[b]Amrith Zêta a écrit:[/b]
[quote]Les storyboards du monsieur tu les as rêvés, il n'en a jamais finalisé un de sa carrière. Même sur sa publicité Chanel il avait utilisé un storyboard étranger de Milo Manara. Luc Besson n'a aucun talent dans ce domaine, sinon celui de recruter. Et rien n'a changé depuis, ce qui n'a rien de honteux en soi - le storyboard est un art à part entière.
[/quote]
Oui, le storyboard est un art à part entière, où il y a souvent de la délégation de la part du cinéaste. Pour être précis, j'ai vu des extraits de storyboard, alors ta question de la finalisation reste entière. Je ne savais même pas qu'il avait réalisé une pub channel, alors tu vois...
En revanche la constance stylistique entre "Nikita " et "Le Cinquième Elément" me fait penser que son travail en amont a été important: lui-même ne cache pas qu'il ne laisse aucune part à l'improvisation, de plus.
Ce que je redis, c'est que la partie en image de synthèse est plus proche de ce que faisait Besson avant que les images argentiques.
[quote]Pour en revenir aux farfadets, l'idée originale et le scenario de "Arthur Et Les Minimoys" sont de Patrice et Céline Garcia. Luc Besson n'a fait que saupoudrer de haut, donc il est assez caustique de voir le tout changé en "D'après une histoire de Luc Besson" dans le générique. Le visuel et la direction artistique sont de Patrice Garcia et Philippe Rouchier - plus de trois ans de travail pour les décors - de même qu'une large part du storyboard leur est dû.[/quote]
Là je n'apprend rien, tout simplement parce que Besson, dans les interviews que j'ai pu voir les cite constament, toutes les deux phrases. Je l'ai vu rendre à Cesar ce qui lui est dû.
Le générique du film crédite quant à lui:
[b]Scénariste
Luc Besson
Céline Garcia
Patrice Garcia
D'après l'oeuvre de Luc Besson [/b]
Plus ce que tu dis.
Que le concept des minimoys ait été inventé par les Garcia, qui le lui ont proposé, n'empêche pas qu'il a écrit les nombreux livres préparatoires, qu'il ait donc ramené le scénario à lui. Je n'y vois pas un hold-up, mais une collaboration efficace.
[quote]Les effets spéciaux sont de la célèbre société BUF. Luc Besson ne l'a même pas contactée lui-même, c'est le co-producteur qui est allé les chercher.[/quote]
Je veux bien te croire, [u]franchement[/u], mais tu tiens ça d'où ?
[quote]Quelle perte de temps de confronter "Arthur Et Les Minimoys" à d'anciennes réalisations de Luc Besson comme si le degré de paternité était équivalent. [/quote]
C'est très clair. Une sacré perte de temps, surtout quand on doit continuellement justifier la qualité des autres oeuvres de Besson.
Mais laissons cette discussion derrière nous. Je pense que tu as compris que j'avais retrouvé dans la partie image de synthèse une transcription enfantine de ce que Besson a fait auparavant. Pourquoi dire compliqué quand on peut dire simple.
[quote]Au lieu de ça "Arthur Et Les Minimoys" ne fait qu'aligner les emprunts à d'autres créations sans développer d'identité propre, loupant complètement le rendez-vous - et d'une certaine manière fuyant ses responsabilités à l'échelle du média. [/quote]
Sur ce point je ne suis pas d'accord. Le jeu d'emprunts, de référenciation, le jeu de piste cinématographique qui renvoie au jeu de piste que suivent les héros, font partie de l'identité du film, qui est dans le renvoi permanent (cf nos réctions avec Mad, et nos références différentes etéquivalentes à la fois). C'est même son processus de reconnaissance comique, dans une industrie du cinéma où la citation et le recyclage (sans connotation péjorative) est devenu un procédé à part entière. On se marre de voir un minimoy à la place de Han Solo dans le faucon millénaire.
Ce qui ne signifie pas que le film n'ait pas ses propres originalités, ses propres créations.
Il est clair qu' "Arthur et les Minimoys" ne crée pas un style hexagonal.
L'auteur que j'ai cité dans un post au-dessus le fait 100 fois mieux et récolte aussi un joli succès mérité. C'est lui qui mériterait un topic.
[quote]Pour la première fois en France on parvenait à débloquer 65 millions d'euros pour un long-métrage non-live capable de rivaliser avec les blockbusters du marché mondial [/quote]
Mais la cible du film est mondiale, c'est assumée (le simple fait de situer l'histoire aux USA est clair). Ce qui renvoie aussi aux corrélations de Mad. Il y a un vrai désir de plaire aux plus grand nombre, et cette histoire-là est idéale, charmante et très bien trouvée.

