ne faut pas s'attarder au physique, à l'aspect extérieur (cf. le perso du mutant allemand), qu'il ne faut pas avoir peur de l'inconnu, du progrès. Très osé comme message quoi !
Le film s'offre d'ailleurs le luxe (peut-être involontaire remarquez, mais tout de même) d'aborder, en filigrane, la situation politique actuelle, post-11 septembre, en mettant en scène des "extremistes" va t-en guerre des deux camps (mutants et humains) qui font tout pour souffler sur les braises et antagoniser les deux bords de façon à declencher une guerre qu'ils espérent salutaires pour leur cause. Mais bien sûr, les X-Men sont là, refusant vaille que vaille les extrêmes et la tentation toujours présente du Mal et luttant pour la compréhension et la tolérance, et le maintien de la paix. Jusqu'à se rendre dans le bureau du Président des Etats-Unis (ta ta !!), pour faire comprendre à cet homme honnête et juste (bah ouais, c'est de la sf quand même) que l'avenir appartient aux hommes de bonne volonté (re ta ta !!)... C'est l'esprit de la série, on aime ou aime pas mais le film au moins est cohérent avec lui-même, et reste malgré tout plus acceptable dans cette optique que, disons, "Spiderman" (vous vous souvenez de cette scène où les New Yorkais immolent Le Bouffon "Ben Laden" vert pour protéger Spiderman ? - un Spiderman qui finit d'ailleurs le film perché sur un gratte-ciel, veillant sur New York auprès d'un immense drapeau américain flottant au vent de la démocratie...).
Seul vrai couac, des amourettes plutot parasites puisqu'elles ne participent pas de l'histoire ou du sujet du film : Wolverine qui craque pour machin-chose mais machin-chose préfère Cyclope (tout en ne refusant pas complètement Wolverine) tandis que "femme en bleue" en pince en fait pour Wolverine, ado truc-muche qui aime passionnément ado machin (et réciproquement), mais qui ne parvient pas à passer à l'acte avec sa belle pour des raisons assez techniques... Inutile et commercial à 100%. D'autant que le film, dans sa morale humaniste et progressiste, dans sa description d'une école pour mutants (une espèce de Hogwarts sf finalement), dans sa confiance proclamée (littéralement) dans le progrès de l'humanité, se pose un peu comme une leçon de vie, censée inspirer et exalter les ados, et que donc cette bluette entre deux ados apparaît comme assez opportuniste, histoire de faire s'identifier complètement le jeune public avec ces héros du XXIe siècle... (et qui là encore fait penser à Spiderman et son héros ado dont le corps change subitement et qui se met à secréter une drôle de substance, et qui, bien sûr, est secrètement amoureux de la plus belle fille du lycée...). Mais ne faisons pas trop la fine bouche, étant donné que les films de super-héros sont évidemment ciblés avant tout vers les adolescents. Tout de même, il aurait été intéressant que le jeune homme transit d'amour en question "pète les plombs" ou soit la victime de certains doutes existentiels (plutôt que son ami Pyro), c'est-à-dire scinder les deux personnages en un seul, afin de justifier et mettre en valeur sa relation avec machin-truc-muche-chose, car au final, cette histoire fait [u]totalement[/u] inutile, étant donné qu'elle n'a absolument aucune incidence sur le scénario. Une idée comme ça...
A part ce petit détail, un film très honnête en fin de compte, d'ailleurs bourré d'acteurs devenus stars depuis le premier volet. Pensez donc : Hugh Jackman, Halle Berry - entre-temps oscar de la meilleure actrice et James Bond girl en attente d'un spin-off à sa seule gloire et bientôt la nouvelle "Catwoman"-, Ian Mc kellen -Gandalf dans une certaine trilogie (et lui-aussi homosexuel)-, la sublime Rebecca Romjin Stamos (quelle "Femme Fatale" celle-là...), etc. Et d'anciens de James Bond pour l'anecdote-totalement-gratuite-mais-ça-fait-toujours-plaisir : Halle Berry donc dans "Meurs un Autre Jour", mais aussi Alan Cumming (informaticien vicelard dans "Goldeneye"), et Famke Janssen, mante religieuse dans "Goldeneye" toujours. "X-Men 2" est donc au-dessus des films de super-héros BD dont on nous abreuve depuis quelques temps, au premier rang desquels son premier volet. Et qui n'oublie pas la touche d'humour toujours salutaire (sacré Wolverine, toujours le mot pour rire), et les pouvoirs mutants toujours plus amusants (et qui donnent sacrément envie, il faut le reconnaître - traverser les murs, contrôler le feu, se téléporter, glacer n'importe quoi à volonté, lire dans les pensées... tiens, on dirait un best-of de X-files !), ainsi que les moqueries désormais traditionnelles des costumes des super-héros. Du bon divertissement donc, un peu trop appuyé sur le politiquement correct peut-être.
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Patrick Stewart, qui, du capitaine Picard au professeur Xavier, n'en finit plus de militer pour le bien de l'humanité... C'est tout Patrick ça !
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La charmante Kelly Hu, alias Lady Strike, sexy mais dangereuse (qu'on ne voit pas suffisamment !! Bouhouhou !!!)...
PS : pour les fans, on voit même -succintement- Peter Wingfield, alias le grand Methos de "Highlander - la série".
Edité par - No 6 le 02/05/2003 04:57:26


