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 Sujet du message: Review FIGHT THE FUTURE
MessagePublié: 15 Juil 2006, 13:19 
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Demi-frère caché de Mulder
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REVIEW : FIGHT THE FUTURE

INTRODUCTION

Aaaaaah « FIGHT THE FUTURE », traduit littéralement par « Combattre le futur » en France est quand même le film que j’ai attendu le plus jusqu’à maintenant. C’est dire ma déception à sa vision. Petit recadrage ‘historique’ avant d’entrer dans le vif du sujet. Nous sommes à la fin 1996, début de l’année 1997, en France la saison 3 s’est terminée (et on en est à la redif’ des 2 premières saisons sur M6) et la saison 4 est en cours de production à Vancouver et nous apprenons via les journaux que Chris Carter compte bien faire un film THE X-FILES, l’idée lui en serait venu en réalisant l’épisode « Duane Barry ». Durant cette période les rumeurs les plus folles courent sur le projet, car la série commencent vraiment à devenir CULTE, comme par exemple Richard Gere et Jodie Foster dans les rôles de Mulder et Scully ou que l’histoire tournerait autour de l’enlèvement du président des USA par les aliens… Le film est tourné, sur la demande la FOX, durant l’été 1997 entre la saison 4 et 5 est post-produite durant la saison 5 (ce qui explique sans doute la médiocrité de cette dernière délaissée par Carter). Et du coup les spoilers fusent dans tous les coins malgré la vigilance de Carter. Le film sort enfin en France le 21 octobre 1998, il était temps : je me matais les bandes annonces quasi-tous les jours. Alors grosse bourde de la FOX et d’M6 (qui se foutent des fans) car le film sort en plein milieu de la saison 5 alors que son histoire fait suite à cette dernière. Heureusement que le dernier épisode « La fin » sort à la location (comme par hasard) la semaine d’avant la sortie du film, pour ceux qui veulent voir le film à sa sortie et dans l’ordre (des épisodes mythologiques). En France le film a réalisé environ 1 800 000 entrées ce qui est plutôt un bon score et au USA il a rapporté 80 000 000 de $ ce qui est en dessous de ce qu’avait prévu le studio. Mais ils se sont rattrapés ailleurs : j’ai vu le film 3 fois, 2 fois en VF et 1 en VOST, j’ai loué puis achetée la vidéo, enregistrer lorsque c’est passé en VOST sur KIOSQUE, puis acheté le DVD, le poster, le livre making-of, les CD et les figurines du film (bref je suis une bonne vache à lait moi pour la FOX). Et pourtant j’ai été déçu par le film, pourquoi c’est ce que je vais analyser ici, tout d’abord en parlant du film en général puis de ce que je n’ai pas aimé pour finir sur ce que j’ai aimé avant de conclure. [:)]


LA VERITE EST ICI

L’histoire du film, tout le monde ici la connaît. Une bombe visant à détruire certains bureaux de la FEMA à Dallas afin d’étouffer la vérité à propos d’une conspiration visant la colonisation de notre planète par une race d’extraterrestres belliqueux à l’aide de la collaboration d’hommes très hauts placés. Les explications de toute cette vérité est donné par Chris Carter (traduc’ : Ligthbringer) sur le CD FTF the score :

« La méthode, comme ils l'appellent, bien que ce soit plus une procédure de germ-line d'une singulière complexité médico-scientifique, leur avait été donnée par les colonisateurs aliens, comme une contrepartie. Le syndicat devait les aider à créer une population d'hybrides aliens, qui pourrait se cacher dans n'importe quel environnement, clonés à partir d'ovules humains et de biomatériaux aliens...

Alors, il y aurait une race clonée, immunisée contre les effets de l'huile noire, quand commencerait le retour vers la planète. Pour cela, le syndicat serait séquestré, accéderait à une sorte d'immunité ou asile, et recevrait un projet plus important. Ils étaient ce que fut le gouvernement de Vichy à la solution finale. Des collaborateurs dont la motivation était simple, s'assurer leur survie. Ces opérations de clonage s'étendirent à travers le pays, le catalogage et l'archivage étant réalisés à travers un complexe système inter-institutionnel, connecté à chaque branche du gouvernement. Depuis l'administration de la sécurité sociale, jusqu'au département de la défense... L'opération, menée sous le titre de « purity-control », a été lancée en 1948. Sa conception originale, l'idée personnelle de scientifiques allemands s'étant accordé l'immunité pour leurs crimes de guerre, et autorisés à continuer leurs expériences eugéniques, le sombre héritage d'Hitler...

Le syndicat débuta comme un sous-ensemble d'une agence de l'intelligence de l'ombre, dont les premiers ordres étaient de créer des démentis plausibles et une dissimulation efficace du « purity-control ». Mais à travers 50 ans et de nombreuses administration US et UN, le syndicat commença à gagner du contrôle, en accumulant pouvoir et influence, à travers les frontières internationales. Tant et si bien qu'en 1990, le syndicat cessa de s'engager auprès d'un quelconque gouvernement, et ne reçut plus ses ordres que d'un seul homme appelé Strughold, un industriel allemand ayant fui son pays d'origine pour l'Afrique du Nord...

Ces hommes dont les connaissances et les accès fournissent le contrôle d'un futur prévisible, avaient malgré cela tout à perdre. Leur travail secret, les préparations du clonage et le catalogage, constituaient leur plus grande vulnérabilité - exposition -. Leur détection n'assurerait pas juste leur propre fin, mais entraînerait la dissolution de tous les ordres sociaux et religieux sur le globe...

Pour se protéger contre cela, le syndicat employait des méthodes de désinformations, en utilisant des programmes gouvernementaux clandestins qui ont été regrettablement découverts comme une sorte d'écran de fumée. Ils esquivent ou aveuglent là où les transgressions des responsables des agences du congrès servent à cacher leurs propres et plus odieuses entreprises. Ils ont régulièrement utilisé le phénomène ovni pour créer une hystérie que la science et l'intelligence dénoncèrent complètement pour rendre ceux qui croyaient aux phénomènes, ridicules ou les discréditer...

Ils ont aussi durant une crise, utilisé les outils des colonisateurs eux-mêmes. Les chasseurs aliens qui maintenaient l'ordre dans les opérations de clonage et faisaient respecter les règles sur le compte à rebours de la colonisation. Une arme à double tranchant dont les tactiques de sang-froid ont aidé à empêcher les fuites et les menaces, mais qui gardait aussi toujours un œil sur le syndicat.

Une menace intérieure puisque le syndicat avait quelque chose à cacher que les colonisateurs ne devaient surtout pas connaître, un vaccin contre l'huile noire. Une inoculation contre la substance de laquelle les aliens tiraient leur force vitale. En fait la force vitale elle-même. Ce secret était peut-être plus difficile à garder encore que la vérité de l'existence des aliens et de la colonisation. Si le propre secret du syndicat était découvert, un vaccin qui les immuniserait face aux effets de l'huile noire, ils seraient probablement exterminés et le calendrier de la colonisation s'intensifierait. Ils protégeraient ce secret de leur vie, ils tueraient pour le protéger puisqu'il symbolisait le seul espoir qu'ils avaient d'éviter l'asservissement quand le contrôle serait pris sur notre planète.

Qu'ils aient été capables, durant des décennies de conduire sans être découverts leur travail sur le vaccin, était le résultat d'un pacte entre les membres du syndicat, de mettre honneur et futur au-dessus de leur politique personnelle, mais maintenant le pacte commençait à se briser. Des disputes pour le pouvoir commençant à se développer, une menace de l'intérieur qui s'ajoutait à la menace de l'extérieur aux agents Mulder et Scully. »


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LES PERSONNAGES

Au niveau des personnages, durant le film, qui est un moment charnier pour eux, on ne suit que Mulder et Scully, les autres personnages ne sont que des fonctions servant le déroulement de l’histoire, je vais donc plutôt m’attarder sur l’analyse de ces derniers.

- L’agent Fox Mulder : est assez égal à lui-même dans le film, en fait c’est même trop dommage car le film est vraiment focalisé sur lui en faisant presque un perso peu profond (en tout cas par rapport à la série). Il reste cependant passionné et, chose de taille, à présent il ne croit plus en l’existence des aliens, il sait qu’ils existent (ils voient de ses propres yeux de vrais aliens et OVNI) c’est un événement, sans précédent, assez important pour être souligné, c’est ce qui fait qu’il y a un pré-FTF et un post-FTF dans la mythologie. Avant c’était le mystère et l’ambiguïté et après Mulder ne se contente pas seulement de chercher à découvrir la vérité mais aussi à la combattre, en faisant une sorte de sauveur. Certains (dont moi) en feront état pour une certaine dérive de l’histoire plus SF, moins crédible, mais ceci est un autre débat (qui va resurgir avec la fin de la série). Autre point de non retour : la MSR ! Avant on se demandait si c’était possible qu’il se passe quelque chose entre lui et Scully, on en était pas sûr, et après (avec la fameuse et célèbre scène du corridor) on se demandait simplement quand ils allaient se l’avouer, car là aussi on apprend qu’il y a quelque chose. Faisant partir l’ambiguïté là aussi (et la subtilité diront certains). A la fin du film Mulder est donc remis sur les rails, il a appris des choses, est motivé par ce qu’il a appris et par la tournure de sa relation avec Scully…

- L’agent Dana Scully : Elle ne devient pas une croyante en l’existence des aliens, mais presque. Une évolution lente, la transformation de ses croyances rationnelles, scientifiques vers une tendance plus ouverte. Scully depuis le début, ne cessa de déteindre sur Mulder et inversement. Dans le film on ne la suite pourtant pas avec ses doutes et ses questions et c’est bien dommage, le côté sceptique/croyant a complètement été occulté, mais j’y reviendrai dans les défauts du film. Cependant les évènements du film vont permettre, en partie, la transformation qui s’est opéré en elle durant les 5 années précédentes, transformation dont le rythme fut accéléré après « Fight the future» pour se conclure finalement seulement un an après. Durant quasiment toute la série, on a toujours senti que Scully semblait croire au surnaturel au plus profond d’elle, mais qu’elle luttait contre ses propres sentiments à ce sujet, son propre instinct qui lui disait que Mulder avait raison. Elle était en quelque sorte une croyante frustrée par son propre caractère et sa propre rigueur. Cela parfois se montrait de façon flagrante, et occasionnellement cela explosait : comme dans « le message » ou « Patient X » par exemple, mais à chaque fois son rationalisme reprenais le dessus, sans doute malgré elle, comme ce sera le cas une dernière et courte fois au début de la saison 6, lorsqu’elle affirme dans « The biginning » finalement ne pas avoir vu le vaisseau car trop vannée, chose qu’elle soutiendra jusque l’épisode « Alone » [;)]


LES ASPECTS TECHNIQUES

Alors évidemment, le film niveau technique est vraiment balèze et a permit à Carter de pouvoir raconter une histoire qu’il ne lui était pas possible de raconter avec les budgets et le temps accordés à la série. Donc niveau photographie c’est très très léchée, j’adore vraiment ces couleurs et ces ombres vraiment ça fait typiquement X-Files (bien que ce ne soit pas la même dans la série). Les effets spéciaux sont minimalistes, rien de trop gros (sauf peut être qqles aliens à la fin), même l’effondrement de la banquise est superbement réalisé, on y croit, c’est vraiment très bien fait ! Rob Bowman pour le choix de ces cadres a été parfait, encore une fois on retrouvait bien la patte du X. Seulement niveau direction des acteurs ça laisse un peu à désirer, en effet les acteurs n’apparaissent pas transcendants (seul Gilly m’a ému dans la scène du corridor, mais ça c’est mon avis perso), mais cela doit venir des indications du scénario qu’à mon avis Bowman à suivit à la lettre. Mais bon ça va c’est pas catastrophique non plus, mais bon dans certains épisodes les acteurs étaient plus convaincant quand même. Sinon il y bien une chose qui est vraiment à 100% parfaite ! C’est la musique de Mark Snow qui est magnifiquement puissante, angoissante et différente de la série tout en était proche. [boing]
J’ai juste regretté ne pas avoir eut de générique de début, bien que le titre sur le fond d’huile noire avec les qqles notes était très bien. Mais bon c’est un détail.

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DEFAUTS :

Mais moi je tiens encore plus en responsable la FOX qui a forcé la 1013 a faire ce film entre la saison 4 et 5, alors que Carter voulait attendre la fin de la série (à la saison 5 à l’époque), du coup ça donne vraiment un film brouillon ! Et puis il est quand même incroyable que tous les éléments qui ont fait le succès de la série aient été occultés sur cette version ciné, alors qu’en général les transposition de série en film sont faite pour cristalliser l’esprit d’une série. En effet, le spectateur lambda qui n’aura vu que le film ne pourra prétendre à connaître X-Files, loin de là. Pour que ce soit vrai, il faudrait qu’il voie au minimum (à mon avis) la trilogie ANASAZI, Voyance par procuration, le seigneur du magma, Spores, Squeeze et le pilote par exemple. Puisque dans le film on ne retrouve pas le mystère si génial du show, pas vraiment de paranoïa… Pas de paranormal du tout puisque ce n’est qu’une histoire de SF d’invasion alien, alors que les histoires paranormales sont très crédibles puisqu’elles renvoient à des évènements, des phénomènes rapportés comme véridique. Ce qui fait que lors d’une histoire paranormale on a le doute du : « et si c’était vrai ?… » et on entre dans le genre fantastique, dans le sens littéraire du terme. Mais là on est tous d’accord pour dire que ce n’est pas le cas et que donc l’histoire de base apparaît comme peu crédible (beaucoup moins que dans Anasazi ou EBE par ex).

Et comme on le sait Carter joue sur la crédibilité pour réussir à nous toucher et nous faire peur, ben on voit bien qu’avec le film c’est pas possible on y croit pas. Et encore moins lorsqu’on se dit que ce que font 2 agents du FBI qui sortent (c’est un euphémisme) trop de leur juridiction (cf la fin). Et pis le côté opposition sceptique/croyant qui est l’aspect le plus intéressant, si ce n’est le plus important des X-Files, est complètement oublié : elles sont où les discutions houleuses de Mulder et Scully à propos de leurs théories et du paranormale ? Ben nulle part ?! Et qui dit ça dis que la thématique de la quête de la vérité est réduite à a plus simple expression, ce qui est également dommage, et oui, où est le I WANT TO BELIEVE ?! Nul part aussi ?! Ben vi… Et c’est bien dommage. Et aussi, détail peu important mais qui résume et image bien tout ce que je viens de dire, dans un film qui s’appelle X-Files, on ne voit pas l’ombre, pas la couleur d’un dossier X, pas de bureau des affaires non-classées (brûlé vous allez me dire, mais bon quand même), c’est quand même dingue ?! C’est comme Star Trek sans son Enterprise (ils ont attendu le 4ème film pour faire une histoire sans) ! Bref toute l’essence de la série n’est pas dans le film qui n’est donc qu’un simple prolongement de la série et qui a fait dire à beaucoup de critiques que ce n’était qu’un simple épisode sur grand écran et quelque part c’est vrai. Voilà c’est ce qui m’a énormément déçu et qui fait que le scénario est aussi simpliste. La faute à la FOX et à la 1013 qui ont voulu faire un film à la fois pour le grand public (alors que la série ne l’est pas) et pour les fans ! Si Carter voulait vraiment nous faire plaisir il aurait dût nous faire un film que pour nous, le scénario aurait alors été sans doute plus balèze et le film mieux et les recettes n’auraient pas été pires (mais peut être meilleurs encore).


QUALITES

Bon si j’ai dis que ce film était moyen, c’est qu’il n’est pas si catastrophique que ça : s’il est à moitié raté, il est également à moitié réussit. Il y a donc des trucs qui m’ont bien plu. Martin Landau en premier ! Son rôle d’Alvin Kurtsweil est absolument géniales, toutes les scènes avec lui sont superbes et on retrouve un semblant d’esprit de la série, façon gorge profonde ! Les scènes avec le Manucure Man sont géniales également, je ne m’attendait pas à ce retournement, on sentait que ce perso était ambigu mais je ne pensais pas qu’il franchirait le pas. Cette scène d’explication ce face à face avec Mulder est vraiment très bien, subtil et tout et tout, tout comme sa mort. L’explosion de la voiture étant un peu étrange, beaucoup on pensé que le Manucure Man s’était suicidé en faisait exploser sa voiture plutôt qu’attendre que le Smoking Man se charge de lui. Un autre truc qui est bien ils ne nous ont pas menti lorsqu’ils annonçaient que le film révélerait la vérité, on apprend beaucoup de choses, on avait jamais autant appris d’ailleurs. C’est vraiment en voyant le film que j’ai commencé à comprendre la mythologie (comme beaucoup). D’ailleurs lorsque l’on voit l’épisode SPORES il est une bonne métaphores des choix des scénaristes : ils ne vont jamais là ils sont attendus. Ni Mulder ni Scully n’ont raison dans cet épisode car il y a une 3ème voie, de la même façon que Mulder choisit d’aller tout droit plutôt qu’à gauche ou à droite lorsqu’ils sont en voiture dans le film. Ca résume bien ce qu’est X-Files, mais sur le point de la relation de travail M/S.


En conclusion, FIGTH THE FUTURE n’est pas aussi bon qu’on aurait put l’espérer, mais intrinsèquement ça reste un assez bon film. La moitié du pari de Carter est atteint puisque les spectateurs lambdas amateurs de SF et de fantastique ont adoré (dans mon entourage en tout cas). Par contre les fans puristes (que nous sommes) peuvent être déçu. Avec le recul FTF s’inscrit à merveille dans l’évolution de la mythologie et de la MSR (que l’on aime ou pas, mon avis restant mitigé sur certains points). C’est vraiment un moment charnier dans l’histoire X-Files. Avec le temps je pense que le film va bien vieillir en tant que très bonne série B un peu comme la plupart des films de John Carpenter par exemple, ou les films Star Trek (cette comparaison est plus pertinente), car au final il émane tout de même un petit ‘quelque chose’ de ce film, ce qui peut être une très bonne chose. Je pense que Carter a bien compris ce qui passe et ce qui passe pas sur grand écran et j’espère que le 2ème film sera plus réussit, soit culte et une référence en matière de paranormal. Car beaucoup de films se sont inspirés des XF et ont marché sur ses plates bandes (dernièrement le film avec Richard Gere). Pour atteindre une cristallisation de l’esprit des X-FILES et donc toutes les choses que j’attends d’un film tiré de la série pourrait être atteinte en faisant un loner préquel à REQUIEM (c’est mon avis), et on pourra vraiment avoir notre référence ciné. Faut pas oublier que pour les fans de STAR TREK le 2ème film est la référence et pas le premier jugé trop moyen, espérons que la même chose se passe pour X-FILES… J’attends donc le 2ème film avec impatience :)

Edité par - Guigui le 25/03/2002 07:55:47


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 Sujet du message:
MessagePublié: 17 Juil 2006, 19:39 
The X-files : Fight the Future - Reviews

(oui en anglais ça fait plus classe)



Alors voilà, l'idée m'est venue, en attendant le 2e film (qui viendra bien, ayez la foi), de réaliser une espèce de compilation de critiques du premier film X-files, le controversé "Combattre le Futur" (vous avez remarqué d'ailleurs à quel point le film pouvait être ignoré, ici comme ailleurs, par rapport aux épisodes de la série ?!). Dans ce topic, je posterai régulièrement (si si, régulièrement, ayez la foi) des critiques internationales sur le film, paru à l'époque de la sortie du film dans le monde (1998) ou à l'occasion de ses différentes sorties en DVD. Il existe des critiques très intéressantes du film, très constructives, qui apportent toutes un éclairage différent du film, des analyses ma foi intéressante du travail de Carter et son équipe, que l'on soit d'accord ou non avec l'auteur.

Donc ce topic aura pour but de faire découvrir des réflexions issues d'horizons différents et d'élargir, espérons le, nos propres idées sur ce film et, pourquoi pas, sur la série en général. Car oui après tout, on discute souvent entre nous de tels ou tels épisodes, saisons, scénaristes ou que sais-je encore, il m'a donc semblé constructif d'introduire dans le débat des analyses étrangères à nos forums pour élargir un peu le débat.

Vous pourrez donc vous contenter de lire les critiques que je posterai dans ce topic puis vous faire une tasse de chocolat chaud, vous allumez une clope et allez vous assoir sur la chaise longue dans votre jardin près de la piscine pour méditer sur ce que vous venez de lire, ou vous pourrez poster vos réactions à ces papiers, en essayant d'être constructif, bref de faire avancer le débat.

Les critiques qui seront postées ici seront donc des critiques parues dans des journaux, des mags plus ou moins spécialisés, physiquement ou sur Internet, et seront issues de pas mal de pays différents, et traduites lorsque nécessaires. Oui vous verrez, je suis plein de ressources, les langues étrangères moi ça me fait pas peur ! ;) Vous l'avez compris, je n'ai inventé ce topic que dans un seul but bien égoïste d'ailleurs : me faire travailler mes langues étrangères ! :D


PS : vous aurez sans doute remarqué que ceci n'est pas tout à fait mon premier topic review. Je l'avoue, je suis un fou des reviews ! Personne ne devrait passer une journée sur cette terre sans écrire une review, c'est ça ma philosophie de la vie ! :D

Edité par - No 6 le 02/10/2003 01:19:43


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 Sujet du message:
MessagePublié: 17 Juil 2006, 19:42 
Alors on commence tout de suite avec une review issue du magasine US en ligne dvdjournal.com, un site qui, comme son nom l''indique, critique les films récemment sortis en DVD et la qualité de leur édition numérique. Critique à mon avis bien intéressante (pour un site tout aussi intéressant). L''article est en anglais, la traduction se trouve juste après.


The X-Files: Fight the Future
DVDjournal.com (2001)

page source : [url]http://www.dvdjournal.com/reviews/x/xfilesfightthefuture2.shtml[/url]

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Review by D. K. Holm


"I''m the key figure in an ongoing government charade, a plot to conceal the truth about the existence of extraterrestrials It''s a global conspiracy, actually, with key players at the highest levels of power, and it reaches down into the lives of every man, woman, and child on this planet. So, of course, no one believes me. I''m an annoyance to my superiors, a joke to my peers. They call me Spooky. Spooky Mulder, whose sister was abducted by aliens when he was just a kid and who now chases after little green men with a badge and a gun shouting to the heavens or anyone who will listen that the fix is in, that the sky is falling. And when it hits it''s going to be the shit storm of all time."

— Fox Mulder, The X-Files


One of the many small pleasures of the Fox television series The X-Files is its addiction to unconventional names. Start with the two main characters. Their names are clean, simple, yet at the same time unusual and evocative. Fox Mulder, the secretive creature hunted by others. Dana Scully: upright, strong, with a touch of ethnicity. Other names on the series and the film made from it are equally odd and memorable. The list goes on and on, spilling out over the series''s eight seasons. Budahas. Eugene Victor Tooms. Colonel Belt. Brad Wilczek. Krycek. Michaud. Kurtzweil. Bronschweig. Less a cast of characters than a deli menu, these delightful monikers symbolize how the series plays with science fiction conventions. The unexpected and densely odd noises these names make are as unexpected as the depth and detail of the stories and conspiracies unfolded in the show. But just as the names are perfect, so are the actors and faces that go with them. The X-Files has consistently been one of the best-cast series in the history of American television.

The X-Files made its debut on the then-struggling Fox Network on September 10, 1993, introducing Fox Mulder (David Duchovny) as the sole agent attached to the X-Files division of the FBI, which houses unsolved paranormal cases, and his new partner, Dana Scully (Gillian Anderson), the agent and super-rationalist forensic doctor secretly assigned to keep tabs on Mulder. By its second season The X-Files had already become one of the most popular shows on television, inspiring short lived mimics such as Dark Skies and others. Alternating self-contained episodes of "anthology" horror stories with episodes that continued the parallel universe of the "mythology" narrative about a consortium of powerful men leading global conspiracy to mask the presence of aliens on earth and their reason for being here, The X-Files has continued to intrigue viewers with a taste for soap operas about horrific events, but without betraying their interest the way that David Lynch''s Twin Peaks ended up doing. And as with Twin Peaks, a film was almost inevitable, especially coming from a producer and writer as ambitious and dedicated Chris Carter, the brains behind the series.

Thus in the summer of 1998, between the end of season five and the debut of season six, Fox theatrically released The X-Files: Fight the Future. (Pet peeve tangent: following the Maltin Principle of movie titling , which states that the title of the movie is what you see on the screen, this film is actually called The X Files, with no hyphen. The phrase "fight the future," often appended to the title, is actually the slogan Carter came up with the replace "The truth is out there," which appears at the end of the show''s credit sequence.) Costing $66 million, the film earned $83 million in the United States, and an additional $99 million worldwide. A modest hit, the film pleased fans and probably puzzled non-viewers. Season five ended with Mulder''s office burned to a crisp and he and Scully reassigned. Season six, which also marked the move of the production company from the moody, beautiful Vancouver, B.C., to the brightly lit Los Angeles, began with Mulder and Scully back together again, but with new characters imposed as obstacles. In between, like an extended, airier version of the show, came the film.

Usually in a television series familiarity leads to enlightenment. Or contempt. But with Carter''s X-Files, the viewer is put into a remarkable position — the more you learn, the less you know. As he has issued forth bits and pieces of the global conspiracy at the center of the show, the mysteries within The X-Files have grown, rather than diminished. Part of the excitement of the movie, directed by frequent series helmer Rob Bowman, and co-written by Carter and Frank Spotnitz, is that many of the questions raised by the series would finally be answered. Who are the leaders of the conspiracy? How did they get together? What is the deadly black oil, and how do the killer bees figure in? Have aliens really come to earth?

The good news for X-Files fans is that the first feature film is as polished, competent, and as much in the spirit of the show as it should be, though with more "action" sequences, as befits a summer movie spectacle. It''s also good to see Scully go from detractor to one of Mulder''s biggest supporters. And thanks to Fight the Future (and the CD soundtrack album, on which Carter intones the whole detailed history of the conspiracy at 10 minutes and 13 seconds in — serious fans will get the 10/13 reference), most of the so called Consortium''s intentions are now finally clear, though many X-Files mysteries remain. Subsequent seasons have added to the mystery, while solving others. As such, the movie hangs in a weird place, in the middle of an ongoing narrative.

Seeing Fight the Future with the benefit of higher production values, the viewer is struck instantly by the realization of how low the flame of the show burns. It is all darkness, cogitation, failure, and the slow accretion of knowledge, like a coastal shelf building over centuries. The show, and now the movie, really demand close attention, for anything may be a clue that explains everything else. Fight the Future is not an event movie. Sure, there is a stunning chase scene through a corn field at night, and the final sequence is massive, but for the most part the film consists of people walking slowly into dark rooms with flashlights, of Scully pulling the morgue sheet off yet another sticky corpse, and of clandestine meetings in dark, wet alleys.

Which isn''t to say that Fight the Future fails to be an enticing movie. The film is suspenseful, exciting, eerie; it is well-written, well-acted, and well-photographed. I love the shot near the beginning in which Scully is in the front seat and Mulder in the back seat of a police car speeding away from a building about to blow up and their heads turn synchronously, looking back first from the right, then from the left as the car swerves; the movie''s lead cinematographer (one of five for different parts of the film) is Ward Russell. And like the show, the movie is perfectly cast, from the Well Manicured Man (John Neville), with his prim English manners, to the infamous Cigarette Smoking Man, aka "Cancer Man" (William B. Davis), with his rich voice, hangdog face, and calm malice. People who don''t follow the show will probably wonder why a big deal is made over the first appearance in the film of Cancer Man. Anderson and Duchovny are dependable leads, as usual, and one of the things that distinguishes the show from its many imitators is not only the high production standards but its satirical wit and self-satire — note the scene near the opening wherein Duchovny mimics and mocks his own expressionless acting, a somber style that successful TV dramas, from the Mod Squad to L.A. Law, seem to require.

But the film has flaws, too: Dallas is visualized as a regular big city rather than as an island of urban nightmare surrounded by scads of suburban municipalities, and north Texas, a native assures me, is not all desert and hills — it is rolling prairie. And at the end, the leading villain of the high-tech cadre of conspirators receives crucial information via — a telegram! Perhaps it was delivered by Western Universe.

These minor distractions do not detract from Fight the Future''s power, however. The larger issue (which the studio press releases seek to deny) is that the movie will not make sense to someone who has not seen the show. Publicists insisted that the biggest problem facing Carter, et. al., was reaching out to non X-philes, in order to create a movie that would not insult veterans while still attracting neophytes. This is bullshit. The film makes no concession to the newcomers, which I think is great.

For me, the only problem with the TV series is the non-Mythology segments — that is, the episodes that do not directly relate to the conspiracy mounted by the Consortium to save their hides come the eventual invasion by aliens. Watching the show week to week, as Mulder (a younger and more sardonic Kolchak, the Night Stalker) stumbles upon a host of horrific presences on the earth, one wonders how these discrete episodes might tie into the long running mythology-half of the series. The two halves of the series are "ladyhawking" it; when one is mounted, the other goes away, and vice versa. In a sense, Carter has suffered a profound failure of imagination, in that at some point he should draw together all the episodes as part of some H. P. Lovecraftian manifestation of of the dire and unpredictable effects of the alien presence lying in abeyance here on earth. Though these episodes usually are unsettling and imaginative, all too often the non-mythology programs are the worse, even when the shows are written by masters of horror such as Stephen King, who turned in one of the lamest episodes of all. The overall effect of the series'' continuing lack of resolution is to cause the loyal viewers to feel that The X-Files is greater in anticipation than in experience, and Fight the Future suffers from a little bit of that, too. It''s a little thinner than it should be for something so big.

No, the power of the TV series rests on the Mythology. With these episodes Carter has weaved a wide-reaching, unpredictable, complex, and intriguing alternate history of modern times. But it is also the aspect of the show that opens it up to the scoffing of the mainstream media. As conventional and humorless media drudge Jonathan Alter opined boringly in a Newsweek cover story on the film at the time of its release, "Alas, a frightening number of people seriously buy the premise of a world full of conspiracies… The history of secret government agencies is… [really] about screwups… Now [our] government is generally cleaner and possesses fewer secrets." This middlebrow apologist for the mainstream maintains that with communism dead and capitalism triumphant, "that leaves conspiracism… our newest ideology… the civic faith of the moment." Unfortunately, conspiracy theories are easy for the ignorant to buy. They reflect our sense of helplessness, of forces conspiring to control and manipulate us for their own ends. They appeal to our natural tendency to assume the worst, and are therefore easy to discredit by know-it-alls who assume that because they live and work in Washington, D.C., they are in touch with reality. Yet if history is reviewed from a conspiratorial perspective, conspiracy appears to be prime mover of events. From Julius Caesar, stabbed to death by a cartel led by his friend Brutus, to Richard Nixon, who may have been the victim of a rather complex silencing scheme, conspiracies are the engines that drive significant changes in power structures.

But look closely at the conspiracy that Carter has weaved in his mythology. It draws upon issues and elements that are common currency in both the real world of writers like Alter and the research of investigators into mysterious doings throughout the world, reported in obscure books, magazines, and on the Internet. Carter''s conspiracy posits an independent body populated by world leaders and intellectuals — a body not unlike the Trilateral Commission. He posits that FEMA, the Federal Emergency Management Agency, is a tool of the Consortium with wide-ranging powers to declare martial law — which it has. He proposes that a federal building in the Southwest was blown up for reasons other than the ones presented in the mainstream media, which is what some mainstream journalists and and "crank" investigators have been saying since not too long after the 1995 bombing in Oklahoma City. What is amazing about The X-Files, both show and movie, is that a major studio and network have given free reign to someone who plays with and takes seriously such ideas, even if they are ridiculed by the Alters of the world, rushing forward to justify why they rarely do any real reporting.



--------------------------------------------------
TRADUCTION
(Les passages clés sont en gras)


Ecrit par D.K.Holm

« Je suis la clé d’une conspiration gouvernementale, un complot visant à dissimuler la vérité sur l’existence des extraterrestres. Il s’agit d’une conspiration mondiale en fait, dont les personnages sont présents dans les plus hautes sphères du pouvoir, et qui touche chaque homme, femme et enfant de cette planète. Donc, bien sûr, personne ne me croit. J’ennuie mes supérieurs, je fais rire mes collègues. Ils m’appellent Le Martien. Mulder Le Martien, dont la sœur a été kidnappée alors qu’il n’était encore qu’un enfant et qui poursuit aujourd’hui les petits hommes verts armé d’un badge et d’un revolver, criant à qui veut l’entendre que le ciel nous tombe sur la tête. Et lorsqu’il va tomber cela va être un sacré bordel. »

Fox Mulder, The X-Files


Un des nombreux petits plaisirs de la série télévisée The X-Files est son habitude d’employer des noms étranges. A commencer par les personnages principaux. Leurs noms sont propres, simples, mais dans le même temps atypiques et évocateurs : Fox Mulder, l’animal secret et pourchassé ; Dana Scully : un nom qui inspire droiture, force, et une touche d’ethnicité. D’autres noms tirés de la série ou du film sont tout autant étranges et mémorables. La listese déroule, encore et encore, recouvrant les 8 saisons de la série. Budahas. Eugene Victor Tooms. Colonel Belt. Brad Wilczek. Krycek. Michaud. Kurtzweil. Bronschweig. Moins une liste de personnages qu’un menu exotique, ces amusants patronymes symbolisent la façon dont la série joue avec les conventions de la science-fiction. Les sons surprenants et très étranges qu’ils provoquent sont aussi étonnants que la profondeur et le détail des histoires et des conspirations contées par la série. Et les noms sont aussi parfaits que les acteurs qui leur prêtent leur visage. X-Files s’est en effet révélée une série faisant preuve d’un des meilleurs casting de l’histoire de la télévision aux Etats-Unis.

X-Files a fait ses débuts sur le jeune réseau Fox le 10 septembre 1993, introduisant auprès des téléspectateurs Fox Mulder (David Duchovny), l’unique agent détaché aux Affaires Non Classées du FBI, division traitant des affaires non résolues à caractère paranormal, et Dana Scully (Gillian Anderson), agent et médecin légiste super rationaliste, détachée aux côtés de Mulder pour surveiller ses activités. Arrivée à sa seconde saison, X-Files était déjà devenue une des séries les plus populaires à la télévision, inspirant des copies telles que Dark Skies entre autres. Alternant des épisodes horrifiques anthologiques et des épisodes s’attachant à la ‘mythologie’, basée sur un consortium d’hommes puissants dirigeant une conspiration mondiale visant à cacher la présence des extraterrestres sur Terre et leurs motivations, X-Files et ses événements horrifiques n’a cessé depuis d’intriguer les téléspectateurs, sans pour autant trahir leur confiance, comme la série de David Lynch, « Twin Peaks », l’avait fait avant elle. Et comme pour « Twin Peaks », un film était presque inévitable, surtout venant d’un producteur/scénariste aussi ambitieux et investi que Chris Carter, le cerveau derrière la série.

Ainsi, durant l’été 1998, entre la fin de la saison 5 et le début de la saison 6, la Fox sortit sur les écrans « The X-Files : Combattre le Futur » (remarque : en accord avec le Principe de Maltin qui veut que le titre d’un film reflète l’action à l’écran, le titre du film est en fait « The X-Files », sans rajout. La phrase « Combattre le Futur », souvent rajoutée au titre, est en fait le slogan que Carter trouva pour remplacer « La vérité est ailleurs », qui apparaît à la fin du générique de chaque épisode de la série). D’un budget de 66 millions de dollars, le film en rapporta 83 aux Etats-Unis, plus 99 millions dans le reste du monde. Un modeste succès, le film satisfit les fans et resta probablement obscur pour les autres. La saison 5 s’acheva sur l’incendie réduisant en cendres le bureau de Mulder et sa ré-affectation et celle de Scully dans un autre service. La saison 6, qui marqua également le déplacement de la production de la belle et atmosphérique Vancouver à l’ensoleillée Los Angeles, s’ouvrit sur Mulder et Scully à nouveau réunis mais devant composer avec de nouveaux personnages imposés par leur hiérarchie pour leur mettre des bâtons dans les roues. Entre les deux saisons, telle une version rallongée, plus légère de la série, vint le film.

Habituellement dans les séries tv, l’assiduité mène à la compréhension. Ou au mépris. Mais avec X-Files, le téléspectateur est placé dans une position exceptionnelle : plus vous en apprenez, moins vous en savez. Tandis que Carter mis en lumière des petits éléments, ici et là, de la conspiration mondiale au cœur de la série, les mystères au cœur de X-Files ont en effet grandi plutôt que diminué. Une partie de l’excitation liée au film, réalisé par Rob Bowman et co-écrit par Carter et Frank Spotnitz, tenait à l’idée que beaucoup des questions soulevées par la série y trouveraient finalement leur solution. Qui sont les leaders de la conspiration ? Comment l’ont-ils créée ? Qu’est-ce que l’huile noire, et quel est le rôle rempli par les abeilles ? Les extraterrestres sont-ils vraiment présents sur Terre ?

La bonne nouvelle pour les fans de la série est que ce premier film est aussi élégant, maîtrisé et fidèle à l’esprit de la série que ce qu’il se devait d’être, bien qu’il contienne plus de scènes d’action, comme tout divertissement estival qui se respecte. Il est en outre agréable de voir Scully passer du rôle de détracteur à celui d’un des plus fervents supporters de Mulder. Et grâce à « Combattre le Futur » (et à l’album de la musique du film, sur lequel Carter récite l’histoire complète et détaillée de la conspiration, au bout de 10 minutes et 13 secondes – les vrais fans auront décodé la référence), la plus grande partie des intentions du Consortium est désormais éclaircie, bien que de nombreux mystères restent sans réponses. Les saisons suivantes ont rajouté certains mystères tout en en résolvant d’autres. C’est pourquoi le film tient un rôle un peu étrange, au beau milieu d’une histoire en continuation.

En visionnant « Combattre le Futur », grâce à ses standards cinématographiques, le spectateur est immédiatement frappé par la lumière toute relative qui règne sur la série. Tout n’est qu’obscurité, cogitation, échec, et lente collecte de la vérité. La série, et maintenant le film, demande vraiment de la part du spectateur une attention de tous les instants, car n’importe quel détail pourrait être une clé permettant d’apprendre la vérité. « Combattre le Futur » n’est pas un blockbuster. Bien sûr, il y a cette excellente scène de poursuite la nuit à travers un champ de maïs, et la séquence finale est un vrai feu d’artifice, mais la plupart du temps le film se résume à voir des gens marcher lentement dans des pièces sombres armés de lampes torche, se résume à Scully soulevant une fois de plus le drap mortuaire recouvrant un cadavre, et à des rencontres clandestines dans des ruelles sombres et humides.

Ce qui ne veut pas dire que « Combattre le Futur » n’est pas un film excitant. Le film est plein de suspense, il est excitant, atmosphérique ; le script, l’interprétation, la photographie, sont bons. J’adore le plan au début du film lorsque Scully est assise à l’avant et Mulder à l’arrière d’une voiture de police fonçant pour s’éloigner d’un immeuble sur le point d’exploser, et leurs têtes se tournent en même temps, d’abord vers la gauche puis vers la droite, alors que la voiture est secouée par le souffle de l’explosion. On le doit au chef opérateur principal du film (le film en compte 5 au total), Ward Russel. Et comme la série, le film compte un casting impeccable, de l’Homme bien Manicuré (John Neville) et ses manières d’Anglais guindé, jusqu’à l’infâme Homme à la Cigarette (William B.Davis) et sa voix profonde, son visage de chien battu et sa calme noirceur. Les spectateurs qui ne connaissent pas la série se demanderont d’ailleurs sûrement pourquoi la première apparition dans le film de l’Homme à la Cigarette est tellement soulignée. Anderson et Duchovny sont en outre des acteurs solides, comme d’habitude, et la chose qui distingue la série de ses nombreuses copies ne tient pas seulement à la qualité de son visuel mais aussi à son humour satirique et son auto-dérision – remarquez la scène au début où Duchovny mimique et se moque de son jeu habituel sans expression, un jeu sombre que la plupart des bonnes séries dramatiques, de « Mod Squad » à « La Loi de Los Angeles », requièrent.

Mais le film a aussi ses défauts : Dallas nous est montrée comme une grande métropole typique plutôt que comme le cauchemar urbain, encerclée de multiples banlieues, qu’elle est en réalité ; et cette partie du Texas, m’a assuré un résident, ne ressemble pas à un désert parsemé de quelques collines, mais plutôt à une prairie verdoyante. Et vers la fin, le chef des cadres de cette conspiration si high-tech reçoit une nouvelle cruciale… par télégramme !

Ces défauts d’ordre mineur n’effacent tout de même pas la qualité principale de « Combattre le Futur ». Le fait qui mérite d’être souligné en effet (et contrairement à ce que prétend le dossier de presse du studio) est que le film est incompréhensible pour une personne qui n’a jamais regardé la série. La promotion faite autour du film insista à l’époque que le plus grand problème de Carter et son équipe était de rester compréhensible pour les non-X-Philes. Le but : produire un film qui n’insulterait pas l’intelligence des fans tout en attirant les néophytes. Conneries. Le film n’offre aucune concession au néophyte, ce qui est à mon avis formidable.

Pour moi, l’unique problème de la série sont les épisodes non-mythologiques – c’est-à-dire, les épisodes qui ne traitent pas directement de la conspiration montée par le Consortium afin de cacher l’invasion des aliens. A regarder la série semaine après semaine, à voir Mulder ( « Kolchak » en plus jeune et en plus sarcastique) tomber sur toutes sortes de phénomènes horrifiques, on se demande comment ces épisodes mineurs pourraient être reliés aux épisodes mythologiques de la série. Ces deux moitiés de la série sont en effet interchangeables et indépendantes : quand l’une vient, l’autre cède la place. En un sens, Carter a fait preuve d’un manque profond d’imagination, dans la mesure où il devrait à un certain point de la série relier tous ces épisodes à une sorte de manifestation Lovecraftienne de la sombre et imprévisible présence des aliens sur Terre. Bien que ces épisodes soient en général surprenants et fassent preuve d’imagination, trop souvent les épisodes non-mythologiques sont les pires de la série, même les épisodes écrits par des maîtres de l’horreur tels que Stephen King, qui en a écrit un des épisodes les plus mauvais. L’effet général de ce manque de résolution est l’impression chez les loyaux téléspectateurs de la série que celle-ci est plus agréable à anticiper qu’à regarder, et « Combattre le Futur » souffre également en partie du même problème.

Non, la série tire sa puissance de sa mythologie. Grâce à ces épisodes, Carter à écrit une immense, imprévisible, complexe et intrigante histoire, une histoire alternative des 50 dernières années. Mais c’est aussi cet aspect de la série qui provoque un certain malaise parmi les médias. Ainsi, Jonathan Alter, journaliste conventionnel et ennuyeux, déclarait-il pesamment dans un article de Newsweek au sujet du film à l’époque de sa sortie : « Hélas, un nombre effrayant de gens croient sérieusement au concept d’un monde rempli de conspirations… L’histoire des agences gouvernementales secrètes se résume [en fait] à des fiascos… Aujourd’hui [notre] gouvernement est en règle générale plus honnête et nous cache moins de choses ». Cet apologue du politiquement correct maintient que, le communisme mort et le capitalisme triomphant, « cela fait du conspirationisme… notre nouvelle idéologie… la foi civique du moment ». Malheureusement, les ignorants croient facilement aux théories conspirationnistes. Elles reflètent notre sentiment de faiblesse, notre sentiment que des puissances mystérieuses conspirent pour nous contrôler et nous manipuler pour servir leurs propres fins. Elles en appellent à notre tendance naturelle à toujours présumer du pire, et sont donc facilement démontables par des monsieur-je-sais-tout qui pensent que, parce qu’ils habitent Washington, D.C., ils sont en contact avec la réalité. Et pourtant, si l’on étudie l’histoire sous l’angle de la conspiration, celle-ci apparaît être un facteur important de changement. De Jules César, poignardé à mort par un cartel mené par son fils Brutus, jusqu’à Richard Nixon, qui pourrait avoir été victime d’une organisation plutôt complexe de maintien du silence, les conspirations sont les moteurs qui impulsent des changements importants dans les structures de pouvoir existantes.

Mais étudiez de près la conspiration que Carter a tissé au sein de sa mythologie. Elle s’appuie sur des thèmes et des éléments qui sont courants dans le monde bien concret de journalistes tels qu’Alter et dans celui des enquêtes portant sur des phénomènes étranges à travers le monde et qui sont rapportées dans d’obscurs livres, magazines ou sur Internet. La conspiration de Carter imagine un corps indépendant composé de leaders mondiaux et d’intellectuels – un corps pas si éloigné que ça de la Commission Trilatérale. Elle imagine que la FEMA, l’Agence Fédérale de Gestion des Crises (Federal Emergency Management Agency), est un instrument du Consortium disposant de larges pouvoirs lui permettant de déclarer la loi martiale – ce qui est le cas dans la réalité. Elle propose qu’un bâtiment fédéral situé dans le sud-ouest a été dynamité pour d’autres raisons que celles avancées officiellement, ce qui correspond à ce que certains respectables journalistes et ’excentriques’ enquêteurs avancent depuis l’attentat d’Oklahoma City en 1995. Ce qui est incroyable avec X-Files, que ce soit la série ou le film, est qu’une major hollywoodienne et une chaîne nationale ait donné carte blanche à quelqu’un qui prend sérieusement en compte et qui utilise de pareilles idées, et ce même si elles sont ridiculisées par les Alters de ce monde, toujours prêts à se précipiter pour expliquer pourquoi ils accomplissent rarement le moindre vrai travail de fond.



Traduit par N°6.



Edité par - No 6 le 14/10/2003 11:15:26


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 20:29 
Je sens que je vais l'adorer ce topic, c'est vraiment une bonne idée je trouve, merci d''y avoir penser.
Juste un truc qui me choque dans cet article :
Citer:
The film makes no concession to the newcomers, which I think is great.

Ouais, c''est ça... cf. l'imbuvable monologue de Mulder cité en début d''article justement, et qui sent la grosse facilité scénaristique à plein nez. Le héros tourmenté qui se réfugie dans la boisson, c''est d''un cliché en plus !
cf. aussi le premier échange de M&S sur les toîts de building où Scully dit des choses du genre "je te rappelle Mulder que le secteur des affaires non-classés a été fermé, et que nous avons été mutés". Vraiment très convaicant et tout à fait naturel tout ça ! :D /:D
cf. aussi la scène finale qui a été tronquée (la discussion entre Mulder et CSM) pour cause de "le grand public va être trop débile pour comprendre!".
Ou encore les révélations de WMM sur Samantha qui ont été coupées toujours parce que le pauvre grand public - toujours aussi débile - aurait été perdu au milieu de toutes ses informations trop compliquées et toutes ces phrases beaucoup trop longues !
Ouais non vraiment, aucune concession!:D


BELIEVE TO UNDERSTAND


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 20:30 
Sans oublier également une partie du dialogue entre Mulder et Kurtzweil qui a été coupée et où l'on en apprenait plus sur le type et le véritable contenu de ses livres... Il y avait aussi cette scène où le Syndicat expliquait qui était Kurtzweil et comment il s'était servi de lui !


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 20:41 
Zerosum a écrit:
cf. aussi la scène finale qui a été tronquée (la discussion entre Mulder et CSM) pour cause de "le grand public va être trop débile pour comprendre!".
Ou encore les révélations de WMM sur Samantha qui ont été coupées toujours parce que le pauvre grand public - toujours aussi débile - aurait été perdu au milieu de toutes ses informations trop compliquées et toutes ces phrases beaucoup trop longues !


Peux tu en dire plus sur ces scenes coupées ?

merci

Christophe le bordelais


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 20:45 
Tu confirmes Zérosum ce que quasiment tout le monde pense : le gros défaut du 1er film était surtout d'être un SUPER EPISODE sur GRAND-ECRAN de la série TV.

L'avantage de la franchise post-série est que les futures histoires seront la continuité de la série, mais bien indépendante d'elle . Des histoires à part.

a+


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 20:47 
crue a écrit:
Peux tu en dire plus sur ces scenes coupées ?

Arf! J''aimerais bien mais j''ai pas trop envie en fait! ^

Non en fait la scène WMM / Mulder concernant Samantha a été réintroduite dans la version VHS/DVD du film, donc tu as dû déjà la voir je pense...
Sinon pour celle de CSM / Mulder à la fin, je n''ai pas le lien sur moi (vu que je suis aps chez wam) mais ce que je peux te dire c''est qu''elle était très courte et qu''on n''y apprenait absolument rien. Juste une petite provocation de la part de CSM...

Mais The Power That Be a décrêté que l''hominidé moyen ne pouvait pas concevoir dans son esprit étriqué que le gentil héros du film puisse parler civiquement avec le méchant méchant du film. La scène a donc été ré-écrite, je suis même pas sûr qu''elle ait été tournée d''ailleurs...

BELIEVE TO UNDERSTAND

Edité par - zerosum le 09/10/2003 02:02:47


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 20:48 
Ca y est, la traduction est faite, je l'ai intégré à la suite de l'article dans sa version originale, cf. le 2e post de ce topic donc (je ferai de même pour la suite d'ailleurs, histoire qu'on s'y retrouve entre vo et vf). Pour clarifier le tout j'ai mis les passages clés de l'article en gras, c'est-à-dire les idées maîtresses...mais cela ne dispense pas de lire l'article en entier hein ! :p


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 20:51 
Zerosum a écrit:
Je sens que je vais l'adorer ce topic, c'est vraiment une bonne idée je trouve, merci d'y avoir penser.



Mais de rien, et ta réaction me fait plaisir :)

Citer:
Juste un truc qui me choque dans cet article :
Citer:
The film makes no concession to the newcomers, which I think is great.

Ouais, c'est ça... cf. l'imbuvable monologue de Mulder cité en début d'article justement, et qui sent la grosse facilité scénaristique à plein nez. Le héros tourmenté qui se réfugie dans la boisson, c''''est d''''un cliché en plus !
cf. aussi le premier échange de M&S sur les toîts de building où Scully dit des choses du genre "je te rappelle Mulder que le secteur des affaires non-classés a été fermé, et que nous avons été mutés". Vraiment très convaicant et tout à fait naturel tout ça ! :D /:D
cf. aussi la scène finale qui a été tronquée (la discussion entre Mulder et CSM) pour cause de "le grand public va être trop débile pour comprendre!".
Ou encore les révélations de WMM sur Samantha qui ont été coupées toujours parce que le pauvre grand public - toujours aussi débile - aurait été perdu au milieu de toutes ses informations trop compliquées et toutes ces phrases beaucoup trop longues !
Ouais non vraiment, aucune concession!:D


LOL oui c''est vrai tu as raison, l'auteur va trop loin lorsqu''il dit que le film ne fait aucune concession aux néophytes et que c''est cool. Tous les exemples que tu cites en sont la preuve. Maintenant, il faut bien voir que pour ce qui est du dialogue sur le toit et du monologue de Mulder, même si elles font un peu cheveu sur la soupe dans le film, elles étaient nécessaires. Et je trouve que l''idée de justifier l''explication de texte de Mulder par le fait qu''il est bourré, amer et qu''il s''adresse à la barmaid comme n''importe quel pilier de bar lui raconterait sa life, très bonne ! Ca c''est le Mulder que j''aime ! :D Donc je suis prêt à pardonner à Carter & Spotnitz cette scène un peu branlante.
Par contre tu as mille fois raisons concernant les scènes coupées, c''est inexcusable ! D''autant que cela ne change pas grand-chose à la compréhension, alors que pour les fans, c''est immense !! :cry:

Mais tout de même, l''auteur a raison je pense, même s''il va trop loin donc, de dire que le film fait relativement peu de concessions au néophyte. Quand on y pense, découvrir X-Files par le biais du film n''est pas tout à fait évident ! On a quand même les abeilles (lol ils expliqent jamais ce que foutent les abeilles, les champs de maïs et le dôme géant dans toute cette histoire !), l'huile noire (un peu plus clair, mais quand même), les Elders, autant d''éléments familiers des X-Philes qui ne sont jamais expliqués dans le cours du film !!! Qui est ce gars qui clope tout le temps ? C''est qui le gars british ? Pourquoi ils ont mis une bombe à Dallas ? C''est qui le chauve qui vient causer à Mulder ? Pourquoi Scully se fait-elle embarquer dans un vaisseau spatial en Antartique ? Et y fout quoi ce vaisseau en Antartique ? C''est quoi ce bordel ???!!? Il faut se mettre à la place du néophyte franchement, peu de choses sont très clairs pour lui dans ce film. Ce qui n''est pas forcément un défaut d''ailleurs, comme le souligne l''auteur de l''article...



Edité par - No 6 le 14/10/2003 11:36:01


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 20:53 
Voici la deuxième review de "Fight the Future" que je vous soumets (cf.premier post de ce topic pour plus de précisions). La traduction sera rapidement faite ! :)

The X-Files : Fight the Future
UKCritic.com (1998)

Page source : [url]http://www.ukcritic.com/1xfiles.html[/url]
Auteur : Ian Waldron-Mantgani

Image

The X-Files" begins so dishearteningly that it never recovers. In the opening scene, silly goblins and cavemen growl at each other, and have some fight which results in something that was supposed to be dramatic. I couldn''t tell what that was, but I laughed anyway. Then, millions of years later, some hick kids find their bones and grunt irritating things like: "Hey, butt-wop, there''s bones ever''-dang-wher''!"

This is directed with such poor coverage and edited so sloppily that these scenes, and those directly following, almost seem like they''re happening in the same time and place. What does directly follow is a lot of panic with big trucks and some guy in a suit calling up his boss and telling him "The horrible situation we never thought would happen has happened!" We do eventually find out just what that is, after it gets to Fox Mulder and Dana Scully, and they investigate. What is eventually discovered does actually make sense, and could be scary, but the dialogue that is chosen to express it makes it seem ludicrous.

You know who Mulder and Scully are, right? They''re the two FBI agents in the TV show this film is based on, "The X-Files". Played by David Duchovny and Gillian Anderson, they have obvious sexual chemistry that the show will never let them realise, to carry on the silly debate between the show''s fanatics of whether they will or not. In that show they have a convincing rapport and good dialogue under direction which allows appropriate performances. Here, however, Duchovny''s Mulder is not a likeable enigma who ponders fascinating things, but a freak who rambles pretentious rubbish. Anderson is no longer the rational straight-figure, but a wimp who overacts, shouting and screaming when she''s not whining that she''s going to quit the FBI.

Many of the lines in the film seem to be said out of context, although I''m not defending the lines, especially when I think about all the inappropriate, cheesy wisecracks that Mulder is given, even after he is told that a terrorist bomb has killed several people. The film often seems like a mass of nonsensical, hollow words and actions, going slowly with little atmosphere. The scenes that do have atmosphere are intriguing, and at times I during "The X-Files" I felt an affection for the film creeping up on me. But that affection was always quickly crushed by the mass of dross present in the movie, and I was depressed to think of the potential that had gone unrealised -- when I watched the show I was always conscious that the material could have made a great movie.

Maybe the reason the film seemed so muddled was because it is, apparently, the continuation of an episode? I don''t know. I shouldn''t have to watch a TV series to follow a film, and I resent being shown a tacky attempt to sucker people into an "only in theatres" episode of a TV series.

One last thought. For a film which is only an episode in a TV series, it isn''t half overblown. "The X-Files" seems to have been made with an eye to spending all the budget that it could raise, and has explosions, avalanches, shootouts and complicated buildings full of killer bees. It can''t decide whether it wants to satisfy those with an obsessive special interest or those looking for a spectacle, and I can''t decide if it will satisfy either.


COPYRIGHT© 1998 Ian Waldron-Mantgani




Edité par - No 6 le 07/11/2003 03:04:38


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 20:54 
Merci pour ta traduction de la 1er partie, N°6.

En attendant la traduc de la 2ème partie . :)

a+


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 20:54 
Pas de quoi, la traduc du 2e article arrive, ayez confiance ;)


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 Sujet du message:
MessagePublié: 17 Juil 2006, 20:55 
Vous pouvez poster vos analyse du film sur la rubrique analyse à présent : http://www.lvei.net/dynamik/reviews/rev ... P=222&S=10

Guigui du Poitou-Charente :]


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 20:58 
J'irai y poster une review aussi, dès que possible.

Au fait N°6, on attend toujours ta traduction de la 2ème partie :).

a+


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 21:08 
voici le résumé de yahoo , ça fait toujours plaisirs de relire ...

Dans une grotte, au Texas, un jeune homme découvre des ossements préhistoriques et est contaminé par une étrange substance qui pénètre dans son organisme. Un groupe de mystérieux agents surgit, dirigé par le Professeur Bronschweig, et fait disparaître le corps, avant l'arrivée des secours....

A Dallas, une semaine plus tard , dans l'immeuble fédéral qu'occupent les agents Fox Mulder et Dana Scully, écartés du Bureau des affaires non classées désormais fermé, une bombe explose. Mulder et Scully venaient de localiser l'engin mais... Une enquête du FBI conclut à la négligence des deux agents, décidant le transfert de Scully dans un autre service. Alors qu'il est sur le point d'être définitivement séparé de Scully, Mulder apprend d'un mystérieux informateur, Kurtzweil, que l'attentat était destiné à détruire les preuves d'un projet de guerre expérimenté au nord du Texas. Au Texas, Bronschweig poursuit des recherches sur le jeune homme devenu l'incubateur d'une étrange créature. Mais cette dernière sort du corps et dévore sauvagement le scientifique. Mulder et Scully commencent à comprendre qu'une organisation occulte, dirigée par un certain Strughold, prépare la colonisation de la terre par une ancienne race d'extra-terrestres. Les deux agents découvrent des serres expérimentales peuplées d'abeilles d'une redoutable agressivité. Scully, piquée par l'une d'elles, s'effondre sans connaissance. Elle est emportée par une mystérieuse ambulance, sans laisser la moindre trace. Kurtzweil est assassiné... Mulder, seul et désemparé, apprend, d'un repenti qui a participé à ce mystérieux projet, que Scully est détenue sur une base secrète en Antarctique. L'homme lui remet le seul antidote qui puisse stoper le virus mutant. Sous la glace du pôle, Mulder découvre un immense laboratoire où sont conservés des centaines de corps humains déjà en mutation. Scully est l'un d'eux...


Avec : David Duchovny, Gillian Anderson, Martin Landau, Blythe Danner, Armin Mueller-Stahl and Jeffrey DeMunn.
Réalisateur : Rob Bowman.
Production : 20th Century Fox, Ten Thirteen Productions.
Distributeur : 20th Century Fox, Hispano Foxfilm, Columbia TriStar Egmont Film Distributors, Filmes Castello Lopes, UGC-Fox Distribution (UFD).


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 21:08 
Bizarre ce résumé ....

Bon ben le film, il est vieux déjà, ça fera 6 ans jeudi qu'il est sorti au ciné en France, alors je vais pas faire de review.
Juste pour dire que moi je l'adore, et si j'ai un truc à reprocher à Rob Bowman, c'est quelquefois, la réalisation manque de punch. Le plus grand exemple est la scène entre Mulder et Skinner pendant que Scully est interrogée. Il nous fait des plans larges, qui non seulement sont chiants mais qu'en plus on ne voit jamais dans la série, et c'est ce qui nous montre qu'on a changé de format. Voilà le petit reproche que j'ai à faire, pas assez de caméra à l'épaule, contrairement à la série, ce qui nous procure moins d'action.
Mais à partir de la scène Kurtweil/Mulder, le film démarre vraiment et on entre vraiment dans le film...et j'adore cette ambiance paranoïaque...


***Nous avons tous nôtre religion, la mienne est 'The X-Files'
http://perso.wanadoo.fr/steph42x/ (site de fonds d'écrans et de videos X-Files)


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 21:11 
ah j'adore ce film ,moi aussi la scene finale m'impressione a chaque fois,et le passage ou Mulder sort le tuyau de scully berk! un peu gore. Il me fait toujours autant rire le passage ou Mulder "pisse" contre le mur ,l'elegence incarné. :lol:
Jlai vu qu'en vf pour l'instant mais c'est vraiment mal doublé surtut le scene de l'abeille avec une Scully qui a un peu une voix cruche et un Mulder qui a l'air endormi avec son "oh non"


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 21:12 
Laura-Petrie a écrit:
Il me fait toujours autant rire le passage ou Mulder "pisse" contre le mur ,l'elegence incarné :D.


Sur un poster d'Independance Day est il besoin de preciser :)

Citer:
Jlai vu qu'en vf pour l'instant mais c'est vraiment mal doublé surtut le scene de l'abeille avec une Scully qui a un peu une voix cruche et un Mulder qui a l'air endormi avec son "oh non"


Les "Scully run !" de Mulder en VO sont tout aussi endormis et sans ames.

Camus - Pro VF

Edité par - No 6 le 10/11/2004 22:42:12


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MessagePublié: 17 Juil 2006, 21:13 
Bonjour, je voulais juste savoir où se situait X-Files: combattre le futur par rapport aux saisons/épisodes normaux ?

Merci.


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