Topic Séries ANIME

De X-Files à Neon Genesis Evangelion en passant par Baywatch !

Modérateur: Amrith Zêta

Topic Séries ANIME

Messagepar Amrith Zêta sur 10 Nov 2007 3:21

J'inaugure le topic dédié aux anime format séries.
Autrement dit consacré aux anime TV et OVA.
Histoire que le sujet ne disparaisse pas dans les limbes du forum, je l'inaugure avec un gros post subjectif sur l'année 2007 des anime TV japonais. Une année riche en choses intéressantes et en désillusions, essentiellement réparties dans les line-up d'Avril, Juillet et Octobre...

ILS RECOIVENT LEUR MEDAILLE SUR LE PODIUM :

Le choix du peloton de tête par l’Eglise d’Amrithologie fut difficile. D’autant qu’il y a qu’une seule personne qui a le droit de vote.

Le sujet des mondes virtuels ne réussit pas toujours aux séries animées. .hack//SIGN et ses séquelles étaient soporifiques au possible, Zegapain consternant tant elle accumulait les poncifs. Mais quand le réalisateur s’appelle Iso Mitsuo, le sujet peut donner une œuvre pleine d’âme et aux concepts si puissants qu’ils paraissent une prédiction tangible du futur.

DENNO COIL
Studio : Madhouse
Durée : 26 Episodes
Genre : Science-Fiction – Comédie – Quotidien


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Synopsis :
En 2026, la technologie RA (Réalité Augmentée) couvre désormais une grande partie du Japon, permettant à ceux qui disposent de lunettes spéciales d’interagir avec un monde virtuel qui se superpose au nôtre. Une bourgade ordinaire, au centre de laquelle siège l’étrange ville de Daikoku, a été désignée pour servir de laboratoire expérimental aux compagnies qui étudient les modalités de ce nouvel espace parallèle. L’histoire commence lorsque Yuko Okonogi, une écolière débutante dans le domaine de la Réalité Augmentée, emménage à Daikoku pour y vivre avec sa grand-mère, une vieille folle qui distribue aux enfants du quartier des software illégaux et des anti-virus en pagaille pour qu’ils explorent les rouages de l’environnement virtuel. Un monde très codifié dans lequel Yuko va finalement plonger pour de bon à cause d’Isako Amasawa, petite hacker talentueuse et manipulatrice, dont le but est de s’accaparer le pouvoir d’une entité qui aurait élu domicile dans la Réalité Augmentée…

Commentaires :
Conduite par le fameux Studio Madhouse, cette série atypique est l’œuvre de Mitsuo Iso, animateur de génie comme il en existe dix tout au plus et dont la première réalisation en solitaire remonte à un épisode remarqué de RahXephon en 2002. Aujourd’hui à la fois metteur en scène et scénariste, il nous propose un véritable petit OVNI diffusé sur le très sérieux réseau NHK au prix de nombreuses années d’effort. Et pour cause, Denno Coil est un projet qui a mis dix années pour se concrétiser. Au premier abord, la série pourrait passer pour le nouvel anime ultra-cérébral plombé par des concepts alambiqués sur le futur d’internet, à la manière d’un Serial Experiment Lain bis. En fait, l’anime va bien au-delà de cette comparaison et ne ressemble pas à grand-chose de connu. Complexe, il n’en est pas moins chargé d’un humour absurde et d’un graphisme marginal qui évoquent parfois FLCL en plus sage. Il met autant de cœur à développer ses éléments SF – assez sophistiqués avec tout un système fictif décortiqué – qu’à montrer la vie quotidienne des enfants japonais à l’ère d’une électronique évasive. Car c’est bien la description de l’imaginaire infantile qui constitue le second propos de la série : les dangers qu’affrontent les personnages disparaissent dès lors qu’ils enlèvent leurs lunettes high-tech, la menace n’a pas d’effet sur la zone réelle – enfin presque… – et pourtant chaque écolier d’agir comme si le sort du monde était en jeu à chaque irruption des gardiens du cyberespace – des colosses ridicules nommés Satchii et qui poussent des cris de nourrissons. Dès lors certains spectateurs reprocheront à Denno Coil son manque d’enjeux véritables, nonobstant que là réside sa diabolique originalité. La SF relatée dans l’anime s’avère imperméable aux canons habituels et demande un peu de concentration pour être assimilée. A l’inverse de l’ancienne dichotomie redondante entre réel et virtuel les deux mondes sont cette fois-ci confondus et pratiquables simultanément. Aux oubliettes les ordinateurs et autres reliques d’antan, aujourd’hui nous sommes nous-mêmes nos propres hardware. Au placard le scenario basique qui veut qu’untel soit piégé dans le monde virtuel et doive s’en échapper, la survie n’est pas au programme. Au menu, vivre de grandes traversées épiques dans un verre d’eau. Un anime-univers en six dimensions donc, parcouru par une armada de mômes qui veulent s’y affirmer à tout prix. Le "It’s Just A Game" de Harsh Realm trouve ici un sens plus profond, l’objet de la série n’étant pas de narrer une épopée glaive en main mais de traiter de l’impact que peuvent avoir les nouvelles technologies sur la jeunesse. A ce titre chaque épisode regorge d’idées et de trouvailles délicieuses, accumulant les objets loufoques de l’apprenti hacker et les virtual-pets bizarroïdes – Densuke aka le chien-Tamagotchi trouillard restera dans les mémoires. Les graphismes très personnels, loin de tout archétype manga, une qualité d’animation supérieure et une bande-son soignée ne font que légitimer en sus la première place de Denno Coil sur le podium. Autrefois considéré comme un animateur culte, Iso devient désormais un créateur à surveiller de près. Respectée même par ses détracteurs, peu conventionnelle mais jamais prétentieuse car toujours bon-enfant, Denno Coil est la petite perle de 2007.

Sans transition, merci Monsieur Kenji Kamiyama. Merci de continuer à nous proposer des séries à l’antipode des tendances actuelles de l’animation, une attitude franchement rebelle incarnée cette fois par le très ambitieux Seirei No Moribito.

SEIREI NO MORIBITO
Studio : Production IG
Durée : 26 Episodes
Genre : Aventure – Chambara – Fantastique


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Synopsis :
Voici plusieurs années que la guerrière Barusa, dont le passé est un mystère, met son habileté au service des pauvres gens pour trouver la rédemption. Combattante hors-pair, elle risque sa vie en permanence depuis qu’elle refuse d’achever ses adversaires. Un jour, sollicitée par une mère exemplaire, elle accepte de prendre en charge la protection du jeune prince Chagumu pourchassé par le Royaume Impérial Yogo, autrement dit menacé de mort par son propre père. Au cours de leur périple vagabond, fait de rencontres avec des forgeurs de lames, des devins, des tueurs à gages et des orphelins précoces, Barusa et Chagumu apprendront à faire connaissance et découvriront la raison de cette chasse à l’homme : la crainte d’une prophétie mystique mettant en péril l’avenir de la guerre…

Commentaires :
C’est encore NHK qui tire son épingle du jeu avec Seirei No Moribito – "Gardien De L’Esprit Sacré" – adaptation d’un roman de Nahoko Uehashi. Conte destiné au départ aux enfants, l’ouvrage connut son plus grand succès chez un public adulte. La série qui en est extraite peut décontenancer à cause de ses premiers épisodes assez décentrés, essentiellement bâtis autour de la relation touchante entre Barusa et Chagumu. Malgré l’absence d’intrigue précise qui caractérise le début de l’anime, le charme opère grâce au soin artistique apporté par le staff, qui a mis le paquet technique sur son poulain. Et comme le staff en question est celui de Production IG – connu surtout pour ses long-métrages Patlabor ou Jin-Roh – studio que tout anime-fan célèbre à l’excès, la qualité est au rendez-vous. Les décors, essentiellement naturels, sont d’une richesse extraordinaire tandis que l’animation des combats – trop rares il faut l’avouer – sont à graver au burin dans la roche. En fait dès le début, on a même du mal à comprendre pourquoi tant de moyens sont débloqués sur un anime dont le succès commercial sera nécessairement limité : une héroïne trentenaire dans un anime à gros budget en 2007, c’est un suicide ni plus ni moins – on en espérait pas moins de Kenji Kamiyama, déjà réalisateur de Ghost In The Shell Stand Alone Complex et anti-conformiste intello notoire qui a décidé de devenir le prochain Mamoru Oshii, mais par le biais de la télévision. Bilan technique fabuleux donc, mais bon scenario surtout qui ne manque pas de coups d’éclats même s’il ne prend vraiment son envol que passé le premier tiers de la série, avec une fibre de plus en plus fantasy. En dire plus serait probablement en dire trop, d’autant que la série ne devrait pas se faire attendre en Occident. En effet, les Etats-Unis ont déjà acheté les droits de Seirei No Moribito au Tokyo International Anime Fair, une acquisition vitesse grand V qui témoigne des attentes des éditeurs concernant le titre.

On enchaîne avec Gurren-Lagann ou le retour musclé de GAINAX. L’anime de robots en a fait du chemin depuis Tetsujin 28 en 1963 et pourtant la série a ce petit quelque chose en plus qui nous rappelle une autre époque. En fait c’est simple, on prend une vieille formule, on lui ajoute une bouteille de folie, plein d’épices exotiques et ça donne ça. C’est-à-dire une grenade qui explose en continu.

TENGEN TOPPA GURREN-LAGANN
Studio : GAINAX
Durée : 27 Episodes
Genre : Action – Mecha – Aventure


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Synopsis :
A une date indéterminée dans le futur, Simon est un orphelin qui vit dans un village souterrain et passe son temps à creuser des tunnels dans la roche. Son meilleur ami Kamina lui ne rêve que d’accéder à la surface de la Terre, niant la religion locale selon laquelle l’univers se limiterait à la grotte obscure dans laquelle il vit. Un jour, alors que Simon vient de découvrir une tête mécanique incrustée dans une galerie, une gigantesque machine nommée Gunmen défonce le plafond de la caverne, exhibant le monde extérieur au village ébahi. Kamina plus fier que jamais se met en tête de repousser à lui tout seul les attaques du Gunmen, et au moment critique reçoit l’aide d’une jeune fille hyper-sexy venue d’une milice rebelle, Yoko. A bout d’idées pour stopper l’envahisseur, Simon, Kamina et Yoko embarquent à l’intérieur de la tête robotique déterrée pour combattre le monstre de métal. C’est la première étape d’un voyage qui leur montrera que les choses sur Terre ont bien dégénéré en quelques siècles…

Commentaires :
Dernière création estampillée GAINAX, Gurren-Lagann redonne un coup de fouet salvateur au studio qui s’embourbait depuis des années dans des anime ecchi pour otaku et pervers sexuels du même ordre – à l’image de He Is My Master et son trio de jeunes soubrettes bien formées. Un sursaut qualitatif donc, doublé d’un grand succès populaire auprès des anime-fans puristes mais aussi des jeunes garçons grâce à une horaire de diffusion matinale. A la réalisation on trouve le surdoué Hiroyuki Imaishi, un maître de l’animation auquel l’on devait déjà entre autres plusieurs séquences totalement folles de Kare Kano et le film expérimental Dead Leaves aux influences très comic-books. Quiconque connaît le bonhomme sait ce que son nom dans les crédits implique : un rythme tonitruant, un scenario qui se moque de toute ébauche de réalisme, un style barré mixant gros robots qui pètent, jolies poupées et musique lorgnant vers le hip-hop et le hard-rock. L’animation pour l’animation, diraient les cyniques. Et pour péter, ça ça pète. Les mechas, au look volontairement 70’ façon Gaiking mais bien plus dingues sinon ridicules, s’envoient des coups comme jamais la télévision n’en a montrés en plus de quarante ans. L’Episode 15 à titre d’exemple comporte le combat de mecha le plus impressionnant jamais réalisé pour le petit écran, et le reste de la série s’avère tissé d’une technique d’animation assez phénoménale – une prouesse visuelle tout juste limitée par des décors un peu pauvres. En outre le chara-design, aspect qui a toujours été le point fort de GAINAX, est génial et permet naturellement à chaque héros d’adopter des poses dramatico-solennelles le jour ou d’avoir ses traits déformés dans tous les sens la nuit. L’éventail limité mais chiadé de créatures féminines va depuis Yoko et sa poitrine démesurée jusqu’à Nia et son côté moe insoutenable à tous les égards. De là à dire que Gurren-Lagann n’est qu’une tribune à la bourrinade il y a nuance à faire valoir, car la série épate sur certains points plus subtils. N’hésitant pas à éliminer ses personnages principaux sans crier gare au mépris des fans, s’immisçant dans la psychologie de ses protagonistes au moment où l’on ne s’y attendait plus, divisant l’histoire en plusieurs périodes à la manière des grandes sagas, le programme a plus d’un tour dans son sac pour faire mentir ceux qui n’y reconnaitraient qu’un gros délire shonen inondé de testostérone. Difficile au final d’identifier avec précision la série, tant elle est moderne dans son exagération constante, dans son abus frénétique, et tant elle est old-school dans son intention, qui tient au demeurant à cette simple phrase adressée à Simon : va encore plus loin gamin. Inutile donc de chercher dans cette série la profondeur d’un Neon Genesis Evangelion ni même sa densité. Il n’y a rien de plus à prendre dans sa mixture que des explosions dantesques, un hommage à toute une culture et une énergie de feu. Evidemment les allergiques au robot anime répugneront à se salir là-dessus mais l’otakuisme outrepasse la vilénie des gens normaux pour dire que ça rock trop sa mère. A noter que GAINAX a d’ores et déjà annoncé lors d’une convention que l’aventure n’était pas terminée, et que d’ici deux ou trois ans, d’une façon ou d’une autre, la série referait parler d’elle.

ILS SE SONT BIEN BATTUS QUAND MEME :

Ils ont mis des sueurs froides aux champions et ont parfois rivalisé avec eux. Dans leurs genres respectifs ce sont des challengers sérieux.

Enfin un anime avec pour unique héros un mâle, un vrai, solitaire et beau gosse en prime. Dommage qu’il ait si peu de vocabulaire et qu’il préfère électrocuter ses rivaux que de nous expliquer dans quel script tordu il s’est fourré. Enfin bref c’est ça Darker Than Black, un truc cool mais qu’on a pas encore bien compris.

DARKER THAN BLACK
Studio : Bones
Durée : 25 Episodes
Genre : Fantastique – Drama – Policier


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Synopsis :
Il y a dix ans un rempart magnétique, le Hell Gate, est soudainement apparu autour de Tokyo. Conjointement à ce phénomène, la police a découvert l’émergence récente d’êtres humains dotés de pouvoirs paranormaux dévastateurs, les Contractors. Mais ce que la population apeurée ignore, c’est ce qu’ils ont dû sacrifier en échange de leurs capacités hors du commun. Nous suivons le parcours de l’un de ces Contractors, Hei, qui emploie son don à servir les intérêts du Syndicat qui lui octroie ses missions, mais par ce biais recherche surtout une personne chère qu’il a perdue autrefois…

Commentaires :
Darker Than Black est le rêve devenu réalité de Tensai Okamura, dont le tableau prestigieux trouve ici son aboutissement. C’est en effet sa première création intégrale, qu’il a fignolée du visuel aux scripts en passant par le suivi musical, bref la série est son véritable et exclusif bébé criard. Mais le programme a bien failli mourir dans le berceau : reprenant notamment la case horaire du hit Code Geass dont la première série s’était conclue sur un gros cliffhanger, Darker Than Black avait toutes les chances de passer inaperçu. Il n’en fut rien, la série étonnant d’emblée par sa mythologie massive et confuse. Tellement confuse d’ailleurs que l’on regrettera que les derniers épisodes n’explicitent pas grand-chose à cet étrange drama au héros silencieux. Car c’est là un réel grief à faire à la série, son refus de contextualiser et de narrer les choses méthodiquement la rend très hermétique – paradoxalement c’est aussi là l’un de ses points de distinction intéressants. Hormis un rythme inégal, accru par l’équation "Une Histoire = Deux Episodes", et une musique un peu anecdotique pourtant composée par l’excellente Yoko Kanno, la série ne souffre pas de défauts majeurs et peut même revendiquer certains grands moments – souvent glauques et en lien avec le "Contrat" que doivent respecter les Contractors pour survivre. L’humour, réduit à son minimum, prend place lors de segments plus marginaux dont un rappelle le célèbre Humanoid Kikaider et ses détectives privés tenaces mais bien benêts. En guise de trivialité finale, on rappellera que Bones a eu chaud : la série a failli être interrompue à cause de l’un de ses producteurs qui a claqué la porte en emportant les scripts avec lui ! C’aurait été dommage, un anime qui a tant essayé et qui a réussi aux deux tiers.

Des cigares, des bars feutrés, de vieilles voitures courbes, des disques vinyls, des borsalinos et des règlements de comptes. Ca c’est pour la mafia. Des alchimistes, des revenus d’entre les morts et des légendes occultes. Ca c’est pour le fantastique. Si on combine les deux ça fait Baccano ! et sa chronologie puzzle.

BACCANO !
Studio : Aniplex & Brains-Base
Durée : 13 Episodes
Genre : Drama – Fantastique – Gangster


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Synopsis :
En 1711, des alchimistes chevronnés obtiennent du Démon un élixir de vie qui leur confère la vie éternelle. Peu après certains d’entre eux sont décimés dans l’ombre par l’un des leurs, qui reste impossible à identifier. Pour garantir la pérennité du plus grand nombre, le groupe décide alors d’un commun accord de se disperser aux quatre coins du monde. Quelques siècles plus tard, dans l’Amérique de la Prohibition, les immortels se retrouvent de nouveau. Mais les circonstances ne sont plus les mêmes, la ville est désormais le repère des gangsters et plusieurs centenaires ont fait leur nid dans la mafia…

Commentaires :
A l’origine roman à succès de Ryohgo Narita, Baccano ! – "Boucan !" en italien – a donc eu droit à cette courte adaptation animée, diffusée dans une relative indifférence au Japon. Il faut dire que le milieu de la mafia états-unienne, même agrémenté de surnaturel, n’est pas un sujet courant dans l’anime et qu’il séduit peu de spectateurs orientaux, comme l’avait montré l’échec en 2003 de la série Gungrave pourtant forte de nombreuses qualités. Qu’importe, Baccano ! est un bon produit inspiré du film jubilatoire Snatch, qui aurait pu valoir tous les détours si les premiers épisodes n’étaient pas si alambiqués : avec ses flashbacks fréquents, ses personnages par dizaines, la série est assez compliquée à suivre et nécessite une attention soutenue, ce qui a tôt fait d’amenuiser la saveur du plat pour les impatients. En effet le trop plein de protagonistes – et donc d’intrigues plurielles sur les familles Martillo et Gandor – empêche un focus stable de la série et lui vaut de n’être considérée que comme un succès étouffé. En revanche les plus persévérants seront récompensés, puisqu’en tant que série high-concept Baccano ! finit par tout révéler de sa substance au fil des épisodes. Ceux-là courageux assisteront à des histoires littéralement captivantes, comme ce train reliant Chicago à New-York, détourné pour des motifs bien précis, et paraît-il hanté par un fantôme baptisé Rail Tracer. La réalisation est correcte même si convenue et irrégulière, et la bande-son ouvertement jazz est un ravissement exotique qui donne sa marque à la série. Reste malgré tout l’inconvénient de personnages trop nombreux pour être vraiment exploités, lorsqu’ils ne sont pas purement sacrifiés sur l’autel d’une trame qui doit avancer vite. Pouvait-on en demander davantage à Aniplex et Brains-Base, au demeurant petites structures incapables d’offrir plus de treize épisodes au projet ?

Lucky Star est le titre d’une saga d’Isaac Asimov mais l’humble hommage s’arrête là. Cette chose est tout simplement déconseillée aux profanes. C’est pour nous. C’est pour les otaku. Les autres on en veut pas. L’ostracisme bat son plein.

LUCKY STAR
Studio : Kyoto Animation
Durée : 24 Episodes
Genre : Otaku – Comédie – Sketches


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Synopsis :
Konata est une lycéenne intelligente mais qui va peut-être foirer ses études, pour la simple et bonne raison qu’elle ne pense qu’aux anime, aux conventions et aux jeux-videos. Pour vivre sa passion au maximum, elle est allée jusqu’à intégrer un Maid Café, où les otaku les plus pervers de l’univers viennent se faire servir un thé par des soubrettes dévouées. Nous suivons le quotidien assumé mais déviant de Konata et celui de ses trois amies Kagami, Tsukasa et Miyuki au travers de sketches fournis en références initiées…

Commentaires :
A l’origine, Lucky Star est un manga de Kagami Yoshimizu en quatre cases, un strip mensuel publié dans le magazine Comptiq. Il fut donc particulièrement difficile de passer d’un format sketche à un format anime télévisé, à tel point que le premier réalisateur jugé insuffisamment compétent par le studio fut remplacé après mise en boite de l’Episode 4. Immédiatement accueillie par les otaku qui la reconnaissent comme de portée messianique, Lucky Star traite de leurs obsessions, de leurs petites manies, de leur univers, fait écho à leur sens de l’humour très spécial à renfort de clins d’œil qu’eux seuls peuvent repérer. Animation, dating-sim, galge, doujin érotiques, cosplay, boutiques spécialisées de Akihabara, toute la culture otaku est passée à la moulinette par Kyoto Animation, petit studio devenu icône grâce au succès de Melancholy Of Haruhi Suzumiya l’an dernier. En ce sens, la série peut être considérée comme une extension d’autres anime décrivant le monde otaku, par exemples la série Genshiken ou l’OVA Cosplay Complex. Mais Lucky Star, plus fun car plus trash, bénéficie d’un culte largement supérieur à celui dont ont joui ses aînées. Ainsi il n’est pas rare en ce moment, dans certains quartiers, de croiser des otaku portant une panoplie "Konata Est Ma Femme" en guise d’offrande à la série.

ILS SE SONT FOULES LA CHEVILLE DURANT LA COURSE :

Ce sont de bonnes séries mais inégales d’un bout à l’autre. Tôt ou tard, ces athlètes ont connu une baisse de régime nuisible à leur score.

L’anime en 2007 aime les ambiances moyen-âgeuses, entre la conclusion de Le Chevalier D’Eon et le remake kitschissime et très libre de Romeo X Juliet. Dans la même famille, Claymore est la déception de l’année...

Et le scoop caché dans cet interminable post sera…
2008 : un nouvel anime "SPACE ADVENTURE COBRA" est en marche…

CLAYMORE
Studio : Madhouse
Durée : 26 Episodes
Genre : Heroic-Fantasy – Action – Drama


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Synopsis :
Le monde des humains est ravagé par des démons, les Yoma. Des créatures odieuses qui se nourrissent de viscères et qui peuvent ruser en prenant l’apparence et les souvenirs de leurs victimes. Pour les combattre, des êtres hybrides nommés Claymore apparaissent ici et là dans les régions infestées, agissant au service d’une organisation tentaculaire. Fait notable, depuis quelques temps tous les Claymore qui "naissent" sont des femmes. La série s’attache à narrer leurs péripéties, particulièrement celles de l’une d’entre elles nommée Claire…

Commentaires :
A la base manga de Norihiro Yagi, Claymore dans sa version animée a des petits airs de Berserk et emprunte un tas d’éléments à Noir – le conflit entre organisations antiques notamment. A bien des égards l’anime est jouissif : c’est gore, c’est bien foutu et le sombre univers proposé est plaisant. Dommage que les éloges doivent s’arrêter là, sur le perron de l’histoire dont il est question. Des débuts engageants ont faussé les attentes relevées du spectateur de base, qui pensait avoir à faire à autre chose qu’un shonen. Hélas scénaristiquement on a plutôt l’impression d’assister à un déballage de mythes rabâchés, et les flashbacks imposés sont d’une redondance érigeant ceux de LOST au rang de merveille de story-telling. Pire que tout, la série s’arrête en plein vol, sans répondre aux questions abandonnées en suspens, laissant poursuivre avec le manga quiconque aurait encore envie de vouloir connaître la fin. Et voilà comment un potentiel ardent termine exsangue.

Désormais chaque année c’est la règle d’or, une poignée de jeux de drague à fins multiples, endémie typiquement nipponne, sont adaptés en anime. School Days était déjà controversé sur PC, il l’est davantage encore transposé à la télé.

SCHOOL DAYS
Studio : TNK
Durée : 12 Episodes
Genre : Romance – Grivois – Drama


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Synopsis :
Makoto Ito est un lycéen timide, amoureux de sa camarade Kotonoha Katsura qu’il n’ose pas aborder. Il a beau la croiser chaque jour dans le train, c’est à peine s’il a le cran de la regarder. Un jour la meilleure amie de Makoto, la gentille Sekai Saionji, remarque une photographie de Kotonoha stockée dans son téléphone portable et se met en tête de l’aider à conquérir la belle. Mais pour ça, elle doit d’abord commencer par ignorer sa propre attraction pour Makoto. Il fallait au moins ça pour qu’un triangle amoureux et opportuniste prenne forme…

Commentaires :
Se fier au pitch naïf de la série serait une erreur. C’est bien une comédie sentimentale – pas drôle comme la plupart de ses homologues mais bien rythmée grâce à sa courte durée – parsemée de séquences coquines pour otaku, mais la fin prend un tour très inquiétant. Au point que le dernier épisode a été interdit d’antenne sur plusieurs chaînes pour cause d’actualité sanglante. Ceux qui connaissaient un peu le jeu éponyme s’attendaient à une conclusion dans ces eaux, puisqu’elle correspond à peu près à l’une des fins alternatives. En revanche les autres ont été pour le moins agressés. Sans spoiler, le dernier segment est peut-être l’une des fictions les plus choquantes jamais diffusées à la télévision japonaise. Et c’est tout le problème, quand on parle de School Days c’est uniquement de sa fin. Le reste n’a aucun goût particulier pour le coutumier du genre. La "comédie sentimentale", dont l’avenir à la télévision est à présent incertain, verra donc sa "séquelle" passer au format OVA.

Les amateurs de la old-school ont eu droit à un anime old-school adapté d’un manga old-school. Ils héritent d’un divertissement à la hauteur mais sans étincelles, ce qui est un peu frustrant pour une œuvre aussi classique que The Skull Man.

THE SKULL MAN
Studio : Bones
Durée : 13 Episodes
Genre : Action – Super-Héros – Science-Fiction


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Synopsis :
Le journaliste Hayato Mikogami retourne à Otomo pour enquêter sur le Skull Man, un homme qui commettrait ses meurtres nocturnes avec un masque de squelette. Harcelé par un jeune photographe qui veut être son disciple, Kiriko Mamiya, Hayato va peu à peu trouver les liens qui unissent toutes les victimes du Skull Man, à commencer par une secte religieuse, des créatures monstrueuses et une boite pharmaceutique qui a mauvaise réputation. Rapidement, la méfiance s’installe entre Hayato et certains membres de la police…

Commentaires :
Shotaro Ishinomori a créé le manga "The Skull Man" en 1970, s’inspirant à la fois du tokusatsu Kamen Rider et des comic-books américains pour créer l’un des plus célèbres anti-héros japonais. Il aura fallu trente-sept années pour que le classique soit adapté en anime, de manière très différente – le focus sur le journaliste Hayato est propre à l’anime – quoique collant davantage aux goûts du public plus âgé qu’aurait aimé viser son auteur originel. L’histoire efficace mais rudimentaire reste très prévisible et aucun thème nouveau n’est à souligner, mais sans doute que l’âge du manga y joue pour beaucoup. The Skull Man dont l’ambiance n’est pas sans rappeler celle entourant un autre super-anti-héros – Spawn pour ne pas le nommer – plaira aux amateurs de manga à l’ancienne, simples et directs, dotés d’une humanité évidente. Rien dans cette ôde au passé n’épatera la personne avertie mais les rebondissements bien sentis là où il faut combleront les amateurs de vieille science-fiction 70’.

+ SUITES NOTABLES :

Zero No Tsukaima (Série 2) [Comédie - Grivois - Heroic-Fantasy]
Le retour de la comédie grivoise, entre trip pervers et univers moyen-âgeux.

Genshiken (Série 2) [Comédie - Otaku - Quotidien]
Otaku un jour, otaku toujours ? La série qui parle du fandom pour le fandom.

Higurashi No Naku Koroni Kai (Série 2) [Drama - Horreur - Policier]
Une suite parcourue de crimes de sang, de personnages moe et de situations glauques.

CE SONT LES ESPOIRS DE DEMAIN :

Les Amrithologues ont tenté de siffler les séries les plus marquantes de la vague d’Octobre-Novembre. Prudence toutefois, car elles ne font que débuter.

C’est LA série de la rentrée.

GHOST HOUND
Studio : Production IG
Durée : 22 Episodes
Genre : Fantastique – Drama – Horreur


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Synopsis :
Taro Komori est un collégien issu d’une famille de confectionneurs de saké. Il y a onze ans, il a été kidnappé avec sa sœur mais il est le seul à avoir été retrouvé en vie. Depuis ce jour, Taro est capable de projeter son corps astral au-dessus des vallées durant son sommeil. Un don inconscient qui lui permettra peut-être de recouvrer la mémoire du drame. Au même moment, réunis dans la même ville montagneuse, deux autres adolescents partagent avec lui un lien similaire vers le monde spirite, une dimension qui depuis peu est sur le point d’exploser…

Commentaires :
Cette série qui célèbre les 20 ans de Production IG devait être un évènement. A l’heure de ce post, elle emprunte la direction pour. Pour tout dire, elle est réalisée par l’inévitable Ryutaro Nakamura – L’Odyssée De Kino. Mieux encore, Masamune Shirow – si vous ne le connaisez pas en gros c’est un demi-dieu et le seul apport significatif qu’ait connu la SF depuis "Neuromancien" en 1983 – a conçu l’histoire originale. Bien que la série se soit finalement très émancipée de son scenario – à son grand désarroi – une certaine patte se fait tout de même sentir. Ghost Hound est manifestement l’œuvre d’un fan de Twin Peaks et rend hommage à la série sur plusieurs points : un lieu perdu où s’est déroulé un drame que personne n’a élucidé, un individu venu d’une grande ville pour "enquêter", des manifestations étranges, des dictaphones, du soap, des rêves, des psychiatres… Impossible de ne pas faire le rapprochement tant cela semble être délibéré. Même les introductions de la Dame Bûche ont leur équivalent, avec les séquences "Dans Le Prochain Episode" au discours métaphysique. Difficile de prédire où nous mènera Ghost Hound après seulement trois épisodes mais l’aperçu sent déjà très bon. Début 2008, Masamune Shirow retournera à ses amours SF avec une autre série, à nouveau réalisée par IG et qui risque de faire mal.

La folie Death Note a fait des émules.

MAJIN TANTEI NOGAMI NEURO
Studio : Madhouse
Durée : ???
Genre : Fantastique – Policier – Comédie


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Synopsis :
Yoko Katsuragi est tourmentée depuis la mort de son père, tué dans une pièce close. Un démon cynique passionné par les mystères du monde, Neuro Nogami, profite de ses interrogations pour entrer en contact avec elle. Il souhaite utiliser Yoko comme vitrine officielle, afin de mener des enquêtes aux quatre coins de la ville sans trop attirer l’attention. En effet, Neuro a pour particularité de se nourrir des secrets qu’il finit par révéler au grand jour. Sous la contrainte de son partenaire maléfique, Yoko s’improvise donc détective…

Commentaires :
Basée sur le manga éponyme de Yusei Matsui, la série mélange outrageusement enquêtes policières, éléments paranormaux et gags typiquement nippons. Tandis que le démoniaque Neuro, au demeurant plutôt attachant, possède un physique proche des canons du yaoi – anime/manga gay – Yoko passe pour une goinfre obsédée par la nourriture, et ces deux composantes jouent un rôle comique occasionnel qui procure une ambiance sympathique au titre. Les premières investigations, bien qu’assez rudimentaires, fonctionnent bien et confirment que Majin Tantei Nogami Neuro est un anime à surveiller. Le manga pour sa part vient de paraître en France et on lui prédit sans hésitation un grand succès.

Quand y en a plus y en a encore.

MOBILE SUIT GUNDAM 00
Studio : Sunrise
Durée : 25 Episode (Série 1)
Genre : Drama – Mecha – Science-Fiction


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Synopsis :
En 2307, il existe trois ascenceurs orbitaux équipés de systèmes à énergie solaire, chacun contrôlé par l'un des blocs dominant : l'Union des Etats-Unis, l'Alliance eurasienne, et l’AEU, héritère de l'Union Européenne. L'histoire débute alors que l'ascenseur de l'Alliance subit une attaque terroriste. Attaque repoussée par l'intervention d'une organisation inconnue dotée de Gundam, et qui répond au nom de "Celestial Being". Cette organisation annonce qu'elle utilisera désormais la force pour mettre fin à tous les conflits armés existants…

Commentaires :
Mobile Suit Gundam 00 sera quoiqu’il en soit un succès indépendamment de ses qualités alors inutile d’en discuter des lustres. Les habitués de la saga Gundam y retrouveront les mêmes formules que d’accoutumée, avec une emphase sur le côté boy’s band de Mobile Suit Gundam Wing, les détracteurs détesteront ce qui a tout l’air d’une redite. Les intrigues pseudo-politiques sont toujours de mise, leur originalité un peu réhaussée par l’apparition de l’organe neutre Celestial Being : l’anime traite cette fois du paradoxe qui consiste à vouloir annihiler la guerre par les armes. Malheureusement, en dehors de cet élément inédit, tout indique que la saga s’auto-cannibalise en répétant toujours les mêmes refrains – Mobile Suit Gundam Seed était déjà un remake déguisé de la première série et la dernière véritable série innovante de la franchise remonte à Mobile Suit Turn A Gundam en 1999. Par ailleurs, l’introduction du premier épisode qui laissait deviner une qualité technique de haute volée laisse vite place à la routine et l’on aurait préféré que Sunrise privilégie, pour une fois, un format de vingt-six épisodes. Les blasés attendront davantage le retour de la saga Macross à travers la nouvelle série Macross Frontier prévue pour 2008. Mobile Suit Gundam 00 tout en étant correcte sent le réchauffé à plein nez.

Des Prix Spéciaux décernés à la hussarde, au bon vouloir du Jury.

PRIX SPECIAL DE LA MEILLEURE ENDURANCE :

La série qui a réussi là où Gundam n’y arrive plus.

CODE GEASS
Studio : Sunrise
Durée : 25 Episodes (Série 1)
Genre : Drama – Mecha – Fantastique


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Synopsis :
En 2010, l’Empire de Britannia terrasse l’armée japonaise d’un claquement de doigts grâce à ses robots d’élite, les Knightmare Frames. Le Japon, rebaptisé Zone 11, perd aussitôt sa souveraineté et ses habitants humiliés sont parqués dans des ghettos. Mais un jeune garçon britannien nommé Lelouch projette de renverser le régime dont il est issu. Un jour, une jeune fille mystérieuse lui confie le Geass, un pouvoir mental qui lui permet d’infléchir la volonté d’autrui. Une arme qui surclasse de loin tout l’arsenal dont peut disposer l’Empire…

Commentaires :
Doté d’un chara-design confectionné par CLAMP – dont on reconnaît immédiatement les garçons ténébreux et longilignes – Code Geass est le gros hit 2006-2007 qui mêle les digressions fantastiques inhérentes au quatuor féminin aux mechas estampillés Sunrise d’une manière plutôt convaincante. Si le déroulement de l’histoire et les personnages-archétypes semblent tout droit sortir des derniers volets de la saga Gundam, il convient de saluer une série qui fait tout ce que fait ces prédécesseurs, mais en mieux. A chaque fois qu’une séquence stéréotypée vient installer la consternation chez le spectateur, l’anime surprend par une bifurcation inattendue. Ainsi, sans être d’une originalité extrême et tout en nécessitant de jouer le jeu sur certaines largeurs, Code Geass plaît pour sa constance et dégage un parfum bienvenu de modernité – l’anime fait d’ailleurs parfois écho à la situation irakienne. Une suite est d’ores et déjà planifiée, nombre de questions restant sans réponses.

PRIX SPECIAL DU MEILLEUR DEPART :

Un excellent gâteau à couper en trois, en espérant ne pas tomber sur le morceau pourri.

DEATH NOTE
Studio : Madhouse
Durée : 37 Episodes
Genre : Fantastique – Policier – Drama


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Synopsis :
Il existe un carnet venu d’un autre monde et qui confère à son propriétaire un pouvoir sans pareil : s’il inscrit dans ses pages le nom d’une personne, celle-ci est vouée à mourir dans les prochaines minutes. Alors lorsque le Death Note tombe entre les mains de Raito, un lycéen surdoué convaincu d’avoir été choisi pour purifier l’humanité, qui sait ce que cela peut donner : un carnage ? En tout cas, un carnage qu’un mystérieux enquêteur d’Interpol dont aucun homme n’a jamais vu le visage, L, va tout mettre en œuvre pour éviter…

Commentaires :
Qu’est-ce qui n’a pas encore été dit sur Death Note ? Best-seller au Japon et aujourd’hui en France, le manga jouit d’une réputation exemplaire – enfin ça c’était jusqu’à un sordide fait divers intervenu en Belgique le mois dernier. L’anime, dont la parution DVD hexagonale est imminente, transpose avec brio l’ambiance neo-gothique de l’œuvre originale et offre la possibilité de se recreuser les méninges sur ce thriller intense au suspense diabolique. Hélas, trois fois hélas, le dernier tiers est chiant. Inintéressant. Presque hors-sujet. Et là on maudit cette bonne dizaine d’épisodes de trop qui ont tué la série. L’animation n’étant pas des plus remarquables, il ne reste plus grand-chose au programme quand il se dépare du duel entre Raito et L pour s’engourdir de side-stories ronflantes. Death Note avait survécu à chaque changement de story-arc jusque là, mais s’est faite avoir à l’usure. Etrange sentiment qui domine donc quand vient le moment de dresser un bilan de l’anime : mi-figue mi-raisin.

PRIX SPECIAL DU STYLE LE PLUS INTRIGUANT :

Angoissante. Perturbante. Une série de robots qui n'en est pas vraiment une.

BOKURANO
Studio : Gonzo
Durée : 24 Episodes
Genre : Drama - Horreur - Mecha


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Synopsis :
Quinze enfants en vacances découvrent durant l'été une grotte dans laquelle un homme étrange les convie à tester un jeu-vidéo expérimental. Le but du jeu est a priori limpide. Eliminer quinze créatures abjectes qui menacent la sécurité de la planète, à bord d'un robot surpuissant contrôlable par la pensée : Zearth. Mais rapidement, les enfants comprennent qu'il ne s'agit pas d'un jeu et que leur vie vient de prendre un tour inquiétant. Et si l'objectif du jeu n'était pas tant de vaincre les envahisseurs que de déterminer si oui ou non l'humanité vaut la peine d'être défendue ? La suite directe relève du cauchemar...

Commentaires :
Attention, produit pour téléphages avertis. Elaboré d'après le manga éponyme de Mohiro Kitoh, oeuvre aux confins de l'abominable comme fréquemment avec l'auteur, l'anime de Bokurano est nettement moins choquant que ne l'était la version papier, friande de gore, de viols, de psychoses et autres situations assez bouleversantes étant donné l'âge des protagonistes. Heureusement, dans cette adaptation la consigne est à la modération, conséquence d'un réalisateur qui a admis avoir trouvé le manga trop excessif et qui en a donc modifié certains aspects impitoyables, récoltant d'ailleurs au passage la haine de nombreux aficionados. Malgré tout, Bokurano en anime reste une oeuvre très dure, triste, aux allures de Gantz et d'une violence psychologique évidente. Camouflée derrière les oripeaux d'une série de robots - lesquels sont modélisés en 3D comme souvent avec Gonzo - la série est en réalité une description très brutale du ressenti d'enfants désemparés et placés à un doigt de la mort. A défaut d'être un chef-d'oeuvre, Bokurano est indubitablement une série marquante, mystérieuse et qui glace le sang.

PRIX SPECIAL DU SUPPORTER PARTIAL :

Hasbeen, nostalgique, dépassé, old-school, l’otaku qui s’aggrippe à ses ex-idoles.

YOU’RE UNDER ARREST : FULL THROTTLE
Studio : Deen
Durée : ???
Genre : Action – Comédie – Policier


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Synopsis :
Restée un temps aux Etats-Unis, Miyuki est désormais rôdée aux techniques de profilage. Natsumi pour sa part a terminé son entraînement militaire chez les rangers et est devenue une vraie brute. Les deux partenaires et amies se retrouvent au Japon, de retour dans le commissariat de leurs débuts, et vont mettre à profit leurs nouveaux savoirs pour aider Randy, un enfant pourchassé par la mafia. Miyuki et Natsumi, les policières les plus hot du continent, recoivent l’aide de leurs traditionnels compagnons dans leur dangereuse affaire…

Commentaires :
You’re Under Arrest est de retour ! Un générique euro-dance odieux, du fan-service belliqueux pour ceux qui aiment les policières sexy, un scenario toujours aussi simpliste et des moteurs qui grondent, bref cette troisième série – et non pas "Saison 3" et autres intitulés américains – diffusée depuis peu s’annonce toujours aussi superficiellement plaisante pour les otaku vulnérables au guilty-pleasure signé Kosuke Fujishima. Sous tous les angles, cette nouvelle série est une relique adressée aux plus irrécupérables spécimens, depuis ses thématiques galvaudées jusqu’à sa qualité d’animation globalement en deça des standards actuels, aussi seuls les fans de la première heure supporteront cette mouture génialement atroce. Les droits de la premières série jadis diffusée sur France 2 – en version ultra-censurée au point qu’un travesti récurrent est devenu une femme dans la VF – sont toujours détenus par les mollusques de AB, ce qui condamne la franchise à rester dans les tiroirs pour de bon.

INTERDIT DE COMPETITION :

La pédophilie a trouvé une brêche pour investir la télévision : l’anime.

KODOMO NO JIKAN
Studio : Barcelona
Durée : 12 Episodes
Genre : Quotidien – Grivois – Comédie


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Synopsis :
Rin Kokonoe, une écolière de neuf ans au passé difficile, tente par tous les moyens de séduire son instituteur dont elle pense être éprise. Ce dernier essaie de déjouer les tours de la fillette qui veut l’attirer dans ses griffes et de ne pas trop attirer l’attention de l’administration…

Commentaires :
Kodomo No Jikan est un manga de Kaworu Watashiya, une femme, qui a déclaré vouloir repousser les limites du racontable dans une revue d’accès libre. Pari remporté, puisque la publication du manga fut annulée au dernier moment aux Etats-Unis, suite au scandale de passages jugés abjects par les libraires américains. Il faut dire que l’argumentation qui consiste à dire que Rin séduit son professeur et non l’inverse est ébranlée par plusieurs séquences ambiguës et qui rendent finalement le propos du manga et de l’anime assez détestable. Au Japon, où n’est pas considérée comme pédophilie mais comme lolicon – déviance otaku – l’érotisme ou la pornographie infantile dès lors qu’elle est dessinée, Kodomo No Jikan n’a suscité aucune levée de boucliers en particulier. Ca n’est pas un produit pornographique, mais un produit vendu comme ordinaire, et c’est peut-être là le problème. Si pas mal d’anime, y compris certains édités en France, nous ont déjà montré des choses une chouille légalement condamnables – en France la détention d’images, dessins inclus, de mineurs plus ou moins dénudés est un délit – il serait néanmoins extrêmement dommageable pour la réputation de l’anime qu’un titre pareil soit licencié ici. Et quand bien même Kodomo No Jikan – qui a ses sinistres défenseurs y compris en France – ne serait caractérisable que par l’euphémisme lolicon, n’en demeure pas moins un scenario de ragondins à chier.

EXCLU JUSTE APRES L'ENTRAINEMENT :

Enfin une série sans scenario et à l’animation insignifiante pour économiser du temps.

DEVIL MAY CRY
Studio : Madhouse
Durée : 12 Episodes
Genre : Action – Fantastique – Horreur


Image
J'vais tout péter moa...

Synopsis :
Dante est un mercenaire chasseur de démons qui fourre son nez dans toutes les affaires aux relents paranormaux, mais dont l’agence est au bord de la faillite. Durant une traque de première importance il sauve Patty Lowell, une fille orpheline qui dès lors s’attache à lui…

Commentaires :
D’après le hit vidéoludique éponyme boom boom bam. Excepté le premier épisode et les deux derniers, qui forment une ébauche de continuité, la série ne propose aucun scenario valable et se contente d’enchaîner combats sur combats sans jamais tenter quoique ce soit de relevant. Les fans acharnés du jeu-vidéo y trouveront peut-être un intérêt imperméable aux autres, mais boom boom bam boom bam et boom bam ne font rien de plus au final que badaboom. Messieurs de Madhouse, arrêtez de gaspiller votre temps et le nôtre avec !

Pourrez-vous retrouver le scoop dissimulé dans ce post ?
Mais surtout, saurez-vous reconstituer la phrase secrète grâce aux lettrage en violet déjà disposé dans le bon ordre ? Si oui, n'en faites pas le sujet d'un post ! :lol:
Last edited by Amrith Zêta on 16 Fev 2008 4:23, edited 9 times in total.
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Messagepar KNIGHT sur 10 Nov 2007 9:22

Un excellent reader's digest de l' année écoulée pour ce qui concerne les animes, bon moyen de substitution à la lecture d' un an d' Animeland (que je préfère cela dit, l' "humour" d' Amrith, pas trop mon truc). Par contre, je me demande comment évoluera le topic...
Donc, plein de bons trucs sont conseillés là-dedans, qui piochent dans différents genres. A vous de mater, les gens !...
Attention quand même aux spoilers sur Death Note.

Pour le coup des lettres en roses, j'ai compris tout de suite où voulait en venir Amrith, mais le contraire aurait été étonnant de la part d' un fan d' ALIAS.


En gros, je partage l' avis du gourou sur les séries présentées. Grosses déceptions très prévisibles et évidentes (?) pour Romeo X Juliette et Devil May Cry (pourtant, Gungrave... Enfin tant pis.)
" Venu de la Lumière et des Cieux, me voici en exil, séparé d' eux. "
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Messagepar Gruicmaster sur 10 Nov 2007 9:27

:band: cool :)
Et honnètement j'ai beau avoir beaucoup aimé le premier DMC crois moi, même quand on apprécie le jeu la série reste grotesque et inutile, sans lien avec l'ambiance du jeu.
Last edited by Gruicmaster on 11 Nov 2007 2:26, edited 1 time in total.
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Messagepar Amrith Zêta sur 10 Nov 2007 15:28

KNIGHT a écrit:Par contre, je me demande comment évoluera le topic...


Dans un premier temps il évoluera vers ce qu'il y a comme anime de qualité parus/à paraître en France, je présume. Il y a matière à faire des locomotives entières de posts si l'indifférence chère à ce forum ne contamine pas tous les esprits.

Quant au magazine AnimeLand cela fait plusieurs années qu'il n'est plus que l'ombre de lui-même... Feuilleter les numéros actuels renseigne immédiatement sur les priorités de la nouvelle rédaction. Des dossiers sur Bleach, Naruto - parfois erronés comme ce mois-ci -, Full Metal Alchemist, Ghibli et CLAMP en boucle. L'animation se limite désormais à ça. Aujourd'hui carrément un tiers du magazine est consacré au manga car c'est ça qui marche, pas l'anime. Les hors-séries qui sortent sont des hors-séries Special Posters. Prends une voix de vieillard : moi à mon époque AnimeLand c'était pas ça. Certaines séries citées dans mon premier post, qui me semblent être les surprises 2007, ont eu droit à une demi-page tout au plus dans la revue. Autrefois elles auraient fait l'objet d'un dossier complet sans tergiversations.
Je ne leur jette pas la pierre, parce que c'est devenu impossible pour un magazine spécialisé de survivre à l'ère d'internet et qu'ils font de leur mieux. Il y a certaines choses qui restent intéressantes. Mais il faut bien dire ce qui est, AnimeLand maintenant s'adresse surtout à un public de nouveaux pubères. Il vend ses dossiers shonen redondants aux garçons, son interminable rubrique parutions manga aux filles, et le peu qui reste en dehors du catalogue de ce qui est sorti en DVD est bien. Chaque année au Japon ce sont entre 100 et 120 nouvelles séries animées TV qui sont diffusées, il paraît des dizaines d'OVAs, une trentaine de films, alors le quarantième article sur Card Captor Sakura - de la même manière que certaines revues ont exploité Buffy cinq ans après sa conclusion - je peux plus le sentir.
Malgré tout le respect que je leur dois, AnimeLand en 2007 c'est surtout le magazine du manga et des anime adaptés de manga, pas de l'anime...
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Messagepar Wonk sur 11 Nov 2007 6:58

J'ai pas encore lu précisément le post initial d'Amrith mais puisqu'il y parle de Macross Frontier voici un trailer. C'est un peu trop chargé en 3D à mon goût mais ça se laisse regarder je trouve. 8-)
http://stage6.divx.com/user/advent1/vid ... -F-trailer
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Messagepar Amrith Zêta sur 11 Nov 2007 16:09

Un trailer décevant que personne sur le net n'a envie de commenter.
Le scenario a des relents de simple remake et l'esthétique ne présente pas grand intérêt.
En une bande-annonce l'attention est déjà pas mal retombée.

Sur ce allez-y défoncez ce topic.
Avec des coups de coeur, des coups de gueules, des affirmations péremptoires, des questions naïves, des annonces récentes, n'importe quoi qui fasse pulser la marmite.
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Messagepar Amrith Zêta sur 11 Nov 2007 23:46

ASHITA NO JOE ²

Hé l'aut', carrément il nous fait un post sur un anime de boxe, pourquoi pas sur "Captain Tsubasa" - "Olive Et Tom" - ensuite pendant qu'on y est...

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Studio : TMS
Durée : 47 Episodes
Genre : Sport - Drama - Action
Année : 1980


Synopsis :
Jeune boxeur doté d'un talent rare, Joe Yabuki a disparu six mois de la circulation depuis la mort de son rival et néanmoins ami Tohru Rikiishi, tué accidentellement au cours de leur dernier combat. Lorsque le prodige revient finalement au Pont Des Larmes où réside son entraîneur Danpei Tange, figure paternelle qui l'aime comme un fils, il décide de réenfiler ses gants et de partir à la conquête du titre mondial. Croyant avoir tourné la page pour de bon, celui que la presse nomme "Joe Le Tueur" reprend son entraînement comme si de rien n'était, promis à un destin fameux. C'est sans compter sur le nouvel handicap qui le ronge de l'intérieur à son insu : depuis le drame, le subconscient de Yabuki lui interdit de porter des coups aux tempes de ses adversaires. Problème, quelle peut être la durée de vie sur le ring d'un boxeur incapable de cogner au visage ?...

Commentaires :
Suite de "Ashita No Joe" réalisée dix ans plus tôt, mais qu'il n'est absolument pas nécessaire de connaître pour apprécier sa séquelle, "Ashita Noe Joe ²" faisant le point sur tout ce qui a précédé. Que dire, si ce n'est que j'ai souvent tendance à m'ennuyer devant les anime sportifs, y compris les meilleurs du type "Slam Dunk", mais que "Ashita No Joe ²" est un cas vraiment à part. Vraiment, vraiment.
Une réussite de long en large qui met la concurrence KO à plat ventre et que mes mots ne peuvent pas décrire tant cet anime est pour moi une question sentimentale. C'est un classique parmi les classiques qui sublime le monde pourtant peu romantique du Noble Art, avec une dramaturgie permanente et des répliques acérées comme une pluie de coups. La mise en scène et le gros morceau du scenario sont signés Osamu Dezaki, l'une de mes plus grandes idoles en matière d'anime - "Ace Wo Nerae !", "Versailles No Bara", "Space Adventure Cobra", "Black Jack OVA" et bien d'autres... - et utilisent toutes les figures de style habituelles du réalisateur pour décupler la force de la narration : les images fixes crayonnées sont solennelles, sobres et puissantes, l'usage sporadique de l'écran splitté accroit la tension de façon exponentielle. Même les récalcitrants à l'animation sentiront la différence, comme l'ensemble du Japon l'a sentie - "Ashita No Joe ²" était l'une des rares séries animées en 1980 à avoir été suivie par l'ensemble de la population et non pas seulement la fourchette démographique adolescente.
Techniquement "Ashita No Joe ²" ne souffre pas du poids des années. Bien au contraire, la série demeure d'un dynamisme à faire se pâmer de nombreux anime actuels, et son chara-design bien qu'un peu vieilli est un modèle du genre. Il n'existe peut-être rien de plus difficile que d'animer un combat de boxe mais jamais TMS ne nous déçoit sur ce point. Et il le faut bien, car au milieu de combats plus basiques et courts, trois d'entre eux s'étalent sur trois épisodes complets. C'aurait pu être chiant sans un rythme taillé au millimètre. Ca ne l'est jamais. Les uppercuts frappent à travers le poste et la musique un peu kitsch de nos jours soutient l'action efficacement.
Mais "Ashita No Joe ²" c'est surtout une histoire et des personnages, construits à la perfection, toujours logiques, et surtout qui évoluent. Comme le dit Osamu Dezaki "Un boxeur peut être encore plus intéressant en dehors d'un ring". Joe Yabuki en plus d'être l'un des héros les plus charismatiques de son époque vit une épopée émouvante à tous les égards possibles. Une épopée pour le titre où les obstacles ne manqueront pas, variés et parfois cruels. Nous suivons son parcours depuis les entraînements jusqu'aux interviews en passant par ses jours de repos, nous en apprenons davantage sur son passé d'orphelin et ses rêves, ses ambitions, sa conception de la vie, ses relations à autrui, nous admirons sa bravoure, détestons son arrogance, sommes dubitatifs face à son besoin de violence adossé à une vraie chaleur humaine, rarement un anime était allé aussi loin dans l'analyse de son personnage principal sans jamais commettre d'erreur.
Difficile dans ces conditions de ne pas tomber amoureux de Joe Yabuki et de son entourage, fait de gens simples et de parias du Pont Des Larmes : et quelle satisfaction de remarquer que chaque personnage a son rôle - ami d'enfance, journaliste, yakuza, directeur de chaîne - que rien n'est fait au hasard et que l'on ressortira toujours untel oublié quand la situation l'exige. Plusieurs épisodes particulièrement touchants réussiront à arracher une larme aux plus endurcis, et le suspense ne faiblit que par intermèdes tout au long des quarante-sept segments de la série. L'oeuvre se termine sur un combat spectaculaire dont je ne parlerai pas bien sûr, et l'on en vient à sentir un manque terrible lors du dernier générique de fin. Incroyable, on a frémi de bout en bout pour un anime sur la boxe, et on veut pas lâcher.
"Ashita No Joe ²" n'est pas seulement la meilleure série animée sportive jamais produite, c'est un inévitable pour tous les passionnés d'animation et au-delà. C'était un simple couplet dithyrambique désordonné, car comme je l'ai dit, je n'ai jamais trouvé les bons mots pour parler de "Ashita No Joe ²". Faudra faire avec ça.

9/10

Cross-counter !

Autrefois diffusée sur la Cinq mais interrompue après seulement quatre épisodes, la série est disponible en DVD en France depuis 2005 chez IDP, dans une édition digne d'intérêt avec en bonus des petits livrets de croquis et une courte interview du réalisateur. A titre indicatif, mais parce que c'est l'anecdote qui m'a convaincu de faire ce post maintenant, les derniers exemplaires des trois coffrets réunissant l'intégrale de la série sont vendus 9.95€ pièce sur le site de Manga Distribution, soit trois fois moins que leur prix d'origine. La première série, en revanche celle-ci très datée, demeure inédite en France et le restera sans doute toujours.

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Amrith Zêta
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merci Amrith !

Messagepar Guigui sur 12 Nov 2007 12:53

Magnifique (et nécéssaire) Topic qui mérite à lui seul une news sur le site (je m'en charge dès que je peux)... Perso ce qui me tenterai le plus ce serait DARKER THAN BLACK parce que c'est Bones :)
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BECK Mongolian Shop Squad

Messagepar Wonk sur 16 Nov 2007 2:51

Quand la télé réalité vous fait croire qu'on devient un artiste musicien en allant à l'école des artistes où on t'apprend à danser et à te looker, heureusement que des fictions remettent des choses à leurs places.

Il n'est pas rare que quelques épisodes d'une série soit reliés à la musique mais bien plus rares sont les séries qui en font son sujet principal. Sans compter que même dans une série comme Nana -pour prendre un l'exemple d'une autre série musicale- la musique n'est pas vraiment au premier plan.

Car en dehors de ce fait particulier, BECK n'est rien de moins qu'un Shonen comme il en existe des tonnes dans sa forme.
Remplacer le ballon de Captain Tsubasa ou encre le goban de Hikaru no go par une Fender Telecaster et vous avez la recette de BECK.

Ajoutez à cela une réalisation qui est capable du meilleur comme du pire, un scénario qui prend son temps, un caracter's design pas vraiment sexy et on se demande bien pourquoi je me fend d'un post au sujet de cette série.
J'y (re)viens :



Beck, c'est lui :
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Sorte de Black Jack canin, c'est le chien de Ryuusuké, jeune japonais bilingue ayant passé son enfance aux états unis.
Il joue aussi sur une vieille Les Paul étrangement customisée à coup d'impacts de balles.
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Beck va faire se rencontrer malgré lui Ryuusuké et le personnage central de la série, Koyuki.
L'anti héros type des shonen. Introverti, au physique et au look commun Koyuki est le collégien lambda et même celui qu'on aime bien chahuter ou qui se retrouve toujours en fâcheuse posture, le pas de bol, le looser.
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BECK est bourré de (bonnes, très bonnes) références. Rien que le nom de la série fait de suite penser soit à Beck Hansen soit à Jeff Beck.
Mais du matos des protagonistes à leur mode de vie, rien ne sonne faux dans cet anime pourtant tout ce qu'il y a de plus populaire qui ne se perd jamais dans du jargon de musicaillons.
Ryuusuké est le pote d'une pointure du rock mais rame pour faire jouer son groupe qui écume les petites salles, se fait arnaquer par le showbiz, prend souvent des risques inconsidérés pour la vib' du rock & roll way of life et subsiste en s'occupant d'un étang de pêche appartenant à sa grand mère qui le laisse se loger dans ce qui est surement une extension de la cabane de fonction.
Pendant ce temps Koyuki découvre que passer des heures à jouer pour apprendre plus vite ça fait des ampoules dans le meilleur des cas, des doigts qui saignent même parfois, mais qu'on devient pas un guitar hero en 3 jours grâce à la starnac. Il apprend aussi que les guitares ça coute cher, bref que la musique demande un sacrée investissement.
Et c'est ça qui m'a saisi, moi, zicos, dans cet anime : les situations sont romancés juste ce qu'il faut, pour le côté rock & roll mais reste très proches de la réalité.
Cette série est adaptée du manga de Harold Sakuishi qui se dit (et on le croit volontier) passioné par la musique populaire. Hors comment faire un manga sur la musique, le rock, sans mettre le focus sur le fame, le glamour et les paillettes mais qui ne soit pas encore plus vide du coup ? La réponse était là.
Un réalisme enfin poussé jusqu'à l'animation des musiciens. Lors des moment clefs on a enfin l'impression de voir quelqu'un jouer pour de bon et si l'animation de BECK est souvent étriqués elle sait être au rendez vous. A ce jour il n'y a bien que dans un épisode d'une autre série qui, elle, brille pour son animation que j'ai pu voir des mouvements réalistes sur des instruments et c'était dans Suzumiya Haruhi No Yuutsu.
Dans le manga (et l'anime aussi d'ailleurs) ce sont même les postures des personnages qui sont librement inspirés de musiciens célèbres comme Tom Morello ou Liam Gallagher pour Koyuki, Jimmy Page pour Ryuusuke, Flea pour Taira etc ...
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La casquette et la telecaster à hauteur du torse plutôt que sur les couilles comme tout les autre rockeurs : Tom Morello style.


Enfin dernière chose et pas des moindre pour un anime qui se concentre sur la musique rock, la bande son :
Si le choix est discutable il me parait judicieux.
En effet cette B.O. se constitue principalement de pastiches de groupes populaires mais rarement dénués de tout intérêt surtout d'un point de vu culturelle tels que RATM, Oasis et RHCP justement. Mais des pastiches qui restent plus qu'honnête pour une bande son et qui s'écouterait facilement pour eux même quand on pense que des Mika (lui aussi pastiche) cartonnent à l'heure actuelle.
Et quand j'entends ça je me dis que rappeler ce qu'était un style de rock à une jeunesse élevé au rap à l'eau, au metal bas de gamme et à la variété télévisuelle était le bon choix.
Bref là encore BECK ne racole pas. Et le scénario de l'anime opposant le groupe BECK à un groupe pour minettes qui gravit plus vite et plus facilement les échellons est une des rares trace de critique du showbizness musical que j'ai pu voir à l'écran.
D'ailleurs et je vous le donne en mille sans vous gâcher la fin pour autant : BECK ne deviendra pas un succès commerciale.



Alors voilà ce que je retient de BECK : un anime simple, bourré de défauts mais efficace et qui porte un peu de sens sans se perdre dans la métaphysique. Bref, un truc Rock & Roll.



I WAS MADE TO HIT IN AMERICA !!!
ImageImageImageImage


Tout ça dispo en DVD chez Kaze.
Pour vous donner une idée de l'ambiance sonore de la série, des CD de la BO existent et on peut écouter certains morceau sur Deezer.com en tapant "Beck" ou bien "Beck original soundtrack" dans le moteur de recherche.
Last edited by Wonk on 15 Déc 2007 3:54, edited 1 time in total.
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Eureka 7

Messagepar Amrith Zêta sur 22 Nov 2007 22:41

EUREKA SEVEN (Psalms Of The Planets)

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Studio : Bones
Durée : 50 Episodes
Genre : Aventure - Mecha - Romance
Année : 2005


Synopsis :
Des milliers d'années ont défilé depuis que l'humanité a quitté la Terre. Sur la nouvelle planète d'habitation de notre espèce, le jeune Renton est le fils d'un héros qui a jadis sauvé ses semblables au sacrifice de sa vie. De facto, il se sent un peu insignifiant et passe son temps à lifter c'est-à-dire à surfer sur les particules aériennes propres à ce monde, les Trapar. S'il s'entraîne autant, c'est que son rêve est de rejoindre le GekkoState, un groupe de lifteurs rebelles mené par son idole Holland et qui éditent un fanzine sur la contre-culture.
Un jour, un robot lifteur LFO s'écrase en vol non loin de Renton et ce dernier découvre avec stupéfaction qu'il appartient au GekkoState. Du cockpit sort une fille étrange et réservée qui entretient un lien privilégié avec Holland, la belle Eureka, dont le jeune garçon tombe immédiatement amoureux. Les évènements se bousculent et les circonstances vont amener Renton à intégrer progressivement le GekkoState et rencontrer ses modèles. Mais la désillusion sera au rendez-vous : ceux qu'il prenait simplement pour des surfeurs avides de liberté, ceux qu'il admirait pour leur insouciance sont avant tout un groupe de résistants aux mains sales, en guerre permanente contre les robots de l'Armée... mais, pourquoi ?

Commentaires :
Parmi les nombreuses séries qu'a inspirées Neon Genesis Evangelion - Betterman, RahXephon, Fafner Of The Azure, Genesis Of Aquarion etc... - il en est qui se distinguent par une identité forte, une ambiance unique, une personnalité attachante. Eureka Seven est de celles-là, à tel point que les quelques similarités s'effacent rapidement au profit de ses nombreuses singularités, à commencer par un bilan technique d'une qualité exceptionnelle. Réalisée par Tomoki Kyoda - RahXephon et scénarisée par l'excellent Dai Sato - Cowboy Bebop, Ghost In The Shell Stand Alone Complex, Wolf's Rain, Samourai Champloo et Ergo Proxy - qui recevra un award au TIAF 2006 pour son travail sur l'anime, la série bénéficie de graphismes somptueux, d'une animation beaucoup plus détaillée que la moyenne des anime télévisés, mais aussi du mecha-design princier de Shoji Kawamori - l'homme derrière la saga Macross - qui confère aux deux mechas vedettes, le Nirvash et le TheEnd, une aura redoutable. Mais là où la série excelle véritablement c'est sur son chara-design multi-récompensé, magnifique de bout en bout : il y en a pour tous les goûts dans l'immense cast de personnages proposé par Eureka Seven, incarné, hétéroclite, et l'empathie pour leur cause est immédiate tant les seiyuu y mettent du leur pour leur insuffler vie. C'est donc à un véritable ballet que se livre la série, entre les numéros de surf aérien des robots LFO à faire pâlir le Silver Surfer et les mille et un protagonistes, tous pourvus de costumes ou de signes qui les rendent chacun mémorables - et dont le patronyme est systématiquement un hommage à la pop-culture. La musique n'est pas en reste, très présente, souvent aromatisée de techno, idéale pour accompagner les idéaux du GekkoState et souligner la culture "fanzine" des héros de l'anime : à ce titre, on remarquera que chaque épisode porte le nom d'une chanson pop/rock/hip-hop/electro célèbre, depuis "Human Behaviour" de Bjork à "Date Of Birth" des Arsonists, en passant par "Helter Skelter" des Beatles. En effet, Dai Sato était autrefois co-directeur d'un petit label musical...
Outre une réalisation exemplaire - et capable de quelques expérimentations quand la situation l'exige - Eureka Seven dispose d'un scenario d'une grande efficacité, à la mythologie abondante sans être rédhibitoire, à l'univers riche de multiples anecdotes, mais surtout tourné vers ses personnages. Dans la lignée des oeuvres "Real Robot" postérieures à Mobile Suit Gundam l'accent est mis sur les sentiments des différents héros ou anti-héros de l'intrigue, sur leurs difficultés personnelles, leur philosophie, leurs blessures passées et leur évolution, tandis que les combats de mecha passent au second voire troisième plan. Mais Eureka Seven à l'inverse d'un Code Geass et autres séries du même type possède une composante très rare dans l'animation moderne : un côté aventure prononcé. L'équipage du GekkoState, réuni dans le vaisseau Gekko-Go, ne se contente pas de repousser les attaques de l'Armée. Il visite dans ses moindres recoins l'univers dont il est un élement parmi d'autres, rencontre d'autres personnages, remplit des objectifs, réfléchit à son devenir, va de ville en ville, prend parfois du repos, ses membres se disputent, se réconcilient, s'engueulent, s'aident mutuellement ou se mettent des bâtons dans les roues. De nombreuses romances émaillent l'anime, celle naissante entre Renton et Eureka, celle bancale entre Holland et Talho, celle plus ambiguë entre Dominic et Anemone, et on reprochera parfois à l'anime certaines envolées fleur bleues. Nous suivons les évènements principalement du point de vue du GekkoState mais la série fait parfois escapade dans le camp de l'UF Force, une multiplicité des angles de narration qui participe à la richesse de l'univers, d'autant qu'il n'y a pas de réel "méchant" dans Eureka Seven, tout au plus un Colonel Dewey qui se trompe lourdement et quelques excès idéologiques dans chaque camp. Le propos pamphlétaire, il en est question plusieurs fois puisque sous ses dehors d'énième série d'action sur le passage à l'âge adulte, Eureka Seven n'est pas avare en considérations sur l'écologie, la guerre, les prisonniers politiques ou la liberté d'expression. Au centre des débats et des affrontements entre rebelles et militaires, la question de si l'humanité peut co-exister ou non avec une race extraterrestre baptisée Coralian, première forme de vie de la nouvelle terre promise désignée comme telle par Homo Sapiens.
Truffée de duels aériens entre LFO surfeurs comme aux grandes heures du robot anime, très portée sur la psychologie toujours progressive de ses protagonistes, la série est capable à la fois de beaucoup d'humour - plusieurs épisodes drôlatiques - et de beaucoup de gravité - les cadavres d'enfants ne manquent pas à l'appel. Elle profite également d'une mythologie dense mais jamais rébarbative, décomposée en plusieurs topics - le Scub Coral ou les Anti-Corps Coralians par exemple - qui finiront tous par se rejoindre avec une facilité désarmante, de même que le passé tragique ou mélancolique des personnages sera toujours approfondi au bon moment pour donner une ampleur à leurs actes présents. Toutefois, la série se gardera bien d'expliquer les détails, conservant une large gamme d'interprétation bienvenue sur certains points moins cruciaux à la compréhension générale : la fin, qui n'est pas sans rappeler le cultissime The End Of Evangelion par son trip métaphysique et franchement halluciné, plaira aux uns et frustrera les autres.
En conclusion, Eureka Seven fait partie des meilleures séries de robots de l'après 2000. Les ingrédients très hétérogènes qui la constituent auraient pu l'affaiblir, ils la renforcent pour en faire une oeuvre complète où à peu près rien ne manque. Davantage encore que son animation fulgurante - épatante pour une série en 50 segments, que ses personnages attachants et fouillés, que ses scènes d'action efficaces ou que sa trame étoffée, c'est peut-être sa composante aventure qui en fait une série pas comme les autres. A l'image des anime d'autrefois, Eureka Seven est une aventure pour accéder à un autre état, un périple dans lequel Renton, son personnage principal, part à la recherche de son soi qu'il ne connait pas encore. Et ça ce n'est plus si courant à la TV, encore moins dans le robot anime.

En France la série poursuit sa course en DVD unitaires chez Beez.
Un coffret regroupant la totalité de la série sera sûrement proposé fin 2008.


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Amrith Zêta
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Macross Frontier

Messagepar Amrith Zêta sur 28 Déc 2007 0:28

La première bande-annonce avait refroidi plus d'un fan.
Mais le premier épisode balaie avec succès les réticences.
Mea culpa amrithologue Wonk.

MACROSS FRONTIER

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Pour fêter le vingt-cinquième anniversaire de la MACROSS SAGA, Shoji Kawamori proposera dès Avril 2008 au Japon le nouvel opus MACROSS FRONTIER. En guise d'appât et pour faire parler de la série avant même son commencement officiel, le premier épisode a été diffusé en avant-goût voici quelques jours au Japon. S'il est trop tôt pour se prononcer l'anime avance au moins une introduction réussie.

Synopsis :
En 2059, le voyage de la vingt-cinquième flotte d'émigration spatiale, le Macross Frontier, est mis en péril par l'attaque de créatures inconnues. Inconnues ? En tout cas pas des autorités qui comptaient les jours en attendant leur arrivée. Trois civils vont se retrouver plongés au coeur du conflit : le jeune Alto qui rêve de devenir pilote de Valkyrie, la chanteuse superstar Sheryl en tournée sur le Macross Frontier, et Lanka l'une de ses fans et gamine pleine d'entrain...

Commentaire :
Première chose, c'est techniquement spectaculaire. Les personnages sont soignés, bougent à la perfection, les décors sont variés et plutôt originaux et il n'est pas moyen de s'ennuyer. Bien sûr on regrettera le parti pris de la 3D pour les combats et certaines saccades qui en résultent, mais à ce petit jeu là Macross Frontier fait tout de même de l'ombre à la concurrence. Plusieurs séquences de tir sont bluffantes, égalant la vigueur d'un anime direct-to-DVD, même si d'autres patissent d'une incrustation peu harmonieuse. Tradition oblige, le Itano circus est toujours là - nom donné aux missiles qui laissent une traînée dynamique derrière eux, marque de fabrique des scènes de combat dans Macross - et plusieurs minutes sont dévolues à un concert pop aux effets sophistiqués pour un anime TV. Personne n'est dupe toutefois : combien de séries animées alpaguent-elles le fan en lui fournissant un premier épisode bien rythmé, bien animé, riche en action et ne lésinant pas sur le nombre de dessins, puis chutent immédiatement après dans des standards techniques moyens sinon plus ? Il ne faudra donc vraisemblablement pas s'attendre à une qualité si soutenue dans les prochains segments, et la tenue d'ensemble dépendra largement de la durée du programme.
Scénaristiquement il est trop tôt pour se prononcer, et la trame est ici archi-classique et résumable en deux lignes - la série aura tout le loisir de développer plus tard, si c'est au programme. Malgré que Macross Frontier soit évidemment une séquelle de Macross et Macross Seven, elle paraît également être une synthèse, une sorte de remake élargi brassant des éléments issus de toutes les nébuleuses de la saga. A ce titre, le fan-service est omniprésent et redoutablement efficace : des statues du Macross premier du nom ornent la ville, Lanka est serveuse dans un restaurant chinois comme Lyn Minmay, des cartes militaires montrent la planète Eden de Macross Plus, les créatures qu'affronte Alto portent des marques semblables aux Hommes-Oiseaux de Macross Zero, le générique de fin est un remix du thème du film Macross : Do You Remember Love etc... Autant dire qu'on espère de grandes révélations sur la mythologie et la chronologie de fond de la saga, lesquelles se sont déjà bien enrichies en vingt-cinq ans mais ne sont pas complètement bouclées pour autant.

Comme la série, ou tout du moins le premier épisode, possède des graphismes assez impressionnants dont on peine à croire qu'ils se maintiendront longtemps, je me suis donc permis d'en faire quelques captures :

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Sheryl la nouvelle "idol" de la saga. Nettement moins chaleureuse.

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Shoji Kawamori s'occupe à nouveau de l'excellent mecha-design.

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Le héros est un beau-gosse androgyne et rabat-joie nommé Alto.

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En 1982 nous découvrions le VF-1. En 2008, voici le VF-25 !

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Macross cède au phénomène "moe" au travers du personnage de Lanka.

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Les nouveaux robots ennemis en formes d'insectes, particulièrement méchants.

Bref, on attendra la suite de pied ferme.
En Avril 2008 la ProtoCulture est de retour.

Click > Introduction non-exhaustive à la Macross Saga
Click > Clip mythique Macross 20th Anniversary 2002
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Messagepar Amrith Zêta sur 09 Jan 2008 19:45

COBRA THE SPACE PIRATE 2008

Du COBRA plutôt deux fois qu'une.

Un site web en japonais dédié au projet ouvrira dans quelques jours.

On le savait depuis quelques semaines, le 30° Anniversaire de COBRA en 2008 va donner lieu à un nouvel anime consacré au plus célèbre des pirates de l'espace. Aujourd'hui, une annonce officielle a eu lieu sur le site de Buichi Terasawa, le créateur du manga original, qui sans entrer dans les détails lâche néanmoins de savoureuses informations sur l'avenir immédiat de l'une des oeuvres-phares de la fin des années 70.

2008 verra donc l'arrivée non pas d'une mais de DEUX séries COBRA, l'une au format OVA, l'autre conçue pour la télévision. Deux équipes distinctes se chargent des anime, qui poursuivront des objectifs différents.

Première surprise, la version OVA sera scénarisée, storyboardée et co-réalisée par Buichi Terasawa lui-même, qui a décidé de s'impliquer au maximum dans le revival temporaire de son manga culte - vendu à plus de vingt-millions d'exemplaires dans le monde. Les OVAs seront par ailleurs produites en Haute Définition et visent l'exportation aux Etats-Unis.

Seconde surprise, la plus appréciable, pour ne pas dire messianique... la série TV sera réalisée par le génial Osamu Dezaki, demi-dieu de l'animation déjà cité sur ce topic, et qui s'était chargé de la première série animée ainsi que du film COBRA en 1982. Un retour aux choses sérieuses pour la légende, qui s'était récemment perdue dans des anime sans grand intérêt - tel le film de Clannad, comédie romantique pour otaku. On ignore encore si Akio Sugino, l'animateur et chara-designer avec lequel Osamu Dezaki forme le "Duo Mythique", sera de la partie ou non. La reformation du binôme autour du PsychoGun serait bien sûr une nouvelle ébouriffante pour les amateurs d'anime old-school.

Seule interrogation dubitative, la production de l'animation sera assurée par le Studio Magic Bus, petite structure au catalogue sobre et sans éclat particulier. Or l'éclat, c'est ce qui caractérise justement COBRA et l'on se prend à souhaiter des animateurs un peu plus dynamiques sur le projet. En outre, doit-on s'attendre à une mini-série de 13 Episodes ?

CLICK : Générique Japonais Série 1982
CLICK : Générique Version Française

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Code Geass

Messagepar Amrith Zêta sur 30 Jan 2008 0:56

CODE GEASS - SAISON 2

Studio : Sunrise
Durée : 25 Episodes (Saison 1)
Genre : Drama - Mecha - Fantastique
Année : 2006 - 2007


On en reparle à nouveau. Parmi les séries dont une suite est programmée pour 2008 - telles Zero No Tsukaima et Melancholy Of Haruhi Suzumiya - c'est bien Code Geass déjà évoquée en bons termes sur ce topic qui monopolise tous les esprits. Succès incontestable de 2007 au Japon, la dernière série de Goro Taniguchi - LE réalisateur TV de la décennie post-2000 à qui l'on devait déjà entre autres l'incontournable Planètes et les plus que plaisants Infinite Ryvius et Gun X Sword - bénéficie du chara-design évident de CLAMP, le célèbre quatuor de mangakas à l'origine de plus d'une dizaine de best-sellers, et du savoir-faire en matière de robot anime du légendaire Studio Sunrise.

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Lelouch a été doté par le Geass du pouvoir ultime.

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La rebelle Kallen est déterminée à libérer la Zone 11.

Le vocable américain "Saison" étant récemment devenu populaire jusqu'en Asie, c'est sous cette appellation que débute ces jours-ci la promotion de ce que, par conséquent, l'on nommera Code Geass Saison 2 du bout des lèvres. A grande force d'affiches promotionnelles et de trailers sur le perron du fandom, la tension est montée d'un pas depuis peu sur le net, entre ceux qui accueillent la nouvelle d'une suite avec les deux mains et les récalcitrants aux mines soupirantes. Les enthousiastes font valoir qu'outre le pseudo-cliffhanger à torcher, la série a encore à répondre à de nombreuses questions laissées en suspens. Les critiques eux craignent un effondrement du rythme tonitruant qui caractérisait la série, et l'essor de scenarii construits exclusivement autour du fan-service. Une chose est sûre : Code Geass Saison 1 a placé la barre haut, et il faudra davantage que des garçons ténébreux, des filles alléchantes et des mechas vengeurs pour se hisser au niveau de la première fournée. Seule la diffusion, prévue pour Avril 2008, tranchera sur l'avenir immédiat de ce que les anime-fans considèrent déjà comme un classique du robot anime.

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Le Guren Nishiki devient l'arme indispensable à la révolte des Elevens.

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Suzaku est l'ami d'enfance de Lelouch et son futur nemesis.

Synopsis :
En 2010, le Japon perd sa souveraineté pour devenir la Zone 11, l'une des malheureuses colonies de l'Empire de Britannia. Les habitants sont parqués dans des ghettos, contraints à la soumission par les Knightmare Frames, robots pilotables d'élite et point d'orgue de l'armée de l'Empire. Mais un jeune garçon britannien nommé Lelouch, en froid pour certaines raisons avec sa nation d'origine, fomente de renverser le régime. Un jour, une jeune fille ô combien mystérieuse, C.C., lui confie le Geass : un extraordinaire pouvoir mental qui permet à Lelouch d'infléchir la volonté d'autrui et d'être obéi qu'importe l'ordre qu'il donne à son interlocuteur. Fort de cette capacité, le jeune rebelle en confiance est rapidement en mesure de créer sa propre milice, mais le Geass qui rampe en lui a aussi des inconvénients...

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C.C. n'offre le Geass qu'à certaines personnes particulières.

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Le Lancelot est le modèle le plus performant de Britannia.

Commentaires :
Pour grossir le trait, on pourrait décrire Code Geass comme étant un anime à mi-chemin entre Mobile Suit Gundam Seed pour ses thématiques et Death Note pour son personnage principal. Code Geass puise dans la première ses intrigues para-politiques et sa composante soap concomittante - colonies dévastées qui réclament leur indépendance, grandes familles royales divisées de l'intérieur, courses à l'armement robotique, amitiés rompues par la guerre ou par les idéologies - et rappelle largement la seconde en ce qui concerne la caractérisation de ses personnages - mégalomanes notoires, tacticiens géniaux et fanatiques fous à lier. Le mélange contre-nature étonne mais finit par conquérir puisque le bilan de la série est sans appel : la première saison de Code Geass est supérieure aux deux anime pré-cités. Pas mal de gags fan-service clichés, quelques situations tirées par les cheveux et un final si démesuré qu'il en égratigne parfois la cohérence de ses protagonistes n'auront pas eu raison d'un show globalement prenant de bout en bout, truffé de rebondissements, rythmé par un suspense de fer, orné de personnages séduisants et parcouru d'excellents combats de robots. La formule, très méditée par Sunrise, aura permis de plaire indifféremment aux publics masculins et féminins tout en conservant l'audience puriste qui fait le succès ou le bide commercial d'un anime. De là à penser que Code Geass possède le potentiel pour suivre la trace de la saga Gundam il n'y a qu'un pas.
Après vingt-cinq épisodes d'une partie d'échecs militaire aux conséquences planétaires, la saison s'achève sur des perspectives différentes en posant enfin la question centrale de l'origine du Geass. Pouvoir divin ou incontrôlable malédiction ?

La folie Code Geass reprendra en Avril au Japon.

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Code Geass Saison 2 aka Code Geass R2 imminente.

CLICK > NEW TRAILER CODE GEASS (Saison 2 - Avril 2008)
CLICK > GENERIQUE 2° CODE GEASS (Saison 1 - 2007)
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Re: Homme ou machine ? Nul n'imagine...

Messagepar Guigui sur 30 Jan 2008 8:38

Amrith Zêta a écrit:2008 verra donc l'arrivée non pas d'une mais de DEUX séries COBRA, l'une au format OVA, l'autre conçue pour la télévision. Deux équipes distinctes se chargent des anime, qui poursuivront des objectifs différents.

Putain ce post pourtant Ô combien important a été passé sous silence lors de mes visites par ici, je n'apprend la nouvelle donc que dès à présent !!! EZt bien c'est la meilleure nouvelle de l'année !!!! Youhouuuuuuuuuuuu !!! :)
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Messagepar Amrith Zêta sur 07 Fev 2008 0:55

Pour ne pas que ce topic paraisse monomaniaque du Robot Anime...
Un anime différent. Di-ffé-rent.

L'ODYSSEE DE KINO (KINO NO TABI)

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Studio : GENCO INC. & ACGT
Durée : 13 Episodes (+ Episode Prologue + 2 Films)
Genre : Fable - Aventure - Steampunk
Année : 2003


Synopsis :
Le monde n'est pas beau, de ce fait il l'est. Kino est une jeune fille androgyne et armée qui voyage de pays en pays, sur une Terre alternative où chaque territoire possède sa propre culture unique et endémique, coupée des autres. Solitaire, Kino a pour seul compagnon une moto anachronique mais philosophe, Hermès, qui a la faculté de parler bien qu'elle s'embrouille fréquemment dans ses proverbes. Et pour seul code de conduite auto-imposé, l'obligation de ne jamais rester dans un pays plus de trois jours consécutifs...

Commentaires :
Adapté des light novels - romans illustrés pour jeunes adultes - de Keiichi Sigsawa, l'anime de Kino No Tabi est une succession de fables aux accents philosophiques et mettant en lumière l'aberration humaine sous toutes ses formes. A la manière de Alice Au Pays Des Merveilles ou de Le Petit Prince mais en des termes un peu plus matures, la série dispense à chaque épisode une ébauche de réflexion, laquelle résulte souvent de la rencontre entre Kino et un citoyen qui lui offre la compréhension des normes de son pays.
Notre héroïne n'a alors que trois jours pour essayer de mettre du sens dans toute la bizarrerie de notre espèce : les armées de deux pays rivaux qui font la paix autour d'un jeu annuel qui consiste à massacrer leurs propres ressortissants, une ville qui a sombré dans la paranoïa depuis l'invention d'une potion qui permet aux gens de lire dans les pensées d'autrui, une société fière de ne jamais travailler mais dans laquelle toutes les tâches sont assurées par des robots qui prennent davantage de temps à être entretenus qu'il n'en faudrait pour accomplir ces tâches soi-même... Kino et Hermès arpentent de nombreux pays qui sont autant de mondes singuliers, les uns ancrés dans la ruralité, le Moyen-Age, les autres dans un futur improbable. Et malgré la variété des cultures, y retrouvent les mêmes constantes dans l'absurdité des sociétés humaines. Si le postulat de départ de Kino No Tabi verse dans le relativisme, la notion de commune humanité a indubitablement le dernier mot.
Pour nous rappeler combien la série doit à la fable traditionnelle, graphismes et réalisation ont volontairement été simplifiés jusqu'à présenter l'apparence aussi charmante qu'enfantine d'un conte moderne. Aux commandes de l'anime, le désormais réputé Ryutaro Nakamura - déjà metteur en scène de Serial Experiments Lain - a tout à fait compris qu'un visuel épuré et un chara-design aux courbes rondes ne donneraient que plus de relief au fond, lui réservant la meilleure place assise. C'est la méthode judicieuse qu'il a adoptée pour, selon ses mots, conférer un sens radical de la beauté à Kino No Tabi en anime.

Ainsi, à l'exception d'un double-épisode relativement convenu par rapport au reste et qui ne se démarque que par un script plus fourni en action, Kino No Tabi est une oeuvre forte et consistante, qui propose des scenarii malins encourageant plus d'une fois la réflexion. Une réflexion animée comme on en voudrait plus souvent, qui outre la série-mère, s'est aussi prolongée via un mini-épisode préquelle et deux films courts parus respectivement en 2005 et 2007 dans une poignée de salles de cinéma au Japon. Pas mal pour une petite série non-marketée aussi prisée des anime-fans que ce topic l'est d'EpimerdiQ.

"Kino, pourquoi aimes-tu voyager ?"

La série est disponible en France chez Kaze dans une édition coûteuse et de qualité plutôt mitigée. L'épisode préquelle et les deux films restent inédits en dehors de l'Asie. Les premiers ouvrages originaux ont été publiés aux Etats-Unis où ils ont obtenu un bon succès critique.

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LIEN > GENERIQUE OPENING
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Messagepar Guigui sur 07 Fev 2008 12:19

Si seulement on pouvait avoir une chaîne japanim' digne de ce nom pour diffuser tout ça... Parce c'est bien beau tout ça mais les DVD ça coûte cher :)
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Messagepar Amrith Zêta sur 07 Fev 2008 18:07

Faux débat.
"Samurai Champloo" et "Monster" sur Canal +, "RahXephon" et "Witch Hunter Robin" sur NT1, "Tokyo Tribe" et "Nana" sur Virgin 17, "Ghost In The Shell SAC" et bientôt "Death Note" sur MCM... des bons anime il y en a eu et il y en a encore de diffusés.
Après tous ceux que ça n'intéresse pas peuvent feindre de ne pas y avoir accès, mais c'est évidemment pas la vraie raison. D'autant plus lorsqu'ils vous décortiquent par magie l'épisode de "LOST" ou de "Nip/Tuck" passé la veille aux Etats-Unis.
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Messagepar Wonk sur 07 Fev 2008 18:35

J'ajouterais que grâce à Nolife-TV on peut même voir des vieilles séries et les redécouvrir dans des conditions décentes, telle City Hunter diffusé en VOST et surtout non censuré.
L'amateur d'anime fauché peut en effet voir des animes à la TV le seul problème étant qu'il faut s'affranchir du hertzien, mais que ce soit pour les anime ou autre chose, si t'espères quelque chose à la TV, le hertzien tu oublies, donc ...
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Messagepar Angous sur 07 Fev 2008 20:38

" D'autant plus lorsqu'ils vous décortiquent par magie l'épisode de "LOST" ou de "Nip/Tuck" passé la veille aux Etats-Unis."

encore une dent contre lost hein...?Bien sur que ça se décortique avec tout les trucs "cachés" qu'ils te mettent en un episode...toi tu décortiques evangelion , d'autres lost. Ces 2 séries ont l'art de mettre un pquet de trucs importants en arrière plan.


Sinon j'ai eu peur que quelqu'un mette fullmetal alchemist, encore heureux. L'animé est très mauvais. Quand a death note je suis content qu'il y sois.
Angous
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Messagepar Wonk sur 07 Fev 2008 22:29

Angous a écrit:Bien sur que ça se décortique avec tout les trucs "cachés" qu'ils te mettent en un episode...toi tu décortiques evangelion , d'autres lost. Ces 2 séries ont l'art de mettre un pquet de trucs importants en arrière plan.


Après les comparaisons entre Lost et Le Prisonnier voici venir le temps de la comparaison entre Lost et NGE.
Inepte.


Sinon j'ai eu peur que quelqu'un mette fullmetal alchemist, encore heureux. L'animé est très mauvais. Quand a death note je suis content qu'il y sois.


Aussi mauvais que tu puisses trouver FMA en anime et bien qu'il soit inférieur à la version manga je trouve que ça reste un cran au dessus Death Note qui me semble être une des séries les plus surestimées de l'année passée.
Un peu comme Lost quoi.
Last edited by Wonk on 07 Fev 2008 23:53, edited 1 time in total.
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Messagepar Amrith Zêta sur 07 Fev 2008 23:10

C'est surtout que ça n'a aucun rapport avec ce que j'ai dit.
Je soulignais le fait que ce sont les mêmes gus qui disent "Moi si je suis pas d'anime c'est parce que ça passe pas à la TV" et qui pourtant le lendemain de la diffusion de n'importe quel épisode aux Etats-Unis l'ont déjà vu. Et je concluais de cette ébauche d'hypocrisie que les raisons sont ailleurs, dans leur désintérêt notamment. Dans ce contexte "LOST" est cité parce que le Season Premiere a été diffusé il y a quelques jours seulement et que chacun a semble-t-il déjà son opinion à en donner.

Donc Angous la prochaine fois essuie-toi les pieds avant d'entrer.
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Messagepar Jean miX.L. sur 08 Fev 2008 9:28

Amrith Zêta a écrit:"Ghost In The Shell SAC" et bientôt "Death Note" sur MCM...


J'emets un petit bémol sur MCM sur laquelle c'est la croix et la bannière pour suivre une série dans son intégralité : logique de multidiffusion assez opaque et horaires fluctuants respectant rarement la grille des programmes font que l'on abandonne très vite.
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Messagepar Angous sur 08 Fev 2008 19:35

Mes pieds etaient propres.

"Après les comparaisons entre Lost et Le Prisonnier voici venir le temps de la comparaison entre Lost et NGE.
Inepte. "

bien entendu puisque lost, le prisonnier et NGE sont completement différents les uns des autres...

Lost surestimé l'année dernière? Après une saison 2 très molle, putain je m'attendais vraiment a PIRE de cette saison 3 qui a pourtant vraiment relevé le niveau...

ça me fait toujours marrer ces gens qui descendent lost pour faire "style" et se la ramener avec un simplissime

"ineptie" du genre "oh darling quel rustre garçon..."

est ce que je critique NGE sans arguments moi..? NON
Angous
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à quand ?!

Messagepar Guigui sur 08 Fev 2008 20:26

:peace: Zen les gars, pas de prises de tête sur un si bon topic. Et puis discutez de LOST sur le topic correspondant (des arguments pour et contre s'y trouvent déjà).

Revenons à nos moutons...

En tout cas la saison 2 de GITS et l'arrivée de Death Note sur MCM est une très bonne nouvelle, parce que BLEACH c'est pas trop ma tasse de thé (même si le design est très sympa je trouve). Quand aux diffusions d'anime sur C+ ça fait presque 2 ans qu'on a plus rien (en tout cas en clair), depuis la fin de MONSTERS. Malheureusement je n'ai plus NO LIFE (voir mes soucis de Free Box)... Mais bref, j'ai à présent donc de bonnes raisons de reregarder MCM. Les diffusions de ces 2 séries sont prévues pour quand ?

Et si seulement une rediff' de COW BOY BEEBOP pouvait arriver sur une chaîne que j'ai ça m'arrangerait aussi :)
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Messagepar Angous sur 08 Fev 2008 21:54

game one a diffusé cowboy beebop y'a peu non?
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