Hier soir, avec Simkamil, c'était soirée cinéma.
On a loué trois films à la suite. D'abord Underworld (voir dans "navets à éviter..."), puis l'excellent [i]Willard[/i], et puis après le non moins excellent [i]Equilibrium[/i] (mais ça on verra dans le topic concerné.)
Bref, voilà, tout ce que j'en ai retenu :
On a donc affaire à Williard, un jeune homme (enfin jeune, il est dans la trentaine ) complètement retro, qui vit avec le souvenir de son père, qu'apparemment il aimait plus que tout (avec sa mère). Les effets et décors vont dans le même sens : vieille maison, avec vieux portail tout rouillé, vieille maman qui fait limite sorcière, vieux costume appartenant à son père (dit plus tard par son patron), vieil coiffure de Willard et filtre jaune qui donne l'effet d'une vieille photographie. Certains ont voulus comparer le style de ce film à un style Burtonien. Je suis assez d'accord pour la musique par exemple. Au niveau des plans, des décors, il y a une légère ressemblance effectivement, mais le style que l'on a c'est Morgan/Wong-ien
Utilisation de la steady-cam permettant ainsi de faire quelques plans-séquence, et prouvant ainsi le talent de l'acteur principal, Crispin Glover.
D'ailleurs, soulignons-le son talent : parfois, quand il est "normal", c'est-à-dire, quand il n'est pas soumis à une pression quelconque, il me semble un joli garçon, même son nez parait normal. C'est quand il panique, ou quand il devient fou, que son visage se transforme, montrant ainsi un nez difforme, et un visage déformé par la haine.
On a droit à quelques clins d'oeil à X-Files (voir plus haut, je vais pas les re-citer) je vais citer un plan qui me rapeele bougrement un autre dans XF à savoir, lorsque Frank Martin, le boss, est tout seul dans son bureau à mater des sites de cul, il y a un plan où la caméra est à hauteur de la souris (pas le rat, mais la souris d'ordi) et on voit la main de Frank se rapprocher de la souris, et donc de la caméra. Plan suivant c'est la même chose, sauf qu'au lieu de toucher sa souris d'ordi, il touche le gros rat Ben. Ce plan est quasi identique au plan de fin de [i]War of the coprophages[/i] lorsque Mulder rapproche sa main de son sandwich alors qu'il est devant son ordi. et qu'il est surpris par un gros insecte posé sur son repas.
Mais on a également des clins d'oeil à l'ancien [i]Willard[/i] (1972) et à l'autre film qui, je ne sais si c'est un remake ou une suite, [i]Ben[/i] (apparemment, c'est quasi la même histoire, un garçon s'éprend de Ben, un rat qui est le chef d'une horde d'autres rats.). Donc celui remarqué par Guigui (je crois) : La photo du père de Willard n'est autre que le premier Williard, celui de 1972.
La chanson [i]Ben[/i] chanté par Michael Jackson, qui fait partie de la BO de [i]Ben[/i] donc...
D'aileurs, une des meilleurs scènes de ce film, c'est la mort de la chatte (rousse

) Scully.
Elle appuie involontairement sur la télécommande, et là, démarre le fameux [i]Ben[/i] de MJ. Commandés par Ben, les rats déchiquettent les pieds d'armoires sur lesquels Scully semble en sécurité.
La chatte essaye toujours de rester dominante (en hauteur), mais les rats la rabaissent toujours en détruisant les armoires. C'est lorsque la chatte voit le grillage où elle pourrait être sauvé (puisque dans un mur, mur que les rats ne pourront pas détruire.) que le coup fatal est porté par Ben, sur son visage, elle tombe et s'effondre sur une nuée de rats qui ne tardent pas à la bouffer complètement. Les plus forts sont ceux qui sont en bas, et non en hauteur. La musique se termine sur "[i]if they had a friends like Ben...[/i]", accompagné d'un gros plan sur Ben, qui rentre dans son coin tranquillement.
Durant tout le film, une des ses nouvelle scollègues tâchera d'être ami avec lui. Il y aura donc des plans rapprochés entre eux deux. C'est à la fin, lorsque Willard lui demande son aide, qu'elle se rend compte qu'il est peut-être fou. Là, elle reste immobile, et la caméra s'éloigne d'elle, montrant ainsi clairement que dans son esprit, elle s'éloigne doucement de Willard, jusqu'à ce que physiquement elle s'éloigne de Willard et de sa maison.
Comme ils l'ont déjà prouvés dans X-Files, il n'y a pas besoin de 3 milliards d'effets spéciaux pour faire un excellent film.
Ce que Willard va faire de son patron, on le devine aisément, quasiment depuis le début. Ce que l'on attend, c'est qu'il pète les plombs afin qu'il agisse contre son patron.
L'histoire d'un rat, qui est le maître des autres rats, et qui défie un humain, pourrait sembler ridicule, surtout si c'est réalisé par des gens du type Ed Wood...
Mais les maîtres Morgan et Wong font de ce face à face, une excellente histoire qui passe à merveille.
Bref, excellent film que je ne regrette pas du tout d'avoir loué, et qui mérite même que je l'achète en DVD. Et qui mérite que vous en fassiez autant !!
